Accueil Œuvres écrites du Maître Livres du Cheikh Ahmed al-Alawî Cheikh al-Alawî - Dîwân (recueil de poèmes) - Vous qui hantez mes entrailles, (Ya sakina-l-hacha, version 1)
Cheikh al-Alawî - Dîwân (recueil de poèmes) - Vous qui hantez mes entrailles, (Ya sakina-l-hacha, version 1)
Œuvres écrites du Maître - Livres du Cheikh Ahmed al-Alawî
Écrit par Ahmad al-Alawî   
Vendredi, 13 Juillet 1934 06:19
Index de l'article
Cheikh al-Alawî - Dîwân (recueil de poèmes)
À Dieu se plaint ma tristesse, (Lillah ashkû huznî)
A nul autre qu'Allah n'accorde ton Amour, (Falâ tardhâ bi-ghayri-Llahi hibban)
Approche, toi l’affligé, (Aqdim ya mu'anâ )
Aspirant à la jonction, (ya mouridal wissal)
Aspirant au secret, abandonne-toi, (Ayâ murîda-s-siri sallim)
Celui qui ne s'est pas anéanti en ses frères, (Man la fna fi khwanou)
Ces hommes qui ont disparus dans la Présence Divine, (ya rijâlan ghâbou fî hadrati-Llah, version 1)
Ces Hommes qui se sont éclipssés dans la présence de Dieu, (ya rijâlan ghâbou fî hadrati-Llah, version 2)
Disciple ! a toi la victoire, (Ya muridan fuzta bihi)
Disciple, puisse ton cœur être présent, (Mouridan bâdir biqalbin hâdir)
Invoque le Nom de Dieu mon compagnon, (Udkur Allah ya rafîqî)
Je suis éperdu par Ton Essence et suis absorbé en Toi, ô Allah !, (tayahathnî dâtek wa ghibtoufîk yâ Allah)
La Coupe, (1ère qasida page 12, fama ahla sharbul qawmi nukhbir bita'mihi)
La vision a plus de clairvoyance, (Safati nadra)
La vision s'est purifiée, (Safati nadra, version 2)
La Voie, (1ère qasida page 10, ahal talibou al Illahi yarda bi bu'dihi)
Laila, (La Présence Divine), (Danawtu min hayy Layla)
L'Amour m'a rendu esclave, (Araqani al-Gharam min husni Layla)
Le chant de l'illumination, (faqad zalati al-hujub)
Le Dhikr est cause de tout bien, (A-Dhikr sbâb kul khîr version 1)
Le (Dikhr) ressouvenir de Dieu, (A-Dhikr sbâb kul khîr version 2)
Le Maître, (1ère qasida page 11, fa in sadafta ada'iyya muhiqan fi za'mihi)
Les bien-aimés ont tout emballé, (Alwaw, Alwaw)
Les coupes de l'amour font le tour, (Darat ku-ûs al-gharâm)
Les gens du désir, les connaissants par Dieu, (Ahl l-Hawa al-'Arifina bil-Llah)
Mes regards furent accablés, ('Anati-l-absâr, version 1)
Mon regard s'est brouillé, ('Anati-l-absâr, version 2)
L'imposteur, (1ère qasida page 8, fahal laka ya hada nasibun min zawqihim)
L'intellect, (1ère qasida page 7, waqad bada nurul shamsi fi qamari duja)
L'omniprésente Réalité, (1ère qasida page 14, nadahum da'iyul qurbi inni ma'akum)
Meneur des Gens par Allah, (Hâdiya-l-qawmi biLlah ya hâdi)
Mes amis, réjouissez-vous, (Bouchrakum khilâni, version 1)
Mes frères, oyez la bonne nouvelle, (Bouchrakum khilâni, version 2)
Mes amis, si vous attestez de l'authenticité de mon état, (Ahibatî inn kuntum 'alâ sidqinn min amri, version 1)
Mes amis, si vous êtes sincères, (Ahibatî inn kuntu m'alâ sidqinn min amri, version 2)
Mes bien-aimés, votre agrément me suffit, (Yâ ahla ahla widî hasbî ridhakum)
Mes larmes coulent en abondance, (Dam'î mihtâl min 'ayni madhahâ, version 1)
Mes larmes s’écoulent de mon œil, (Dam'î mihtâl min 'ayni madhahâ, version 2)
Miséricorde et bienfait en compagnie des amis, (Rawhun wa rayhân ma baynal khilân)
Mon ami, pratique mystiquement la danse, (Ya khilli fashtah)
Mon bien-Aimé m'a fait connaitre, ('Arafni mahboubi malâ nadrî)
Mohammed, le Créateur t'a élu, (Mohammed stafâk al-Bârî)
Mon Seigneur Ahmad ô Muhammad,(Yâ Sidî Ahmad yâ Muhammad)
Que Dieu t'accorde la bénédiction, ô lumière,(Çall-Allah 'alayk ya nûr, version 1)
Que Dieu t'accorde la paix, ô lumière,(Çall-Allah 'alayk ya nûr, version 2)
Toi ô échanson du vin spirituel, (yâ sâqiya-l-khamra)
Toi qui m'interroges, tu seras responsable, (Ayuha as-sâ-il anta-l-kafilu)
Toi qui ne comprends pas mes paroles, (Yâ man lam tafham maqâli)
Toi qui veux connaître ma sagesse, (Yâ man tûrid tadrî fanî, version 1)
Toi qui désires savoir mon art, (Yâ man tûrid tadrî fanî, version 2)
Toi qui veux connaitre mon art, (Yâ man tûrid tadrî fanî, version 3)
Toi, notre espoir ! Par Ta bienveillance [Al-Lotfiyya],(Aya Rabbi bi lotfika ya Mortajâ)
Vous qui désaltérez les esprits, (Yâ souqât-arrâhî qoumou)
Vous qui hantez mes entrailles, (Ya sakina-l-hacha, version 1)
Vous qui résidez en moi, (Ya sakina-l-hacha, version 2)
Toutes les pages

