Accueil Soufisme/Tasawwuf Explications L'Encyclopédie du Soufisme (tassawwuf) - Ibn hajar al-Haytami (d.974) 72
L'Encyclopédie du Soufisme (tassawwuf) - Ibn hajar al-Haytami (d.974) 72
Soufisme/Tasawwuf - Explications
Écrit par Derwish al-Alawi   
Index de l'article
L'Encyclopédie du Soufisme (tassawwuf)
I Introduction
DEFINITION, TERMINILOGIE ET ASPECTS HISTORIQUES.
Le Tassawwouf Parmi Les Salaf.
TARIQA
La Mauvaise Compréhension Des Temps Modernes
La Nécessité Du Développement Des Sciences Islamiques Après Le Temps Du Prophète (saw)
Les Racines Linguistiques Du Mot Tassawwouf 11
Le Prophète (saw) Mentionne La Condition Du Cœur: La Suprématie Du Cœur Sur Tous Les Autres Organes 12
II - «Y-A-T’Il DES PREUVES ET DES EVIDENCES DANS LE CORAN AU SUJET DU TASSAWWOUF? CITEZ-LES DE MANIERES EXPLICITES.». 14
Allah Décrit Tazkiyat Al-Nafs Comme Un Devoir Du Prophète. 14
D’autres Versets Et Commentaires Sur Tazkiyat Al-Nafs. 14
Allah Ordonne Aux Croyants De Chercher Un Moyen De S’approcher DE Lui Et D’Accompagner Les Sadiqin. 15
Allah Décrit Quelqu’un Qui a Directement Appris De Lui: Al-Khidr 16
La Supériorité De L’Amour Dans L’Adoration. 17
Des Versets Au Sujet Du Caractère Parfait, Ihsan. 19
III - QUELLES SONT LES PREUVES SUR LE TASSAWWOUF A PARTIR DES HADITHS? 21
Oumm al-Ahadith, Le Hadith De Jibril 21
La Troisième Composante De La Religion De L’Islam: 22
LE COMMENTAIRE DE L’IMAM NAWAWI SUR LE HADITH DE JIBRIL. 23
L’école D’Ihsan Et De Tazkiya. 26
La Relation Entre Chari`a Et Haqiqa. 26
Le Grand Jihad: Le Jihad Contre L’Ego. 28
Hadiths Sur Le Jihad Contre L’Ego. 28
Jihad et Soufis Moujahiddin. 29
IV - DIRES ET ECRITS DES IMAMS ET SAVANTS AU SUJET DU TASSAWOUF 31
Al-Hassan al-Basri (d. 110) 31
Imam Abou Hanifa (d.150) 32
Soufyan al-Thawri (d.161) 32
Imam Malik (94-179 H/ 716-795) 32
Imam Chafi`i (d.204) 33
Imam Ahmad bin Hanbal (d.241) 33
L’Imam al-Harith al-Mouhassibi (d.243) 33
La Piété De L’Imam Ahmad Devant Al-Mouhassibi 36
Les Maîtres Soufis De Hadiths De Dhahabi 38
Al-Qassim ibn `Outhman al-Joui`i (d.248) 42
L’Imam al-Jounayd al-Baghdadi (d.297) 42
Al-Hakim al-Tirmidhi (d.320) 43
L’Imam Abou Mansour `Abd al-Qahir al-Baghdadi (d.429) 45
L’Imam Abou al-Qasim al-Qouchayri (d.465) 46
Cheikh Abou Ismai`il `Abd Allah al-Harawi al-Ansari (d.481) 48
Imam Ghazali (d.505) 48
Ceux Qui Attaquent L’Imam Ghazali 50
La Validité de Hadiths Faibles. 51
Abou al-Wafa' Ibn `Aqil al-Hanbali (d.513) 53
Cheikh `Abd al-Qadir al-Gilani (d.561) 53
Ibn al-Jawzi (d.597) 55
Imam Fakr al-Din Razi (d.606) 57
Abou al-Hassan al-Chadhili (d.656) 57
Soultan al-`Oulama' al-`Izz ibn `Abd al-Salam al-Soulami (d.660) 57
Al-`Izz sur la Supériorité du Rang des awliya' Sur Celui des `oulama. 58
Imam Nawawi (d.676) 59
Al-`Izz b. `Abd al-Salam b. Ahmad b. `Anim al-Maqdissi (d.678) 60
Ibn Taymiyya (d.728) 60
Ibn Taymiyya au sujet de fana' et chatahat 64
Le Débat Entre Ibn Ata Allah al-Iskandari et Ibn Taymiyya. 66
Ibn `Arabi et Ibn `Abd al-Salam.. 67
Taj al-Din al-Soubki (d.771) 70
Imam Abou Ishaq al-Chatibi al-Maliki (d.790) 70
Ibn Khaldoun (d.808) 70
Imam al-Sakhawi (d.902) 71
Jalalal-Din al-Souyouti (d.911) 72
Zakariyya ibn Mouhammad Ansari (d.926) 72
Ibn hajar al-Haytami (d.974) 72
Abd al-Wahhab al-Cha`rani al-Hanafi (d.973) 75
Moulla `Ali al-Qari (d.1014) 76
Ibn `Abidin al-Hanafi (d.1252) 77
Abou al-`Ala' al-Mawdoudi (d.1399) 77
V Conclusion.. 78
GLOSSAIRE
NOTE :
Toutes les pages

