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Cheikh al-Alawî - Théologie rationnelle
Œuvres écrites du Maître - Livres du Cheikh Ahmed al-Alawî
Écrit par Ahmad al-Alawî   
Vendredi, 20 Juin 1913 14:04

Les propos abordables par les intellects ou théologie rationnelle (al-qawl al-maqbûl fî-ma tatawassalû ilayhi al-'oqûl).

Ce livre fait suite à une demande adressée par certains de ses admirateurs, le sollicitant de retracer une vue d’ensemble de la doctrine religieuse d’une manière qui soit facilement accessible pour les novices, sans que cela leur nécessite un effort de compréhension des termes dialectiques dans la disposition des introductions et des arguments. Il l’a résumée en trois sections que le préposé (al-Mukallaf) doit apprendre. L’enseignement du Cheikh al-Alawi comme celui de tout autre maître Soufi étant basé sur le « Tawhîd » ou l’Unicité, ce court traité donne les éléments théoriques essentiels permettant à tout cheminant de réaliser « Lâ llâha Illa L-Lâh » (Il n’y a pas de dieu, si ce n’est Allah).



Résumé du livre

Section I : Ce que le préposé doit pressentir

Il est obligatoire pour chaque personne qui détient un raisonnement de pressentir l’existence du Planificateur [de cet univers] autant que possible, et cela à partir de la majorité, avec considération des Attributs qu'Il mérite qui sont propres à Son Essence d'une manière raisonnable. Comme il doit faire attention au rang de la prophétie et de ses caractéristiques et de tout ce qu’elle nous a fait parvenir.

 

Lorsque nous disons « pressentir l’existence du Planificateur » nous voulons signifier L’évoquer après avoir attesté Son Existence. Nous voulons aussi signifier par « l’existence » l’Entité du Véritable (al-Haq) Étant en ce moment, avant et après maintenant, qu'Il continue d'Être, Il Est le Premier sans commencement qu’on l’exprime par l’antériorité. Il continue d'exister, Il Est le Dernier sans fin qu’on l’exprime par la pérennité. Le préposé doit également Lui reconnaitre la souveraineté nécessaire à Son Essence, ce qui signifie qu’Il Est Autonome, gérant Ses affaires sans qu’Il Soit dépendant de quoi que ce soit. Il doit aussi Lui reconnaître Son Unité qui signifie l’exclusivité du Tout-Puissant dans Son Essence, Ses Attributs et Ses Actes. Cependant le préposé doit être prudent de voir venir une quelconque influence à part de Lui.

 

Ensuite il faut Lui reconnaître la Capacité (al-Qudra) qui englobe chaque portée, qui est une puissance requise pour l’Essence de la divinité et valable pour tout ce qui est existant ou inexistant. Puis il doit Le décrire, Exalté Soit-Il, par la Volonté (al-Irâda), un Attribut qui requiert du Qualifié de ne surgir de Son Royaume que ce qui était projeté et choisi par Lui-même. Comme il se doit de Lui reconnaître également le Savoir (al-‘Ilm) nécessaire à Son Essence qui est un Attribut qui requiert du Qualifié d’avoir la connaissance de toutes les données connues, quel qu’elles soient. Comme il doit de lui reconnaître la Vision (al-Basar), un Attribut qui requiert du Qualifié de voir clairement tout existant où que soit-il, il y’a aussi les sons qui sont des propriétés revenant à l’Ouïe (al-Sam’) qui est un Attribut nécessaire à l’Essence du Novateur (Al-Bârî') et qui requiert du Très-Haut que rien ne doit Lui être dissimulé, que ce soit une prémonition ou une sensation ou que ça parvient d’un élément ou concernant quelque chose qui est en rapport avec les sons. Il doit également Lui reconnaitre la faculté de la Parole (al-Kalâm), qui est une allusion nécessaire pour Son Essence qui résulte la traduction de toutes Ses Volontés qui sont comprises par tous ceux que leurs ouïes saisissent, même si c’était des objets inanimés, et chaque traduction est distincte dans les lettres et les sons.

