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Cheikh al-Alawî - Tradition et modernité au cœur de la pensée réformatrice
Ce qui a été dit sur le Maître - Articles au sujet du Maître
Écrit par La presse algérienne   
Samedi, 25 Juillet 2009 12:09

Cheikh Ahmed Ben Mostefa Al Alawi (1869-1934), fondateur de la Tariqa soufie Alawiya, dont le centenaire sera célébré vendredi prochain dans le cadre d'une grande rencontre internationale à Mostaganem, a placé la dialectique Tradition et Modernité au cœur de sa pensée réformatrice. Né en 1869 à Tijditt, un faubourg de Mostaganem, au sein d'une famille modeste, réputée pour son savoir et ses valeurs morales, Cheikh Abou El Abbès Ahmed Ben Mostefa Ben Aliwa, connu sous le nom d’Al-Alawi Mestaghanmi, fut attiré depuis sa jeunesse par le soufisme, ayant été un disciple de cheikh Mohamed ben Habib al-Bûzîdî, fondateur de la Tariqa Darqawiya-Shadhiliya.

 

A la mort d'al-Bûzîdî, Cheikh Al Alawi créa la confrérie Alawia, point de démarcation, selon ses disciples, d'une "voie spirituelle nouvelle" pour "l’émergence de la zaouïa dans une forme qui s’harmonise avec les exigences de l’époque moderne tout en préservant son rôle d’éducation spirituelle".

 

Des chroniques historiques indiquent qu’après avoir fondé la confrérie Alawiya, il y a un siècle, cheikh Al Alawi s'est consacré a la diffusion du savoir et l'éducation en procédant à l’ouverture de plusieurs zaouïas en Algérie et à l'étranger. Des zaouïas furent fondées dans les années 20 en France, en Hollande et en Grande Bretagne. Ces institutions ont contribué à la préservation des principes de l'islam et sa diffusion en Europe. La mission éducative réformatrice s'est aussi déployée, notamment grâce aux guides et aux Mouridine (aspirants sympathisants) au Moyen Orient, particulièrement en Irak et au Yémen. Ce chef spirituel a élaboré près de 26 ouvrages dont un écrit sur la jurisprudence, le soufisme et la philosophie, et fonda deux organes de presse ''lissane eddine'' (la langue de la religion ) en 1923 et ''el balagh el djazairi" (Le communiqué algérien) en 1926.

 

Dans ces revues, il publia près d'une centaine d'articles et un éditorial traitant de la dégradation de la vie des musulmans durant la période coloniale. Ces articles ont aussi traité de la condition de la femme, de l’enfant, de la famille, de l’enseignement de l’administration, de la justice et divers sujets confessionnels.

 

Cet homme de culte et de culture s'est distingué par sa pensée et son ouverture d'esprit qui conciliaient entre les sciences, la culture, la jurisprudence, la poésie, le théâtre et l'écriture.

 

Source : Algérie Presse Service.

 
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