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Lettre du Cheikh al-Alawî à Mohammed al-Madanî - 1912
Œuvres écrites du Maître - Correspondances du Cheikh al-Alawî
Écrit par Ahmad al-Alawî   
Jeudi, 01 Janvier 2015 01:49

Lettre datée de 1912 du Cheikh Ahmed al-Alawî ®, adressée à son disciple accompli, le distingué, le Cheikh Mohammed al-Madanî ® le félicitant de son mariage.

De la part du serviteur, le plus humble, dont les péchés sont énormes, Ahmed ibn Mustafa al-Alawî. À l’attention de mon frère en Allah sidi Mohammed al-Madanî, qu’Allah vous accorde Ses largesses, qu’Il dissimule, de vos yeux, les êtres crées pour ne voir que Son Ancienneté. Que le salut d’Allah soit sur vous tant que Son Omnipotence règne sur le monde et que l’on dit : « Allah a une existence nécessaire ; tout ce qui est en dehors de Lui est néant ! ». De votre part, j’ai reçu nombreuses missives. Ma réponse a cependant tardé pour des raisons qui vous n’échappent pas. Maintenant, Allah m’a guéri bien qu’Il connaît, mieux que tous, la vraie guérison. L’homme ne connaît pas où est son bien. J’ai voyagé de Mostaganem à Tlemcen avec des douleurs qui m’empêchaient de me lever. Aujourd’hui, mon état est meilleur comparé à hier. Cela relève de l’âme. Quant [à l’esprit], j’ai vécu tellement de joie durant ma dernière maladie, au point de ne plus espérer en être guéri. Allah me suffit. Il est mon refuge. Je m’en réjouis de votre mariage, relevant des sens. J’implore Allah que ceci vous apporte davantage de joie et vous ancre plus dans la Présence divine. Gardez-vous de préférer les désires humains et de laisser la spiritualité suspendue, alors qu’elle est trop précieuse pour qu’elle soit délaissée. Les détails de ce que j’ai synthétisé ne vous échappent pas : « Nous attachons son destin au cou de chaque homme le jour de la résurrection » ; « Rappelle leur tout cela de peur qu’ils ne soient entraînés à leur perte à cause de leurs œuvres », Lorsque le Vrai viendra, « toute âme saura ce qu’elle a fait de Bien et de Mal », alors que l’homme n’a, en dehors de Dieu, ni Maître ni défenseur. C’est Allah qui apporte victoire et secours. Qu’Allah vous bénisse. Gardez-vous de compter sur l’existence d’Autrui. Le fait de s’appuyer sur un objet annule la prière. S’attacher à quiconque en dehors d’Allah est un mal chronique. Et comme chaque énoncé nécessite une démonstration, je m’explique : Déclarer par le discours que : « Nul n’existe en dehors d’Allah », impose au cœur de ne pas s’appuyer sur quiconque en dehors de Lui, de ne pas espérer en aucun être, ni homme, ni djinn. Allah nous suffit et c’est Lui notre secours. Transmettez nos salutations à tous les fuqarâs et dites-leur mes respects. Nous pensons à vous et ne cessons d’espérer vous rencontrer en personne

Celui qui vous aime Ahmed al-Alawî.

 

Note : l’image de la lettre est une reproduction, elle n'est nullement l'originale, en revanche, le texte est intact, (Ref :Correspondances soufies. Deuxième lettre en 1912)