 

Au sujet de la Vie (al-Hayât), qui est un Attribut bien connu de Dieu Tout Puissant, parce qu'elle est une condition parmi toutes les autres perfections, et particulièrement que la preuve de Son existence est évidente pour quiconque ayant le minimum de sens. Etant donné que la présence de l’œuvre exige l’existence du Créateur, cela reste une preuve pour celui qui s’en contente, en sachant qu'elle comprend le reste des preuves. Quant à sa signification, qui est l'existence du Véritable (al-Haq) dont elle inclut la totalité des Attributs.

 

Parmi les preuves de Son existence, l’antériorité, parce que les œuvres exigent l’antécédence du Créateur qui n'Est autre que le Véritable (al-Haq), gloire à Lui, élément de preuve de Son Unité, alors que la question renvoi les ignorants à penser que Son existence est précédée par d’autres existences (divinités), or comme il est cité dans le Qorân :  « sinon, chaque divinité s'en irait avec ce qu'elle a créé » (Sourate al-Muminûn, verset 91).

 

Quant à la preuve de Son Autonomie sans qu’Il Soit dépendant de quoi que ce soit, cela nous renvoie également vers la preuve de Son Unité, comme elle Lui a été prouvée avant la Théophanie et bien après, car le dépendant exige l'existence de Celui de qui il dépend, ainsi si le dépendant avait l’éternelle existence, alors son existence serait contraire à l'Unité et cela n’a pas de sens.

 

Quant à la preuve de l’Unité, qui est la chose la plus claire pour celui qui est attentif à cet univers visible à nos yeux, avec ce qu'il comporte des astres et leurs mouvements, sans négliger la multiplication de ses avantages et la continuité de ses portées, le pousse sans tarder à dire : « S'il y avait dans le ciel et la terre des divinités autres qu'Allah, tous deux seraient certes dans le désordre » (Sourate al-Muminûn, verset 22).

 

Quant à la preuve de Son opposé aux apparitions naissantes [après Sa Théophanie], et ceci n'est pas un secret pour le lucide, parce que chaque créateur diffère de sa création dans son principe et ses attributs dans tous les cas de figures. Dans chaque œuvre se trouve la preuve de l'existence de son créateur, et comparer l’œuvre au Créateur ne peut être imaginé à l’apparition naissante, encore moins à l’Antérieur.

 

Quant à la preuve de Son Attribut qui est la Capacité, est ce que nous voyons de l’immensité de Sa création, que nous percevons par notre vue et nous considérons par nos esprits. Quant à la preuve de Son Attribut qui est la Volonté, est que toute existence dans cet univers est matière de Son dessein et de Son choix, et c’est ce que nous voyons de Sa bonté omniprésente et Son soutien permanent arrivant à Ses différentes créatures avec leur différence dans l'obéissance et la désobéissance. Si quelque chose de tout cela était délivrée par une autre volonté que Le Tout-Puissant, Il l’aurait alors privée de la matière qui fait trait d’union à la source de la générosité. La situation est que tout le monde est dans la grâce de Sa bonté.

 

Quant à la preuve de Son Attribut qui est le Savoir et qui est ressentie par tous ceux qui ont la moindre conscience de la perfection de cet univers et ce qu'il comporte des merveilles et en particulier l'humanité avec ce qui émane de sa création d ' admirables sagesses, elle reste suffisamment importante comme preuve de la grandeur du Créateur pour qu'Il Soit caractérisé par une quelconque absence du savoir ou ce qui est dans ce sens.

 

Quant à la preuve de Ses Attributs, Exalté Soit-Il, qui sont l'Ouïe et la Vision et qui restent inégalables, elles sont prises par voie eschatologique, comment ne le serait-ce pas alors que ces Attributs sont disposés chez toutes les autres créatures d'une manière limitative, comment le Créateur ne pourrait-Il pas en être caractérisé, sinon il aurait été nécessaire que l'Attribut soit absolu dans sa propriété que Son Créateur et cela n'a pas de sens. Donc le préposé, après s'être assuré d'avoir atteint les croyances citées ci-dessus, ne doit pas oublier ce que Dieu détient du reste des Noms et Attributs tels que la Fierté, la Grandeur, la Gloire, la Perfection et bien d'autres parmi les Perfection intégrales, Il Est Caractérisé par toutes les Perfections, Transcendant de toute déficience.

