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Cheikh al-Alawî - Cognitions universelles
Œuvres écrites du Maître - Livres du Cheikh Ahmed al-Alawî
Écrit par Ahmad al-Alawî   
Mardi, 04 Octobre 1904 13:18

La clef de la vision directe de l'univers (miftâh as-shuhûd fi madhâhir el-wujûd)

L’expérience vécue de tout initié a pour aboutissement : "Shuhûd wa ‘ayân" (vision et témoignage). Témoin de la Vérité, témoin de l’Unicité, ce grand Maître, du vivant de son Cheikh, nous offre ici à travers des considérations d’ordre astronomique et sociologique, une interprétation spirituelle de l’univers. Partant des connaissances objectives de ce qui est, il nous mène à la connaissance de ce qui doit être, à savoir la nécessité du Tawhîd (Unicité). S’il est important de connaître la configuration du ciel et la position des astres qui s’y meuvent, il est plus important encore de pouvoir y lire la Sagesse Divine qui préside à toute chose. Achevé le 04 Octobre 1904, le Cheikh al-Alawi y développa le "Bing Bong" qui est connu dans le langage coranique par le "Ratq et le Fatq" bien avant Edwin Hubble en 1929. (Note : une autre traduction du résumé de ce livre est notamment publié dans le site Édition la Caravane).

 

Résumé du livre

 

Louange à Celui qui illumina les cœurs des gnostiques par le témoignage oculaire et la vision physionomique, jusqu'à ce qu'ils fussent des témoins oculaires des mystères de la Toute-Puissance dans les manifestations des univers, et le Véritable leur révéla les vérités sur les faits de ce qui sera et de ce qui fut, et embellit leurs cœurs par la parure de la foi et la certitude. Louange à Lui, Glorifié Soit-Il, pour Sa connaissance qui réuni l'ensemble du savoir. Je témoigne qu'il n'y a pas de divinité à part Allah, l'Unique dans Son Éternité et Il continu de l'Être, caractérisé en Son Essence par le Grand, l'Exalté, transcendant dans Son incommensurabilité [loin] de l'analogie et de la comparaison, Sanctifié dans Son Unicité [pour qu'on Lui attribue] des figures et des formes, puisque les formes s'attribuent à celui qui les possède, et les comparaisons et les exemples s'octroient à celui qui en a en lui-même. Le Manifeste, dont ni image ni imagination ne demeurent lors de Sa manifestation, cependant est ce que les sensations ont la moindre éventualité à cet usage ? Ainsi, s'il y avait lors de Sa manifestation une apparence, Il ne serait pas caractérisé par l’Éternité et la Majesté. Puissante est Son incommensurabilité pour Être décrite de quelque manière que ce soit, ou qu'Elle soit commentée par des exemples. Comment pourra-Elle être décrite de quelque manière que ce soit ? Alors que la manière à Son égard est chose impossible ! Je témoigne que notre Maître et seigneur Muhammad est l'apparence de la beauté et la gloire ultime et le summum de la perfection, un témoignage d'un serviteur fidèle à son amour, sincère dans son affection, confiant pour le pacte donné à Muhammad, qu'Allah lui alloue d'avantage de Sa proximité et que la paix soit sur lui et sa famille, et les gens qui le soutiennent, tant que les renfermés s'altèrent de sa source, et les apparences s'attachent à sa loi et exécutent ses commandements.

 

J'ai placé ce secret subtil et cette affaire dominante dans ce noble livre que j'ai divisé en sections où je parlerai des merveilles de l'Existence qui éblouissent les esprits par les preuves de l'incommensurabilité de l'Essence [de Dieu], d'une manière à faciliter la tâche à celui qui le médite et l'examine et le scrute avec satisfaction, et je lui ai donné comme titre : « La clef du témoignage oculaire des manifestations de l'Existence ». Je prie Dieu qu'il soit utile pour moi et les musulmans et qu'Il nous guide au rang de la certitude.

 

La raison qui me poussa à écrire ce livre est qu'un phénomène mystérieux envahit mon cœur et m'empêcha de me déplacer hors de la partie supérieure de l'univers. Parfois il s'emparait de tout mon cœur [en le soumettant] à l'exigence de l'Essence Sanctifiée. A chaque station, les inspirations et les connaissances arrivèrent à moi que les discernements ne peuvent comprendre, je ne leurs prêtai pas attention et je ne préférai pas leurs exigences, jusqu'à ce qu'elles prirent sur moi le dessus et agirent sur mon cœur à leurs guises. C'est alors que j’aperçus en moi-même la négligence, et je pensai que j'étais emprisonné dans cette station. Alors je me soumis à elles et me remis à la volonté de Dieu, après m'être réfugié auprès de notre grand saint et célèbre professeur, mon exemple dans la voie de Dieu, mon seigneur et professeur Muhammad Ben al-Habîb al-Bûzïdî, le noble (al-Sharîf) de Mostaganem, qui me dirigea à écrire ce livre, à condition de ne pas mentionner l'inconcevable, en se référant au Hadîth : « Parlez aux gens en mesure de leur entendement », et suivant la parole d'Ibn al-Fâridh, qu'Allah Soit satisfait de lui:

« Il existe derrière les mots une science si subtile qu'elle est hors d'atteinte des esprits sains.»

 

Je pris acte de son conseil, et me suis souvenu que la vérité coule sur la langue des savants de tous les temps, comme il sied à sa communauté, et comme il est évoqué dans le Qorân : « Et Nous avons envoyé un Messager qu'avec la langue de son peuple » (Sourate Ibrahim, 4), d'où la sagesse de ce Hadîth : « Dieu envoie à cette nation au sommet de tous les cent ans celui qui rénove sa religion », rapporté par Abû Dâwûd dans ses Sunnan, selon les lieux et les époques, et suivant une parole d'Omar Ibn Abdul-Azîz, qu'Allah soit satisfait de lui : « Parlez au gens des affaires [juridiques] selon leurs implications dans la perversion ». Le but le plus important est surtout de préserver les doctrines de la religion. Que Dieu nous protège, certes, c'est Lui qui protège Les vertueux.