 

Ibn hajar al-Haytami (d.974)

Cheick al-Islam Ibn Hajar al-Haytami était un élève de Zakariyya al-Ansari. Comme déà mentionné, il représente la plus importante ressource de jugement légal (fatwa) dans la dernière école Chafi`i. Il fut une fois questionné au sujet des statuts légaux de ceux qui critiquent les Soufis. Y a-t’il une raison pour de telles critiques? Il répondit dans son Fatawa hadithiyya:

Il est obligatoire pour toute personne dotée d’esprit et de foi de ne pas tomber dans le piège de critiquer ce groupe (les Soufis), car c’est un poison mortel, comme cela a été attesté dans la passé et récemment.[241]

Parmi plusieurs autres écrits sur le même sujet, il donna une importante fatwa disant: «Quiconque nie, rejette, ou désapprouve les Soufis, Allah ne lui rendra pas sa connaissance bénéfique.» Voici ci-dessus le texte complet de cette Fatwa:

Notre Cheick, le savant gnostique (`arif) Abou al-Hassa al-Bakri (d.952) me dit, sur l’autorité du cheick et savant Jamal al-Din al-Sabi mot pour mot – et il est l’un des étudiants les plus distingués de notre Cheick Zakariyya al-Sabiq (al-Ansari), qu’al-Sabi avait l’habitude de critiquer la voie de l’honorable Ibn al-Farid. Une fois, al-Sabi vit en rêve le Jour du Jugement, et il transportait un fardeau qui l’épuisa, ainsi il entendit quelqu’un dire: «Où est le groupe d’Ibn al-farid?» Il dit:

J’avançai dans l’espoir d’entrer avec avec eux, mais on me dit: «Tu n’es pas l’un d’eux, retourne.» Lorsque je me réveillai, j’eus extrêmement peur, et je ressentis du regret et du chagrin, alors je me repentis à Allah d’avoir rejeter la voie d’Ibn al-Farid, et je renouvellai mon engagement à Allah, puis je retournai en la croyance qu’il (Ibn al-Farid) est l’un des awliya – saints et amis – d’Allah. L’année suivante et au cours de la même nuit, je fis le même rêve. J’entendis dire: «Où est le groupe d’Ibn al-Farid? Laissez-les entrer au paradis.» Alors, je m’avançai avec eux et il fut dit: «Entre, car tu es maintenant l’un d’eux.»

Examine cette affaire très attentivement parce qu’elle vient d’un homme de savoir de l’Islam. Il apparait – et Allah est Savant – que c’est à cause de la baraka ou la bénédiction de son cheick Zakariyya al-Ansari qu’il a vu le rêve qui lui a fait changer d’avis. Autrement, combien de leurs opposants ont été laissés dans leur aveuglement, jusqu’à ce qu’ils se trouvent en perdition et en destruction!

Si tu demandes: «Certains éminents savants, le dernier étant al-Biqa`i et ses disciples, et autres dont toi-même fait parti (c’est-à-dire al-Haythami) qui vous avez étudié avec les Soufis, et pourtant les avez désapprouvés (les Soufis), pourquoi alors préfèrez-vous cette voie par-dessus les autres?