 

Section II : Ce qui doit faire objet de soumission

Nous devons nous soumettre à Sa Volonté dans tous les Actes et les Jugements, et nous devons croire que Tout Lui est admis, ce qui signifie que : « Il n'est pas interrogé sur ce qu'Il fait, mais ce sont eux qui devront rendre compte [de leurs actes] » (Sourate al-Anbiyâ, verset 23), et le « Tout » est l'objet de Son décret produit par Sa Volonté et Son choix, que ce soit du domaine de l'obéissance ou de la désobéissance. Le Tout-Puissant Est Libre d'avoir pitié de qui Il Veut et punit qui Il Veut, car Il Est l'Agissant Choisissant dans Sa création « et personne ne peut s'opposer à Son jugement » (Sourate al-Ra'd, verset 41). Nous devons faire attention de ne pas contester quelque chose dans tout cela et gare à toi de dire : « Comment peut-Il destiner le péché et punir son exécution » et tu compatis ainsi pour le pécheur en t'opposant au Créateur, Il Est plus Miséricordieux envers toi que toi-même, ou disons : Il Est plus Compatissant envers le châtié que lui-même, et la preuve est ce qui a été rapporté dans les Hadiths.

 

Parmi Ses Sagesses, Il a enjolivé pour chaque nation leurs actions. Ne vois-tu pas que si tu laisse le choix au pécheur, il préférerait rester dans la situation en laquelle il se trouve, où il affirme qu’il est dans une grâce qui n’est pas accordée à d’autres, alors qu’au jour de la Résurrection le Tout-Puissant lui laisse la liberté de lire son propre registre, et rendra compte à lui-même par lui-même : « Ce jour-là, pas d'injustice » (Sourate Ghâfir, verset 17), puis Allah le sanctionne d’une manière conforme pour ce qu’il a consenti pour lui-même, et peut-être pendant qu’il est dans la punition il percevra la douceur de Dieu où il se voit méritant autant de châtiment, puis le Tout-Puissant le renforce afin de supporter d’avantage les épreuves.

 

En résumé l'intellect ne peut parvenir au-delà que par une voie où il est impossible de la divulguer, et nous n’avons pas d’autre choix que de nous livrer à toutes les actions de Dieu et nous soumettre à Ses dispositions. Nous devons nous méfier de voir surgir toute autre action, quoi qu’elle soit, à part de Lui, Sa Capacité l’a mise en évidence et Sa Volonté l’a assignée et Il Est le Seul Exécutant : « alors que c'est Allah qui vous a créés, vous et vos actions » (Sourate al-Saffât, verset 96). Cependant les créatures n’ont aucune influence dans l’existence que par le rapport qui est exprimé par « l’acquis », aussi nous ne devons pas désavouer les actes, exceptés ceux qui sont désavoués par la Loi Sacrée(al-Sharî’a), conformément à Son commandement non pas parce qu’ils ont surgit de quelqu’un d’autre.

 

Section III : Ce qui doit faire l'objet de croyance

Je dirais que la foi à laquelle on a recours ; est un assentiment qui s’établit dans le cœur et empêche la pensée d’imaginer son contraire, et cette foi a une persistance dans le cœur autant que sa sérénité, elle a une dominance sur les membres [du corps] et les empêche de tomber dans les choses prohibées par la grâce de Dieu Tout-Puissant, elle est limitée exceptionnellement dans le contenu du message divin.

 

Parmi les choses fondamentales de la foi : la foi en Dieu, en Ses anges, Ses Livres, Ses messagers et au Jour dernier et au Destin [bon soit-il ou horrible]. La foi en Dieu n'est valide qu’à la condition qu’elle soit en conformité avec ce qui nous est parvenu de la Loi divine et c’est ce que nous avons brièvement démontré dans la première section.