 

Section I : ce qui est utile pour se livrer à la concentration dans la grandeur de Dieu en parlant de l’Unité (al-Ahadiyya)

Je dis : l’Unité (al-Ahadiyya) fut abordée par les orateurs et fut exprimée par les commentateurs qui n'eurent même pas défini la moindre de ses vérités. Ils ne parviennent pas à bien des égards, et je suis très négligent d'entre eux, parce que Sa réalité ne s'atteint pas par les mots ni par les allusions, ni par les déclarations, ni par une expression qui est au dessus de toute expression et soit transcendante par rapport à l'allusion. Comment est ce possible d'indiquer l'ancien par le naissant ? Ou comment est ce possible de faire la similarité entre l'existence et le néant ? Ce niveau qui exige le renfermement des Noms et des Attributs ; comment est ce possible de lui attribuer des composants qui sont destinés à disparaître, par considération que l'Essence de l'Essence n'a pas d'autre essence avec Elle ? Une Essence abstraite et une Âme unique qui n'accepte pas la réduction ou le surcroît, c'est un fait glorieux et un trésor bien mystérieux, une mer qui ne s'agite pas et qui ne se mesure pas par la distance. Ni droite ni gauche, ni par le comment, ni par l'exemple, et quelle remarquable parole qui dit :

« Aucun œil ne Le voit, aucune démarque ne Le limite, aucune description ne Le fait paraître. Celui qui prétends converser avec Lui ; ses mots s'éreintent, ses allusions s'égarent, son édifice s'écroule, son cœur le heurte. »

 

Ce niveau est avant la Théophanie, le suivant est appelé (al-Wâhidiya), et c’est le sujet suivant :

 

Section II : L ’Unicité (al-Wâhidiya)

Je dis : l’Unicité (al-Wâhidiya) est la résurgence de l’Unité (al-Ahadiyya) seulement, sauf en termes de Théophanie qu’elle nécessite l'émergence des Noms et des Attributs, qui exigent [à leur tour] quelque chose de plus à l’Essence ; à savoir l'attachement. Il ne faut pas comprendre « le plus » en termes d’accomplissement, Il ne fut que ce qui fut, car elle n’accepte pas le surcroît comme elle n'accepte pas non plus la réduction. Dieu Était et rien n’était avec Lui, et Il Est maintenant comme Il l’Était [toujours]. L'attachement fut afin qu’apparaissent le Créateur et la création, car l’Exalté a fait confirmer la chose qui est néant. La chose est absente et donne une image de présence. Garde-toi de voir les choses physiques en pensant que ton regard voit leur existence d’elles-mêmes, chose qui causa la déviation des regards sauf pour celui qui a une vision en acier et fut certain que son regard ne s’attache pas au néant, et sut avec certitude que [son regard] voit l’Existence de Celui qui fait exister les choses, non pas les choses en elles mêmes, car parmi les substances des choses se trouve le néant, et le naissant ne peut être confirmé avec l’Ancien. Certes, les Noms et les Attributs sont entrés en conflit en fonction de leurs attachements selon la volonté de l’Essence [de Dieu], car tous demandent ce que la réalité de chacun exige, et le Réel Est en mesure de mettre les Noms à leurs propres places. Il se manifesta à chaque Nom selon son exigence d’une manifestation de Lui à Lui. Les existences se sont ainsi ramifiées des Noms et des Attributs, et tous découlent de l’Essence et « à Dieu reviennent toutes choses », Il a déterminé le destin de toutes choses, Glorifié Soit-Il, dans Sa connaissance antérieure, puis a répandu sur elles de Son Existence, bien que l’Existence n’est confirmée qu’à Lui, et comme dit notre maître, le secours Abû Madiyan, que Dieu Soit satisfait de lui :

« Celui que l'existence de son essence n'est pas de sa propre essence, son existence sans Lui (Dieu) serait formellement impossible ! »

 

Le sens est que : « toute chose périra sauf Sa face »(Sourate al-Qasas, 88), et celui qui « périra », en terme général, Il n’en précise pas un temps sans l'autre, et le pronom dans la phrase : « Sa face », pourrait être lié à « la chose », et la face de la chose est un des aspects de Sa face, Tout-Puissant Est-Il, comme Il dit dans ce verset : « Partout où vous tournez, là Est la face de Dieu»(Sourate al-Baqarah, 151). Ceci est l'appui dont il nous est fortement nécessaire comme l'exige le monisme (Tawhîd) pur, et que Dieu nous assure le succès.

 

Section III : Sur le commencement de la création

Je dis : On sait que la réalité des choses est unique, même si ces choses sont différentes de notre point de vue, comme l'indique ce verset : « Le jour où Nous plierons le ciel comme on plie le rouleau des livres. Tout comme Nous avons commencé la première création, ainsi Nous la répéterons » (Sourate al-Anbiyâ, 104), et ceci est leur commencement et leur fin ultime. Donc ce qui apparaît maintenant à celui qui prête l'attention et réfléchi parfaitement « Votre création et votre résurrection [à tous] sont [aussi faciles à Allah] que s'il s'agissait d'une seule âme.»(Sourate Luqmân, 28), et cette seule Âme est le souffle dont respire toute l'existence et dont le Véritable (Créateur) Est apparu par la création. Ce qui signifie que des Flux se sont suspendues de la Sainte divinité constituant ainsi les temps et les lieux, et c'est la raison pour laquelle il nous est défendu d'insulter le temps comme rapporté dans le Hadîth : « que (le temps) est la perpétuité et la perpétuité est Dieu». Ibn Abbas, qu'Allah soit satisfait d'eux dit : « la première chose qu'Allah créa est une substance, Il la regarda avec autorité qui la fit dissoudre et vibrer, puis jailli d'elle une fumée par la pouvoir du feu. ». Les expressions relatives à cette substance sont nombreuses selon les significations conventionnelles. Quant à la communauté soufie, elle la décrit par la poignée de la lumière. Je dis : lorsque le Véritable la regarda avec Autorité et Majesté, et Se manifesta à elle d'une manière qui exige la dissémination, jusqu'à ce qu'elle fut entrelacée par le feu de la Majesté par crainte de Dieu, et respira une fumée de Son Autorité. Elle devint ciel par Sa Toute-Puissance, puis Il en fit sept cieux, puis la sagesse divine entama l'échelon des existences jusqu'à ce que le système des mondes Soit bien ordonné selon la volonté de Dieu. Ce manifeste est que tout l'univers et les noyaux et les cieux ont été créés à partir de la fumée comme dit précédemment, « Il S'est ensuite adressé au ciel qui était alors fumée », seul le ciel fut cité pour ne pas citer d'autres. Puis Il ordonna aux différents corps célestes de prendre leurs positions et ils obéirent aux ordres de leur Seigneur, comme il est dit : «et lui dit, ainsi qu'à la terre : « Venez tous deux, bon gré, mal gré. Tous deux dirent : «Nous venons obéissants ».»(Sourate Fasolat, 11). Bénédiction soit à Allah, le Meilleur des créateurs.

