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Cheikh al-Alawî - Est-il louable ce que les musulmans font ?
Œuvres écrites du Maître - Articles du Cheikh al-Alawi dans les journaux
Écrit par Ahmad al-Alawî   
Lundi, 11 Avril 2016 05:30

Une bonne partie des enfants de l’Islam s’épaulent et s’associent à ruiner leurs propres foyers avec leurs propres mains et les mains des autres. Ils se portent, malheureusement, préjudice ce que leur ennemi ne put le faire même s’il essaya une éternité. La transmutation de la visée religieuse globale à l'association sectaire, est l’action principale et la première étape qui conduit à la division du noyau de la nation islamique, bien que ce soit une chose qui ne devrait pas nécessairement amener à la division, parce que le cercle de l'Islam est suffisamment large pour que les différents partis ou clans s’affrontent sans que cela porte préjudice à l'essence de la religion. Mais ceci ne plaît pas à Satan, ce qu’il désire c’est que chaque parti domine les autres par tous les moyens dicibles ou effectifs si cela est possible. Le Diable est suffisamment de nature malicieuse à prôner les préceptes du modèle occidental ce qui est pour lui assez afin d’arriver au but désiré. La première chose qu’il injecta de ces enseignements est la sophistication du nationalisme et l’engouffrement dans ses extrêmes, chose sûre qui altèrera le reste des liens sociaux.

 

Mais l'unité de la patrie, bien qu’elle soit pleinement prise en compte, elle finira par surplomber le lien religieux et évoluer en doctrine dans les cœurs des (hommes) modernes. Donc, le musulman finit par s’apercevoir en plusieurs éléments distincts ; le type et l’ethnie en fonction des contrées et des régions, il ne lui reste plus que de voir son frère musulman avec la vision de l’étranger à l’Islam, qu’il est citoyen d’une patrie qui n’est pas la sienne. Ainsi, le musulman œuvre, et chacun de son coté, à veiller sur ses propres intérêts même si cela altère les intérêts des autres en gardant à l’esprit la fameuse phrase « l’amour de la patrie est un principe de foi ». Il dit cela sans penser que la nation exige de lui le compromis de sa foi, mais le sujet reste pour lui clos. Il n’a pas aussi pensé que le Prophète (§) avait plus d’intérêts quant à l'unité de la religion plutôt qu’à l'unité de la patrie, et sans qu’il ne se souvienne qu’il (le Prophète (§)) s’était exilé afin de conserver sa religion. Enfin, il n’a pas su savoir que l'unité religieuse accomplit tout principe illustre non pas l’inverse comme pourrait le penser, et le sens de « l’amour de la patrie est un principe de foi » prendrait toute sa forme en son sain et le contraire n’aurait pas de sens « l’amour de la foi est un principe patriotique ».

 

L’amour du pays est chose louable mais les musulmans doivent savoir que le nationalisme et ses actions militantes ruinent ce qui est plus louable et c’est ce qui est arrivé ; l'élément islamique a finit par disparaitre. Et je voudrai résumer dans ces circonstances que la foi et ce qu’elle exige de nous est quelque chose que nous devrions prendre en compte du mieux qu’on peut et que Dieu nous vient en aide.

 

Source : Journal al-Balagh al-Jazaïri. Numéro 27 du 08/07/1927

Pour lire le texte en arabe, cliquez sur ce lien.

Traduit de l'Arabe par Derwish al-Alawi
Les Amis du Cheikh Ahmed al-Alawi

 
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