Je répond: J’ai préféré cette voie pour un certain nombre de raisons, parmi lesquelles:

Ce que Notre cheick a mentionné dans Charh al-rawd sur l’autorité de Sad al-Din al-Taftazani (d.791),[242] le télescope de l’Islam, le chevalier de son champ, le nettoyeur des signes de l’obscurantisme… que ce dernier dit, répondant à la déclaration d’Ibn al-Mouqri: «Quiconque doute de la mécréance (koufr) du groupe d’Ibn al-Arabi est lui-même un mécréant»: «La vérité est qu’Ibn al-`Arabi et son groupe sont les élites de la Umma, et al-Yafi`i, ibn `Ata' Allah, et les autres ont clairement déclaré qu’ils considèrent Ibn al-`Arabi comme un wali, et que le language que les Soufis utilisent est vrai parmi les experts de son usage, et que le gnostique (`arif), lorqu’il devient complètement absorbé dans l’océan de l’Unité, pourrait faire certaines déclarations qui sont passibles de mauvaises interprétations comme incarnation (houloul) et union (ittihad), alors qu’en réalité il n’y a ni incarnation ni union.»

Il a été clairement dit par nos Imams dont al-Rafi`i dans son livre al-`Aziz, et al-Nawawi dans al-Rawda, al-Majmou, et autres que: «Lorsqu’un moufti est questionné au sujet d’une phrase qui a une connotation de mécréance, il ne doit pas immédiatement décider que l’auteur soit mis à mort ni donner la permission de faire couler son sang. Au contraire, qu’il dise: ¨Le coupable doit être questionné pour savoir ce qu’il veut dire par sa déclaration, et il doit écouter son explication, ensuite agir en conséquence.» Gardes ces directives – qu’Allah te guide! -- et tu verras que les nieurs qui attaquèrent ce grand Imam (Ibn `Arabi) et établirent positivement sa mécréance sont sur des montures aveugles, et trébuchent comme un chameau affecté de trouble de vision. En vérité, Allah leur a ôté la vue et l’ouie jusqu’à ce qu’ils s’effondrent ce qui leur causa d’être mépriser et rendit leur connaissance sans bénéfice.

Leur grande connaissance et totale renonciation à ce monde et à rien d’autre, sauf Allah, témoignent de leur innocence de ces terribles accusations; alors nous préférons rejeter de telles accusations parce que leurs déclarations sont des réalités vraies dans la voie qui les expriment. Leur voie ne peut être niée sans connaître le sens de leurs déclarations et les expressions qu’ils utilisent, ensuite les appliquer à leurs significations et voir si elles sont assorties ou non. Nous remercions Allah que tous leurs opposants soient ignorants dans ce genre de connaissance, comme aucun d’eux n’a maîtrisé les sciences du dévoilement (moukachafat), ou même l’a sentie à distance; ni aucun d’eux ne suit sincèrement l’un des awliya afin qu’il puisse maîtriser leur terminologie.

Si tu t’objectes disant: Je désapprouve que leurs expressions s’appliquent à une réalité plutôt qu’être des phrases méthaphoriques, alors montre-moi quelque chose de plus compréhensif que les explications qui ont été données!

Je dis: Rejeter cela est un entêtement. Admettons que tu désapprouves ce que j’ai mentionné, la façon correcte d’établir l’objection est de dire: «Cette déclaration pourrait être interprétée de plusieurs manières,» et procéder à l’explication; ne dite pas: «Si cela signifie ceci, alors… et s’il signifie cela, alors…»[243] et affirmer dès le début que «Ceci est koufr»! Cela est de l’ignorance et va au-delà des limites du nassiha ou du bon conseil qui a été revendiqué par la critique.

Ne vois-tu pas que si la réelle motivation d’Ibn al-Mouqri était de prodiguer de bons conseils, il n’aurait pas exagéré en disant: «Quiconque a un doute dans la mécréance du groupe d’Ibn al-`Arabi, est lui-même un mécréant»? Ainsi il élargit son jugement dans sa considération des disciples d’Ibn al-`Arabi de mécréants à toute personne qui avait un doute sur leur mécréance. Regarde ce fanatisme qui dépasse toutes les bornes et qui s’écarte du consensus des Imams, et va très loin jusqu’à accuser toute personne qui doute de leur koufr. «Gloire à Toi, ceci est une énorme calomnie!» (24:16) «Quand vous colportez la nouvelle avec vos langues et dites de vos bouches que vous n’avez aucun savoir, et vous le comptez comme insignifiant alors qu’auprès d’Allah cela est énorme» (24:15).