 

Section IV : Sur ce qui a été rapporté sur le nombre des mondes

Je dis : les mondes sont d’un nombre incalculable et insondable, ils constituent la plus grande armée de Dieu « Nul ne connaît les armées de ton Seigneur, à part Lui.»(Sourate al-Muddatthir, 31). Cependant, il a été rapporté dans le Hadîth une affirmation du nombre des mondes : « Dieu a dix-huit mille mondes comme le votre ». Il a été dit que ce monde ici bas et l'au-delà, constituent un seul monde. Le nombre incalculable est probablement synonyme de multitude, parce qu’il a été mentionné dans certains Hadîths un nombre supérieur à celui donné. Quoi qu’il en soit, il est conseillé au lucide d’être considérablement attentif et d’examiner ce que renferme les Hadîths, le Tout-Puissant dit : « Tirez-en une leçon, ô vous qui êtes doués de clairvoyance. »(Sourate al-Hashr, 2), et les idées ne sont magnifiées que parce que les substances et les secrets sont cachés, et on a dit que « méditer une heure est mieux que de prier toute une année ».

 

Al-Ghazâlî, qu'Allah soit satisfait de lui, a mentionné que : « le Messager de Dieu, qu'Allah lui alloue d'avantage de Sa proximité et que la paix soit sur lui, vint un jour à ses compagnons et les trouva en méditation, il leur dit :qu’avez-vous à ne pas parler ? Ils répondirent : nous méditons sur la création d'Allah Tout-Puissant. Il dit : faites de la sorte, méditez sur Sa création et non pas sur Lui, il y a vers cet Ouest une terre blanche, sa lumière est sa blancheur et sa blancheur est sa lumière, le parcours du soleil est [l’équivalant] de quarante jours, où se trouve des créatures parmi la création de Dieu Tout-Puissant, qui n’ont pas désobéis à Dieu un seul instant. Ils dirent : Ô Messager de Dieu, ou se trouve le diable d'entre eux ? Il dit : ils ne savent pas si Satan a été crée ou pas. Ils dirent : sont-ils des fils d’Adam ? Il dit : ils ne savent pas si Adam a été crée ou pas. » Al-Ghazâlî a cité ce Hadîth dans son livre (Jawâhir al-Qorân) les Joyaux du Qorân, et dans ce Hadîth il est indiqué l'ampleur du Royaume de Dieu Tout-Puissant et de Sa Grande Puissance, il indique également que les mondes de l'ex-delà sont en dehors de notre monde, toutefois ils ne sont pas informé de sa présence « car chacun d'eux, ce jour-là, aura son propre cas pour l'occuper. »(Sourate ‘Abassa, 37). Donc celui qui pense que les mondes sont tous limités à notre monde, son erreur est tellement démesurée qu’elle l’a chassé de l’incommensurabilité de Dieu, puisque il n’a prêté aucune attention aux mondes extérieurs de ce monde que Dieu détient. Le prophète, qu'Allah lui alloue d'avantage de Sa proximité et que la paix soit sur lui, a dit : « Dieu dispose d’un royaume que s’Il lui dit : prend les sept cieux et les terres en une seule bouchée, il l’aurait fait par une glorification (tasbîha)qui dit : Gloire à Toi là ou Tu Te trouve ! » Rapporté dans (Rûh al-Bayân) l'esprit de la clarification.

 

Section V : Par rapport au verset qui dit : « les cieux et la terre formaient une masse compacte » (Sourate al-Anbiyâ, 30)

Il comprend l'harmonie de la Terre avec les étoiles. On a dit précédemment que les existences, avant leur désintégration et leur séparation, étaient dans une substance blanche. Lors de la première Théophanie, les parties se détachèrent de la masse puis les corps célestes se diversifièrent et se propagèrent dans les étendues de l'existence selon (la volonté de Dieu), et parmi cela les sept cieux et ce qu’elles englobent des corps célestes, ils prirent leur part du Siège (al-Kursiy) comme d’autres « Son Trône «Kursiy», déborde les cieux et la terre, »(Sourate al-Baqara, 255).

 

Apportons certains aspects qui lui sont associés au niveau de leur désintégration les uns des autres, et ainsi de suite. Je dis : Il est évident pour le lucide que les cieux et la terre étaient soudés (Ratq) [=Bing] c’est-à-dire réunis par leurs substances et leurs exposés, leurs délicatesses et leurs intensités en une seule chose, puis ils se sont séparés (Fatq) [=Bong] en formant une figure de rose comme de l’enduit, pour que ceux qui ont un esprit lucide la prennent en considération. Le Tout-Puissant a dit : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre, et dans l'alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d'intelligence, » (Sourate Âl-Imrân, 190).

 

Si nous savons au niveau du savoir transmis que le tous les corps du monde céleste étaient réunis, telles que la terre, les étoiles, le soleil et la lune, nous n'excluons pas cependant que la terre fait partie des corps célestes, en raison de la présence de l’espèce commune et l’unisson de la formation comme mentionné dans le verset : « formaient une masse compacte ».Dans le livre intitulé « l'esprit de l’éclaircissement » (Rûh al-Bayân), il est dit que le mot (Fatq) [=Bong] veut dire la séparation entre les deux choses unies et le contraire est le mot (Ratq) [=Bing]. La signification du verset est la séparation et la désintégration les unes des autres. Si la réunion entre la terre et les autres planètes, lors de la première formation, t’es évidente, qu’est ce qui t’empêche de dire que la terre est de la même espèce que les autres planètes après la séparation ? Peut-être que l’empêchement est l’éclat qui luit des planètes par rapport à la solidité de la Terre, et c’est la raison pour laquelle le rapprochement entre eux est écarté.