 

En ce qui concerne les anges, le préposé doit croire que Dieu a Ses anges que personne ne connait leur nombre à part Lui. Quant à leur description, ils sont plus proches de la transcendance que de la ressemblance aux êtres humains, ils sont requis pour les girons des choses. Parmi leur élite les [quatre] Archanges : Gabriel (Gibrîl) [l'Esprit Fidèle], Michael (Mikaîl) [qui a la haute main sur les forces de la nature], Raphael (Israfîl) [chargé de souffler dans la trompe le jour du jugement dernier], Azraël (Azraîl) [l’ange de la mort]. Il y a aussi Munkar (Le refusé) et Nakîr (le dénié) [chargés de l'interrogatoire dans la tombe], Mâlik [l’ange de la Géhenne], Radwân [l’ange du Paradis], Raqîb (l'Observateur) [surveillant les bonnes paroles et actions] et ‘Atîd (le Prédisposé ) [surveillant les mauvaises paroles et actions]. Il y a d'entre eux qui sont capables de prendre n’importe quelle forme comme al-Rûh al-Amîn (l'Esprit Fidèle « Gabriel »), lorsqu’il prit forme d’un humain face à Marie [pour lui annoncer la naissance de Jésus].

 

En ce qui concerne les livres sacrés, le préposé doit croire que Dieu a révélé à Ses prophètes des livres et des feuillets dans différentes modalités en termes de commandements, d'histoires et de sermons, et que tous les contenus sont vérité et authenticité sans limiter leur nombre à part les quatre d'entre eux qui nous sont connus par leurs noms et a qui ils ont été révélés.

 

Quant aux messagers, que la proximité et la paix d'Allah leurs soient allouées, le préposé doit croire que Dieu a fait parmi Ses anges des messagers, et ainsi parmi les humains : « Ils ne devancent pas Son Commandement et agissent selon Ses ordres » (Sourate al-Anbiyâ, verset 27), sans se donner la peine de les recenser, Allah a dit au Dernier des Prophètes : « Il en est dont Nous t'avons raconté l'histoire; et il en est dont Nous ne t'avons pas raconté l'histoire » (Sourate Ghâfir, verset 78), et qu’il soit prudent et veiller de ne voir aucune inobservance (de la Loi divine) de leur part, autrement la Loi sera démolie et le dépôt divin perdu. En résumé, ils sont identiques dans leur conduite envers le Véritable Tout-Puissant Est-Il « ne désobéissant jamais à Allah en ce qu'Il leur commande, et faisant strictement ce qu'on leur ordonne » (Sourate al-Tahrîm, verset 6). Certes, le Messager humain est différent du Messager ange, car il est exposé aux défauts liés à l’âme humaine, qui, en tout cas, n’altèrent pas l’intégrité de sa grande valeur.

 

En ce qui concerne le jour du jugement, le préposé doit croire « qu'Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombes » (Sourate al-Hajj, verset 7). Il doit y avoir un jour qui rassemble tous les humains, et cela est facile pour Allah « il dit : Qui va redonner la vie à des ossements une fois réduits en poussière? Dis : Celui qui les a créés une première fois, leur redonnera la vie. Il Se connaît parfaitement à toute création » (Sourate Yâsîn, 78-79). Comme il doit croire aux exigences du jour de jugement, tel que le Paradis et l’Enfer, le Viaduc (al-Sirât) [installée au-dessus de l'Enfer et menant droit au paradis], la Balance(al-Mizân), le Bassin (al-Hawdh), l'Intercession [du Prophète] (al-Shafâ’a), rendre les comptes (al-Hissâb) et la punition (al’Iqâb), le châtiment de la tombe et voir le Véritable Tout-Puissant Est-Il, ainsi que bien d’autres choses révélées [par le Qorân et les Hadîths], sans préciosité de savoir comment cela sera possible, parce que les conditions de l'au-delà dépassent les discernements et il est souvent impossible de les divulguer.