Note aussi que ce que sa déclaration suggère est que c’est une obligation pour la Nation entière de croire qu’Ibn al-Arabi et ses disciples sont des mécréants, autrement, ils seront tous déclarés de mécréants – et personne ne pense de cette manière. Effectivement, cela pourrait conduire à quelque chose d’interdit que lui-même déclara clairement dans son livre al-Rawd quand il dit: «Quiconque accuse un Musulman d’être un mécréant sur la base d’un péché qu’il a commis et sans chercher à l’interpréter favorablement, a commis lui-même une mécréance.» Et voici, qu’il accuse un groupe entier de Musulmans de mécréants. En plus, aucune considération ne doit être portée à son interprétation, parce qu’il donne seulement le genre d’interprétation qui va à l’encontre de ceux qu’il critique, à cause de ce que leurs mots ont eu une comme impression sur lui.

En ce qui concerne ceux qui considèrent les mots d’Ibn al-Arabi et des Soufis comme une lumière pure et croient en leur sainteté – comment alors un Musulman peut-il les attaquer en les accusant de mécréance? Personne n’oserait faire cela à moins qu’elle accepte la possibilité d’être appelée, elle-même, mécréante. Ce jugement reflète une grande portée de fanatisme, et une agression contre presque tous les Musulmans. Nous demandons à Allah, à travers Sa Miséricorde, de pardonner à celui qui l’a proféré.

Il est rapporté à travers plus d’une source et cela était bien connu de chacun que quiconque s’oppose aux Soufis, Allah ne lui rendra pas Sa Connaissance bénéfique, et il sera affligé de la pire et répugnante maladie, et nous avons vu cela arriver à plusieurs nieurs. Par exemple, al-Baqa`i (d.885), qu’Allah lui pardonne, était l’un des savants les plus distingués avec plusieurs actes d’adoration. Il était doté d’une intelligence exceptionelle et d’une excellente mémoire dans toutes sortes de connaissance, spécialement dans les sciences d’exégètes et de hadiths, et il écrivit plusieurs livres, mais Allah ne lui permit pas de bénéficier de ce savoir. Il rédigea aussi un livre sur Mounassabat al-Coran s’étendant sur dix volumes, dont le contenu est compréhensif seulement aux élites, et le reste passa inaperçu. Si, ce livre avait été écrit par notre Cheick Zakariyya ou par quiconque croyant (aux awliyya), il aurait été écrit avec de l’or, parce qu’en fait, il n’a pas d’égal car «Nous accordons abondamment à tous, à ceux-ci comme à ceux-là, des dons de ton Seigneur. Et les dons de ton Seigneur ne sont refusés à personne» (17:20).

[Al-Baqa`i est l’auteur, parmi d’autres, d’une attaque cruelle contre le tassawwouf et les Soufis, intitulée Masra`al-tassawwouf aw tanbih al-ghabi ila takfir Ibn `Arabi wa-tahdir al-`ibad min ahl al-`inad (La destruction du tassawwouf, ou: L’avertissement des ignares concernant la déclaration de la mécréance d’Ibn `Arabi et la prudence des serviteurs d’Allah contre les Gens Bornés).]

Al-Baqa`i continua dans son attitude extrême dans son rejet et écrivit d’autres livres à ce sujet, tous clairement et excessivement fanatiques et déviant du droit chemin. Mais, ensuite, il paya pleinement et même plus pour son action, car il fut pris sur l’action en plusieurs occasions et fut jugé de mécréant (kafir). Il fut établi que son sang coule, et il fut tout près d’être exécuté, mais il demanda l’aide et la protection de quelques personnes d’influence qui le sauvèrent de ce sort, et il fut envoyé à Salihiyya, en Egypte pour se repentir et renouveller son Islam. Au cours de cette dernière occasion, il fut questionné «Que désapprouves-tu exactement en Cheick Mouhiyyiddin (Ibn `Arabi)?» Il répondit: «Je ne l’approuve pas sur certains passages, environ quinze ou moins, dans son livre al-Foutouhat.»