 

Section VI : La parole du Tout-Puissant, dans le verset qui dit : « Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. » (Sourate al-Talâq, 12)

Il est maintenant nécessaire de développer les sept terres et leurs positions parmi les cieux, puisque le texte [Coranique] indique explicitement leur présence comme a indiqué la présence des sept cieux, le Tout-Puissant dit : « Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. » (Sourate al-Talâq, 12). Je ne trouve pas dans le Qorân ce qui indique clairement aux sept terres autre que ce verset, même si elles étaient citées par leur nombre, cela n’aurait rien changé en raison de leur assimilation au sept cieux. La similitude entre les deux est leur peuplement par des créatures et l’égalité du nombre de chacun d'eux. On comprends aussi de Sa parole, Exalté Soit-il, qui dit: « Entre eux [Son] commandement descend, »(Sourate al-Talâq, 12), la séparation entre les terres, ce qui signifie que chaque terre est indépendante comme le dit la majorité des savants de la communauté sunnite, sauf ceux qui ont été habité par l’ignorance et trouvent leur doctrine dans les histoires des Israélites, il ne sont alors réceptifs à aucune parole, « Mais les doués d'intelligence seulement s'en souviennent » (Sourate al-Baqara, 269).

 

Dans le livre intitulé « l'esprit de l’éclaircissement » (Rûh al-Bayân), il est dit en bref que : la distance entre chaque terre est équivalente à la distance entre le ciel et la terre, et dans chaque terre habitent des créatures parmi la création de Dieu. Al-Qurtubî a confirmé l’exactitude de cette affirmation. Je dis : ceci est stipulé dans plusieurs Hadith, y compris dans le livre (Rûh al-Bayân) où se trouve un long Hadith d'après Abû Hurayra, qu'Allah soit satisfait de lui, que le Messager d'Allah, qu’Allah lui alloue d'avantage de Sa proximité et que la paix soit sur lui, a dit à ses compagnons: « Savez-vous ce qu'il ya en dessous de vous ? Ils répondirent : Allah et Son Messager le savent mieux, il leur dit : c'est la terre ! Puis il dit : il ya en dessous d’elle une autre terre, la distance entre les deux est de cinq cents ans. Puis il dit : Par Celui qui détient mon âme, si vous faites descendre un homme avec une corde à la terre la plus basse, il arriverait à Dieu. Alors il lit ce verset : « C'est Lui le Premier et le Dernier, l'Apparent et le Caché et Il est Omniscient. » (Sourate al-Hadîd, 3), rapporté par at-Thirmidî dans ses Sunnan.

 

Nous comprenons alors ce que nous avons compris au sujet des sept cieux, comme chaque ciel a son propre système, également chaque terre a sa propre position, et le royaume de Dieu, Exalté Soit-Il, est si immense, seulement s'ils savaient. Ceci est rapporté par al-Bukhârî et bien d'autres, « d’après Ka’b [al-Ahbâr] qui a juré par Celui qui a coupé en deux la mer pour Moïse que Sohayb [al-Rûmî] lui ai dit que le prophète, qu’Allah lui alloue d'avantage de Sa proximité et que la paix soit sur lui, n’entrait pas dans un village sans qu’il disait en le voyant : Ô Seigneur des sept cieux et ce qu’ils dominent et Seigneur des terres et ce qu’elles comportent, etc....», rapporté par at-Thirmidî dans ses Sunnan. Ce qui indique que chaque terre a sa propre indépendance.

 

Si tu as bien compris ce qui a été affirmé, fais en sorte qu’il soit une échelle pour atteindre le ciel des pensées, Allah dit : « Tirez-en une leçon, ô vous qui êtes doués de clairvoyance.»(Sourate al-Hashr, 2). Les renfermés des vérités dans les lois divines sont pareils que le beurre qui est dans le lait, et c’est par le biais du plus particulier que se montre le caché, sinon quel est l’intérêt des textes s'ils ne sont pas suivis par l’intellect ? Et la synthèse du propos tourne autour du verset suivant : « Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. » (Sourate al-Talâq, 12).

 

Le sens est que chaque terre a son propre ciel comme associé pour qu’il ait l’accouplement entre eux, parce que Sa sagesse nécessite de toute chose une paire « Et de toute chose Nous avons créé [deux éléments] de couple. Peut-être vous rappellerez-vous ? » (Sourate al-Dhariyât, 49), comme Il créa le ciel, Il créa de lui sa paire comme le témoigne ce verset : « Et quant à la terre, après cela, Il l'a étendue»(Sourate al-Nâzi’ât, 30), c'est à dire dans le cercle de son ciel. Ainsi chaque terre fut ancrée et a fait jaillir d'elle son eau et ses pâturages par jouissance de son ciel. C’est pour cela que nous avons dit que chaque terre a besoin d’un ciel pour que l’environnement ordonné par Son commandement descende . Tu comprendras, si Dieu le veut, ce que nous avons synthétisé a condition d’avoir un raisonnement sain avec ce que nous allons décrire des ascensions représentées.

 

Je dis : Il a été prouvé précédemment que le ciel entoure la terre de tous les côtés, comme l’écorce qui renferme l’amande, et la terre est maintenue au milieu, et la distance entre le ciel et la terre du coté supérieur est égale à celle du coté inférieur, ou disons plutôt des six cotés. Représente cela dans ton imagination et tu verras que la sphère terrestre est suspendue, et n’est maintenue en suspend que par Dieu seulement. Puis déplace toi et descend sur le coté inférieur de la terre, et représente cela dans ton imagination comme si tu t’es stabilisé sur terre, puis retourne ton regard vers le lieu d’où tu étais suspendu, et la situation est qu’il ya entre toi et le lieu en question cinq cents années. Vois-tu de ce que parvient à ta vision, « y vois-tu une brèche quelconque ? Non ! »« Puis, retourne ton regard à deux fois : le regard te reviendra humilié et frustré. »(Sourate al-Mulk, 3, 4). Ce qui signifie que tu ne vois le ciel qu’en un seul niveau, et tu ne vois de la sphère terrestre que ce que tu vois maintenant l’une des planètes [en brillance] en raison de ce qu’elle contient de lumières, sinon, tu ne peux voir une seule tête à cause de la grande distance. Ta vue alors ne cerne seulement que le ciel constellé de planètes comme à son habitude, et la terre est un joyau parmi d’autres, car à cause de la grande distance, les sphères célestes semblent être au même niveau, quoique leurs positions soient différentes.