 

Vous qui hantez mes entrailles
(Ya sakina-l-hacha, version 1)
Traducteur anonyme

***

Vous qui hantez mes entrailles, par dieu doucement
Ménagez oncques votre gite, ô nobles pairs
Bienvenue vous, aisance ayez parmi nos gens
D'ardeur épris mon cœur, mon esprit errent
Puisse l'amour ne me laisser d'expédient
Que je n'y vois sinon que vous en l'univers
Outre vous voir, n'est ce déjà le châtiment

***

Notre lot certes n'est que nous soit échu l'enfer
Notre lot est l'adieu, au tout, absolument
Et n'entrevoir sinon pour vous moindre repaire
Voici donc sobre ami ceux du rassemblement
Où qu'ils s'égarent, ils ont détruit eux l'univers
Laissant arrière âmes et intimes entièrement
Contemplant lors le sens de tout sur toute la terre

***

L'émané même que l'origine, initialement
La vague a disparue là où s'étend la mer
Le soleil luit quand les étoiles sont au couchant
Les lunes sont invisibles par temps trop clairs
De même où Laila parut, au connaissant
Rien ne demeure en les deux mondes d'imaginaire
Sa parousie les accule à l'esseulement

***

Arrachés à l'élite, tout comme au vulgaire
Leur repère propre est protégé du tout-venant
Et leur état se passe de tout commentaire
En leur prière c'est le tout, même qu'ils vont ciblant
Où qu'ils se tournent, se parachèvent leur fin dernière
En leur contemplation, le vrai se fait patent
Et leur proximité demeure, sans fin derrière

***

En ce qu'ils boivent l'amer encore est succulent
Leur parole est de miel, accomplie tout entière
De leur puissance, le tout se fait l'exécutant
En leur présence, le vrai lui même se régénère
Heureux soient ils eux qui conquirent l'agrément
Eux qui vécurent en l'allégresse, eux les prospères
Où que requis par qui n'à point moindre semblant.