Prends en considération cet individu qui se contredit lui-même à travers ses livres, où il mentionne qu’il s’oppose à plusieurs parties d’al-Foutouhat et déclare qu’ils constituent de la mécréance: y a t-il d’autres raisons à celles-ci que le fanatisme? Il avait quelques célèbres disciples qui écoutaient ses discours et y croyaient, parmi lesquels certains de mes cheicks, mais ils n’ acquirent aucune vraie connaissance, parce que certains n’ont pu réussir à rédiger des livres, pendant que d’autres en firent sur le fiqh égalant les livres de Sa`d al-Din al-Taftazani et d’autres dans leur éloquence, la beauté de leur style et l’excellence de leur diction, mais personne ne leur porta attention ou même les mentionna, au contraire les gens les ignorèrent.

Il m’est arrivé de constater avec l’un d’entre eux, lorsque j’étudiais sous son autorité, qu’il commençait à avoir des difficultés à respirer, et je ne savais pas en ce temps-là qu’il s’opposa aux Soufis. Au cours d’une de ses séances, le nom de Cheick `Oumar Ibn al-Farid, qu’Allah sanctifie son secret, fut mentionné, et il fut questionné: «Que penses-tu de lui?» Il dit: «Il est un grand poête»; ensuite il fut questionné, «et quoi de plus après cela?» Il dit: «Il est un kafir.» Alors je pris congé de lui, et je revins plus tard pour lui lire quelque chose, et je l’examinai attentivement pour voir s’il s’était répenti, mais je l’ai trouvé sérieusement malade et opprimé dans sa respiration au point qu’il fut près de la mort. Je lui dis: «Si tu crois en Ibn al-Farid (c’est-à-dire à son Intimité avec Allah), je te garanti qu’Allah te guérira de ta maladie.» Il dit: «Je suis dans cette condition depuis des années.» Je dis: «Cela n’a pas d’importance». Il dit, «D’accord, je le ferai,» après cela, il commença à se sentir de mieux en mieux. Un jour, alors que je marchais avec lui, essayant de corriger sa doctrine (`aqida), il me dit: «En ce qui concerne cet homme, je ne le juge pas d’être un kafir, mais en ce qui concerne ses discours, ils contiennent du koufr.» Je dis: «De deux mauvaises actions, une de moins,» après cela j’arrêtai d’étudier sous son autorité, et cette maladie demeura avec lui, mais plus tard il se porta relativement bien par rapport à précédemment.

L’un des disciples d’al-Baqa`i, le savant Cheick Nour al-Din Al-Mahalli, avait aussi l’habitude de dire «En ce qui concerne cette personne, je ne le juge pas d’être un kafir, mais en ce qui concerne ses dires, ils contiennent du koufr.»

[Ce recours à «Un mal ôté de deux» est la caractéristique des "Salafis" d’aujourd’hui, qui n’hésitent pas à appliquer la mécréance aux Soufis, globalement et individuellement; ensuite lorqu’ils sont réprimandés pour leur action répréhensible, ils répondent: «Je ne les juge pas d’être kafir, mais leurs dires contiennent du koufr»! Comme Haytami le dit, critiquer les Soufis est un poison mortel et un écueil qui endommage de manière irrémédiable notre croyance, et nous demandons à Allah de nous en protéger.]

Si tu poses la question: Allah n’a-t’Il pas rendu bénéfique la connaissance de certains des ennemis des Soufis?

Je dis: ¨Il y a deux groupes d’ennemis: dans le cas de ceux que nous avons mentionnés, leur intention n’était pas de donner de purs conseils aux Musulmans, mais du fanatisme pur, voilà pourquoi ils croyaient en tout ce qu’ils croyaient. Ils étaient envahis par un genre de désir et d’envie d’être différent de leurs contemporains, en vue de se distinguer d’eux aux moyens de ces choses peu communes et d’avoir la réputation qu’ils désapprouvent toutes sortes d’actions répréhensibles sans avoir peur de personnes, et ce genre d’intentions corrompues ne contient pas la moindre portion de sincérité.[244]

 

 

 




 
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