 

Chaque terre a son propre orbite, ou disons plutôt et scientifiquement parlant un point fixe, qu'elle a envers lui une attirance, et Allah qui connaît son gîte et également ceux qui sont bien enracinés dans la science. Donc son point fixe devient son orbite, et ce qui se trouve en dessous d'elle est le ciel, d'où elle est vue comme un nœud au niveau des horizons, et à partir de là, et ainsi de suite, pour tout ce qui se trouve en dessous d'elle parmi les [autres] terres.

 

Chaque terre est étendue dans son propre ciel, jusqu'à l'extrémité des sept cieux, et la preuve de ceci est ce qui fut précédé que la distance entre le ciel et terre du coté inférieur est égale à celle du coté supérieur, et qui est l'équivalent de cinq cents années. Cette distance entre la terre et la terre inférieure fut prouvée d'après un Hadîth rapporté par Abû Hurayrah, qu'Allah soit satisfait de lui. Quand la distance fut unifiée, il était donc nécessaire que les deux corps soient unis, c'est-à-dire le corps de la terre inférieur avec le corps du ciel du coté inférieur, ce qui fait que la terre est attachée sur les surfaces du ciel. Il n'est cependant pas impossible qu'il soit son point fixe, ou qu'il soit son orbite.

 

Il est connu que chaque corps céleste a un point fixe et une attraction qui l'empêche de tomber, et cette fonction est celle des sphères célestes et les périphéries giratoires. Si tu ne peux pas comprendre ce que nous avons visé, prends n'importe quel moyen d'ascension par lequel tu arriveras [à comprendre] ! Car tous les éléments de preuve te sont fournis que le ciel entoure la terre, alors qu'est ce qui t'empêche de voir la moitié inférieure de la terre ? Peut-être dis-tu le corps de la terre, je dis : Oui, c'est lui qui fait rempart à ta vision et t'empêche de voir la moitié inférieure du ciel. Donc si nous supposons que le corps de la terre disparait de son endroit, et Dieu est Capable de le faire disparaitre, il est évident que tu verras le ciel du coté inférieur, et lorsque tu l'ais regardé, qu'est ce que ta vue aurait saisi ? Ne voit-elle pas plus que ce qu'elle voit du coté supérieur ? Non ! Mais elle voit que tout est ciel là où le regard se pose, et elle ne voit de la terre inférieure, que sa distance est équivalente au ciel, que ce qu'elle voit maintenant l’une des planètes [en brillance] en raison de ce qu’elle contient de lumières acquises par son opposition au soleil comme les autres corps célestes, et si tel est le cas, forcément qu'elle a son propre ciel, et c'est aussi le cas, en résumé, pour les sept autres terres.

 

Section VII : Le soleil, son corps développé et son mouvement, et ainsi de suite:

Je dis : le soleil est l'esprit de l'aspect astronomique développée ci-dessus, en raison de ses actions sur ses fractions, autrement-dit les corps célestes séparés. Le soleil est venu au centre du cercle tel le cœur au sein du corps, et c'est la raison pour laquelle il est appelé « l'œil », pour que les corps de son système bénéficient de ses expédients, comme c'est le cas de notre terre. Si le soleil nous fut caché dans son intégralité, l'imminente (heure du Jugement) arriverait, et la lune se scinderait. Donc sa présence est une obligation pour la continuité de l'existence, telle est la volonté préalable de Dieu, le Tout-Puissant dit : « Ils leur accordera un délai jusqu'au jour ou leurs regards se figeront. »(Sourate Ibrahim, 42), et les océans exploseraient, « Quand le soleil sera obscurci, et que les étoiles deviendront ternes,»(Sourate al-Takwîr, 1, 2), et c'est ce qui est attendu en raison de sa granulation, c'est-à-dire la disparition de sa lumière. Dieu dit que les étoiles se terniraient et les océans exploseraient. Donc le soleil est tel l'esprit lorsqu'il quitte le corps, et [en conséquence] les sens se paralysent, et ceci est un aperçu de ses caractéristiques. En ce qui concerne son immensité, elle est estimée approximativement, seulement ce qui est porteur de mystère, ce qui nous est parvenu des commentaires des sunnites qui nous disent que l'exagération sur son immensité est qu'il surpasse considérablement la terre en accroissement. La raison pour laquelle Dieu a fait que le soleil soit immense, reste parmi les mystères de l'existence, et en raison, si le corps de la terre tomberait en une vitesse rapide sur le corps solaire, le soleil ne s'enflammerait pas d'avantage et rien ne changerait de son aspect, mais il dit : y-a-il plus encore ? Puis saches que l’aspect du soleil contient des mystères étonnants qui n’ont pas de mots pour les décrire, le soleil dans sa dimension est à une distance qui n'est pas susceptible d'être mesurée et il nous est suffit de savoir qu’il est au quatrième ciel, où est alors sa position par rapport à nous si nous en méditons ? Il ya une grande différence, lorsque le soleil est dans une source boueuse, ce n'est pas vraiment son coucher, et c’est la raison pour laquelle que Dieu dit : « il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse »(Sourate al-Kahf, 86), Il n'a pas dit : et il était (le soleil) dans [une source boueuse] ou cité ce qui indique l’accomplissement du fait. Le sens est, et Dieu le sait mieux, qu’il a trouvé le soleil, selon la perspective que sa vue put percevoir, comme s’il se couchait dans une source boueuse, comme si par exemple, tu disais que tu te trouvais dans un tel pays, et tu as vu le soleil se coucher dans l’océan. Ainsi son coucher dans une source boueuse est une métaphore. Comment ne serait-elle pas, alors que les savants sunnites, épargnés par la critique, dans leurs commentaires, ne laissaient place à aucun doute, parce que le soleil surpasse la terre de façon exponentielle. Al-Râzî a déclaré : « ce qui a été dit par les gens des nouvelles que le soleil se couchait réellement dans une des sources de la terre, cette parole est différente de la conviction, et la Parole de Dieu est hors d’atteinte de cette incompréhension qui fait figure de charge », rapporté dans « al-Hu sûn al-Hamîdiya » (les forts Hamidites).