 

En ce qui concerne la foi en le Destin, on en a parlé dans la deuxième section du livre. Que toute personne saine d'esprit doit trouver dans chaque partie de la foi une preuve et un argument clair. Pour être bref, on se contente de la preuve de l’authenticité de la prophétie de notre Seigneur Muhammad, que la proximité et la paix de Dieu lui soient allouées, qui est un miracle constant et impressionnant et nombreux que sont les témoins de son temps qui nous ont transmis [les détails] de cette preuve. Hormis ce qui a précédé, si l’apostat observe les preuves de la véracité du prophète, cela l’aurait suffit, et comment ne le serait-ce pas alors qu’elles sont plus claires que le soleil sur le monde. Le Prophète, que la proximité et la paix de Dieu lui soient allouées, a été inspiré par Dieu sur ce qui se passera dans l'avenir devant des personnes qui adhéraient à son honnêteté et devant d’autres qui le déniaient, sans avoir la moindre crainte que les prophéties peuvent ne pas se réaliser, ce qui a laissé tous le monde attendre leur avènement jusqu’à ce qu’elles soient venues, louange de Dieu, en apaisant ainsi les cœurs des fidèles. Parmi ses déclarations à ses compagnons, il fut inspiré par Dieu qu’il rentrera à la Mecque en triomphateur, et qu’ils rentreront en toute assurance ayant les crânes rasés. Parmi d’autres déclarations, il dit à ses compagnons qu’ils conquerront des contrées et que Dieu  « leur donnerait la succession sur terre comme Il l'a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu'Il a agréée pour eux » (Sourate al-Nûr verset 55).

 

Parmi d’autres prophéties, celles où il décrit à ses compagnons les séditions (al-fittan) qui arriveront après lui, et qu’elles outrepasseront comme une tranche de la nuit, et elles se sont réalisées conformément à ce qu’il a affirmé. Si les gens qui sont venus plus tard méditent simplement sur sa parole lorsqu’il dit : « qu'il n'ya pas de prophète après moi », d’après al-Bukhâri et Muslim dans l’authenticité de leurs Hadiths, et l'Imam Ahmad dans son Musnad, et que Dieu Tout-Puissant dit à son sujet qu’il est le : « Sceau des Prophètes », ils verront alors jaillir devant eux la vérité et verront le mensonge s’évanouir, parce qu’il faut dire que cette nouvelle ne trouvait pas bon accueil parmi les incertains de son époque où ils disaient : « Nous ne croirons sa parole que lorsque des années passeront », parce qu'ils voyaient qu’aucune époque n’est vacante de ceux qui revendiquent la prophétie, et voila maintenant que de nombreux siècles se sont passés, que pourrait dire le renieur ? Est ce en raison d’une quelconque défaillance dans les paroles ? Peut-être qu’il s’oppose à la parole du prophète sur les conquêtes et qu’il voit que les terres ne sont plus entre les mains des conquérants en disant : « Nous voyons les régions musulmanes colonisées ! » Cependant, je dis que ceci est l’intégrité de la véracité du Prophète, que la proximité de Dieu et la paix soient sur lui, car il n’a pas dit qu’elles seront occupées continuellement, mais il a dit par inspiration divine : « et ces jours nous les alternerons entre les gens » (Sourate Âl-Imrân, verset 140).

 

En résumé, les preuves de sa prophétie sont largement suffisantes pour les populations arrivées après lui par rapport aux prédécesseurs, car « si Dieu le veut il guidera toutes les personnes »(Sourate al-Ra’d, verset 31), « ainsi Dieu fait ce qu’Il veut » (Sourate Âl-Imrân, verset 40), et il ne reste pour le croyant que d'éduquer son cœur à l'amour du Prophète, que la proximité et la paix de Dieu lui soient allouées, jusqu’à ce qu’il soit rempli de certitude, peut-être qu’il atteindra le rang d’un des véridiques parmi les compagnons du prophète quand il dit : « même si les voiles soient retirés, je n’aurai pas plus de certitude. »

 

Traduit de l'Arabe par Derwish al-Alawi
Les Amis du Cheikh Ahmed al-Alawi