 

Section VIII : Le mouvement de la terre et ce qui suit:

Je dis : Toute personne saine d’esprit, ne connait la nature de la terre qu’à travers ses périodes qui se suivent, ses saisons qui se renouvèlent, ses nuits et ses jours qui se succèdent, et souvent il perçoit la raison de ces phénomènes, dans la proximité de la terre et son éloignement du soleil, sans se pencher sur la question et savoir comment cela arrive. Très souvent, il croit que le soleil est suspendu au-dessus de la terre, parfois il se rapproche d’elle et parfois il s’éloigne, et parfois il envoie vers elle ses rayons de chaleur et parfois elles s’absentent, il pense aussi que tous les mouvements sont du soleil et que la terre n’a pas de rôle dans tout cela, et c'est ce que pensent généralement les gens. Je dis : Si tu imaginais que le mouvement vient du corps solaire, qui est l'une des plus grandes positions élevées, il est aussi possible d’imaginer ce mouvement dans la terre, et cela est admissible.

 

Il se trouve que les conditions climatiques de la terre ne changent qu’en fonction de sa position par rapport au soleil, et c’est ainsi que Dieu lui apporte les changements à chaque fois qu’elle change de position. Avec son mouvement et sa forme sphérique, se succèdent les saisons, et l’explication est que la terre a deux mouvements qui sont les conséquences [de ces changements] : un mouvement quotidien et un mouvement annuel. Le mouvement quotidien est une orbite et le mouvement annuel est un mouvement de déplacement. L'orbite permet la succession de la nuit et le jour, et c’est pour cela que le Tout-Puissant dit : « Il enroule la nuit sur le jour et enroule le jour sur la nuit », (Sourate al-Zumar, 5), elle est perpétuellement dans ce mouvement entre le jour et la nuit, une moitié observe la nuit et l'autre le jour et ainsi de suite, « Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour ; et chacun vogue dans une orbite »,(Sourate Yasîn, 40).

 

Le mot " chacun " du verset cité ci-dessus, témoigne de l'implication de la terre avec le soleil et la lune dans la volonté divine qui leur soit imposée, qui est l'orbite, parce que le mot " chacun " les implique dans leur ensemble, et par cette estimation, la terre est impliquée dans l’espace déterminé. Encore une fois, la terre n’est mentionnée que par voie de la métaphore. Tout compte fait qu’en mentionnant une chose, le contexte suppose la présence de son associé, car l'orbite [du soleil et de la lune] dans la nuit et le jour, ne se fait pas dans l'absence de leur essence, mais elle est liée à la terre, laquelle est leur espace.

 

Le soleil est toujours prenant de la moitié de la terre, du sud au nord. Elle est donc divisée entre jour et nuit, et ainsi [Dieu] fait emballer la nuit sur le jour en emballant la terre en face du soleil, divisée de son milieu, suivant l'équateur, entre deux saisons, l'été et l'hiver, et entre le printemps et l'automne. Ce qui signifie, si l'été est dans la partie nord, qui est la moitié supérieure, l'hiver est dans la partie sud, l’autre moitié inférieure de la terre, et si l'automne est dans la partie nord, le printemps est dans le sud. Quant à l'équateur, il n’observe pas généralement de changement car il est toujours face au soleil.

 

La raison en est que la terre, pendant ses progressions, s’incline pendant un temps et elle se redresse pendant un autre temps. Si elle s’incline au soleil du côté nord, le soleil apparaitra vers le nord plus que dans le sud, et il restera ainsi jusqu’à la fin de la saison, c’est-à-dire trois mois. Pendant ce temps, le soleil en est très chaud, alors qu’il est éloigné du coté sud qui est très froid, et cette image est celle où l'été est dans le nord et l'hiver dans le sud. Puis la terre se redresse en face du soleil lors de sa progression, et le soleil prend de sa partie sud jusqu’au nord en ligne droite, et se produit l’automne dans le nord et le printemps dans le sud, et la longueur de la nuit et le jour devient égale pendant trois mois. Puis elle s’incline, comme à son habitude, progressivement jusqu’à ce que la partie nord s’éloigne du soleil et la partie sud lui soit plus proche, ainsi cette dernière observera l’été alors que le nord observera l’hiver, et cela durera jusqu’à la fin de saison. Puis la terre se redresse et observe le printemps dans le nord et l'automne dans le sud, et ainsi s’achève l’orbite annuel, qui est 365 jours, et ceci est le mouvement de la progression.

 

Quant au mouvement de l'orbite nommé mouvement quotidien, il s’accomplit tous les 24 heures, entre la nuit et le jour, parce que la terre, avec son inclinaison et son redressement, tourne autour d’elle-même comme la meule, et ce qui se trouve sur elle est exposé au soleil à chaque fois que son emplacement défile en face de lui, et il lui semble que le soleil se lève, sans ressentir l'orbite de la terre en raison de sa position dissimulée. C’est comme quelqu'un qui a embarqué dans un navire et ne ressent pas son avancée s’il était dans ses soutes, mais le ressent seulement s’il lève la tête en dehors, ou disons : comme quelqu'un qui prend le train et voit les montagnes passer comme des nuages, alors qu’il se croit immobile, et l’illusion des mouvements des montagnes est [en réalité] le mouvement de sa monture. Ainsi est le cas du terrien qui voit les autres corps célestes se déplacer, tels les soleils, les planètes et les lunes, alors que la terre lui semble inerte, pourtant elle a le droit à son mouvement, car rien dans l’existence n’est dans une situation d’immobilité. « Et tu verras les montagnes - tu les crois figées - alors qu'elles passent comme des nuages » , (Sourate an-Naml, 88) , c’est-à-dire que le jour de ton dévoilement, tu verras les montagnes, que tu pensais statiques, alors qu’[en réalité] « Elles passent comme des nuages. Telle est l'œuvre d'Allah qui a tout façonné à la perfection », ( Sourate an-Naml, 88).

 

En conséquence, le cycle nommé le mouvement quotidien nécessite la présence de tous les temps sur la face de la terre en même temps, parce que le soleil est encore visible et la terre tourne en face de lui telle la meule. La partie qui est en face du soleil est dans la pleine luminosité alors que l'autre partie cachée est dans le cas contraire. A chaque fois que la terre est en mouvement d'orbite, le jour se produit sur la nuit, d'un coté, en l’estampillant, et de l’autre coté, la nuit vire sur le jour, et chacun prenant une partie de la terre jusqu’à la fin des temps. De cette façon, tous les temps sur la terre sont présents, du lever jusqu’au coucher du soleil, ainsi que de son coucher jusqu’à son levé. Donc, à chaque levé du soleil dans une partie, se trouve son coucher dans la partie opposée, aussi le Méridien d’un coté, et l’aurore de l'autre coté, et ainsi de suite parmi les heures, les minutes, les jours et les nuits. Par rapport à la présence du jour et de la nuit sur la terre en même temps, c’est l’affirmation de nos savants, parmi eux l'Imam des lieux saints qui a dit : « Il n'est pas contesté que le soleil se couche sur une partie de la population et se lève sur l'autre partie, ainsi que la nuit est longue chez une partie et courte chez d’autre. Alors que dans l'équateur, le jour et la nuit ont la même durée de temps, et la terre est arrondi, et Dieu sait ce qu'il ya derrière [cette sagesse] ».

 

Section IX : La lune, son essence et son mouvement

Les commentaires sur la lune varient, certains sont plus proches à la compréhension que d’autres, et les plus difficiles concernent son mouvement, sa réduction et son accroissement. Quant à son essence d'être un volume compact, et que sa lumière est acquise du soleil lors de son opposition à lui, d’où sa perception pour celui qui l’observe. Quant à sa densité, on a dit qu’elle est plus petite que la terre d'environ quarante neuf fois, et elle est plus proche de nous que le soleil d'environ quatre cents fois.

 

Il est bien connu que la lune est un corps céleste sombre et épais, et sa lumière est acquise de la lumière du soleil comme les autres planètes, et sa densité s'avère réelle, donc il n’y a pas d'objection de l’assimiler à la terre dans sa solidité, si ce n'est pas une fraction qui s’est détaché d’elle comme il a été dit. Certes, il a été établi, dans ce que nous avons apporté, la preuve de la conjonction des corps célestes lors du début de la création, il était donc indispensable qu’ils se séparent et la preuve est dans Sa parole qui dit : « [les cieux et la terre] formaient une masse compacte, ensuite Nous les avons séparés », (Sourate al-Anbiyâ, 30)

 

Il n'est pas obsolète que la lune fut séparée de la terre, vu que la conjonction a été prouvée. Quant à la terre par rapport à la lune, elle est plus parfaite à bien des égards, même si nous supposons qui des deux se déplace de notre point de vue. Souvent la structure de la lune devient inexistante du fait que son opposition au soleil n'est pas sous la même forme que l’opposition de la terre, et la raison est que la lune ne tourne pas sur elle-même. Le soleil apparaît dans la moitié de la lune un demi-mois, puis disparait pour apparaitre dans l’autre moitié. La durée du mois chez nous (les terriens), équivaut à une année chez la population de la lune, divisée entre période d'été et d'hiver seulement. Son jour, qui équivaut à quatorze jours et demi, est été, et ainsi pour sa nuit, qui équivaut à quatorze jours et demi, est hiver. Le soleil s’absente donc de la moitié de la lune pendant quatorze jours et demi, mais cette partie qui se trouve dans l’obscurité est plutôt presque éclairée, comme la levée du jour chez nous, à cause de l'éclat de la lumière de la terre par son opposition au soleil. Donc, la terre est perçue par la population de la lune comme nous lorsque nous apercevons la lune, seulement la lumière de la terre est supérieure à la lumière de la lune en raison de l’énormité de son corps par rapport à la lune, car elle la dépasse d’environ cinquante fois.

 

En résumé, la terre apparait, pour celui qui est en dehors d’elle, comme nous lorsque nous apercevons la lune. Si tu veux voir comment apparait la terre par son éclat à la moitié de la lune, qui se trouve dans l’obscurité, observe le début du mois [lunaire] au coucher de soleil et tu trouveras le soleil diffusant ses rayons dans la moitié de la lune opposée vers le nord, et elle nous apparaît par cette infime partie éclairée que nous appelons le croissant. La majeure partie de la lumière sera absente au sommet de celui-ci, et dans cette partie [éclairée] sera le jour pour la population de la lune alors que l'autre côté qui nous oppose apparait sous un éclairage qui complète le cercle du croissant. Il est dit que, nous apercevons le croissant par le cercle [de la lune], donc cette légère lumière est due à l’opposition de la terre à la lune, et sur ce, la terre brille sur la lune d'un coté et la lune brille sur la terre de l'autre coté.

 

Le corps lunaire est une forme sphérique, c’est-à-dire rond comme nous le voyons lors de la pleine lune ainsi qu’au début du mois [lunaire] comme nous l'avons dit précédemment. Le soleil brille toujours sur la moitié de la lune comme il le fait sur notre terre. La raison de son surcroit et de sa diminution à notre perception, est notre incapacité d’atteindre visuellement, dans certains cas, l’autre partie opposée au soleil, parce que la lune est plus proche du soleil dans le premier mois et se trouve dans le coté opposé au nord, et a tendance à prendre plus de hauteur. Il nous est donc impossible de voir ce que le soleil a éclairé que le peu nommé le croissant, comme nous l'avons dit, et aussi longtemps que la lune s’éloigne du soleil vers l’est, l’œil finit par voir ce qui n'a pu voir auparavant, et ainsi est la sagesse de Dieu à son sujet en termes de diminution et d’accroissement.

 

En ce qui concerne son mouvement, qui est une rotation autour de la terre, nous disons que c’est le mouvement considéré, même s'il avait un autre mouvement qui suit le mouvement de la terre, que nous n’évoquerons pas parce qu’il n’est pas concerné par l’accroissement et la diminution etc.…Ce qui compte, c'est sa rotation autour de la terre en vingt huit jours et demi, et cette période est nommée le mois.

 

Saches que le mouvement de la lune est de l’ouest à l'est, toujours en amont vers le ciel jusqu’à ce que le demi-cercle s’accomplit en quatorze jours et demi, puis elle dévie peu à peu vers le soleil du coté de l'est jusqu’à ce qu’elle soit blottie dans les rayons du soleil, et c’est ainsi que s’accomplit la circonférence, et lorsqu’elle s’éloigne du soleil de l’ouest vers l’est, nous apercevons une partie lumineuse au coucher du soleil. En résumé, le mouvement de la lune est l’inverse de ce que perçoit l’œil en généralité, parce que la visibilité en général, voit que la lune transite de l'est à l’ouest, et que sa rotation autour de la terre dure un jour et une nuit. La situation est que cette forme d’évolution, que l’œil voit, est en raison du mouvement circulaire dit « l’orbite » de la terre autour du soleil. A chaque fois que la terre accomplit son orbite quotidienne, la population à l'Ouest par exemple perçoit la lune en raison de sa proximité du soleil, mais n’empêche qu’elle ne voit qu’une infime partie.

 

Quant à son absence dans chaque nuit c’est en raison de la direction [de la terre] vers l'ouest alors qu’en réalité c’est la lune qui s’est détourné vers l’autre coté. Quant au croissant, il est toujours en ascension, et sa durée entre un jour et une nuit est cette transition visible pour nous, c’est-à-dire que la forme que l'on trouve est espacée par rapport à la mesure dans laquelle elle était avant. En résumé, la lune est toujours opposée à la terre comme elle l’est au soleil, bien que la population de la terre la voient parfois, et d’autres fois la lune se cache à leurs vues à chaque fois que leur axe s’écarte d’elle lors du mouvement de la terre dans son orbite de droite à gauche.

 

L’allusion ne peut se produire qu’à la condition d’examiner attentivement avec la présence de la forme sensorielle dans la pensée, sinon la chose est irréalisable, évidemment, et c’est pour cette raison que Le Tout-Puissant a dit à Son Prophète, que la proximité de Dieu et la paix lui soient allouées : « Ils t'interrogent sur les nouvelles lunes - Dis : Elles servent aux gens pour compter le temps, et aussi pour le Hajj [pèlerinage] », (Sourate al-Baqarah, 189).

 

Section X : Les raisons des éclipses solaires et lunaires

Depuis que le soleil a été créé, sa lumière n’a jamais été affaiblit, son extinction est retardé au jour où le ciel sera plié [comme on plie le rouleau des livres]. Donc le voilement de la lumière du soleil est réel à notre vision, et la raison est : la position de la lune entre nous et le soleil. Il a été précédemment indiqué que la lune n'est pas de la même densité que la terre, et il est connu que la lune passe en dessous du soleil dans son déplacement, et à la fin du mois, elle permute la matière en provenance de la source solaire à la terre, ce qui implique que le croissant soit blotti dans les rayons du soleil pendant une journée ou plus puis il se sépare, et cette base est régulière. Cependant, parfois la lune se déplace en face même de la matière ce qui nous fait cacher la lumière du soleil en raison de la densité de la lune. Lorsque nous l’observant à ce moment-là, on ne verra qu’un rond noir gravé dans l'œil du soleil, et ce n’est que la lune lors de son passage en dessous du soleil.

 

Voici, à peu près, le déploiement des trois corps célestes. Celui qui est dans la moitié lumineuse de la terre verra le corp lunaire gravé dans l'œil du soleil, et lorsqu’elle se sépare du soleil, la terre retrouve ses rayonnements comme avant. Ce qui nous fait ressentir en raison de l'éclipse, est ce que nous voyons dans ce cas, qu’une noirceur ronde martèle l’œil du soleil du coté de l'est, et se sépare du coté de l’ouest après être passé devant son centre. Si l'éclipse était totale, dans le sens que le passage de la lune était sous l'œil du soleil dans la limitation de notre vision, sur ce, l’éclipse n’aura lieu que dans la fin du mois, car la lune ne s’assemble avec le soleil que dans ce moment-là. Saches aussi que chaque fois qu'il y a une éclipse chez nous, il ya une éclipse chez le peuple de la lune, c’est-à-dire que la lumière de la terre leur est voilée en raison de la position de la lune entre elle et le soleil, et par conséquence, la terre sera perçue par le peuple de la lune comme un sombre corps comme nous voyons la lune lors de l’éclipse, jusqu’à ce qu’elle se sépare du soleil, et la terre revient à ce qu'elle était, et Dieu sait mieux.

 

Quant à ce qui concerne l’éclipse lunaire, je dis : que la raison est la position de la terre entre elle et la lumière provenant du soleil, et c’est à ce moment-là qu’on voit la lune à sa propre réalité, c’est-à-dire un corps sombre, jusqu’à ce que la cause cesse. Il est facile pour celui qui médite et représente dans sa pensée l'évolution entre les trois corps célestes dans le milieu du mois, de sorte que le soleil soit dans l’ouest et la lune dans l’est et l'on sait que la terre soit entre les deux, tel qu'il est perçu par la vision habituelle.

 

C'est ainsi que les trois corps célestes sont dans un seul ordre, l'existence de l’opposition correspondante est nécessité. Il a été fourni la preuve que la lumière de la lune est héritée de la lumière du soleil, si la matière qui arrive du soleil à la lune s’interrompt, on verra de la terre que la lune apparait sous son aspect réel, aussi longtemps que la terre n'est pas séparée de la matière. En cas de séparation, le soleil débordera de ses rayonnements sur la lune, comme à son habitude, et c’est une base bien connue. Parce que l'éclipse se produit en raison du déplacement de la terre, lors de son orbite une fois par an, et c’est la raison que la terre se met à travers eux que pendant ce moment. Alors que dans le début du mois et à sa fin, la lune est plutôt près du soleil lors de son déplacement, donc la terre ne peut pas s’interposer entre les deux. L'ensemble des personnes qui examinent l’éclipse lunaire, découvrent une ombre circulaire au milieu de la lune, et ceci est l’ombre de la terre lors de son passage à coté d’elle, ceci est dans le cas où l’éclipse n'est pas complète, mais si elle est complète, on ne voit rien de tout cela.

 

Alors je dis : à chaque fois qu'il ya une éclipse lunaire pour nous, il y aura une éclipse solaire pour le peuple de la lune en raison de l'impression de la terre dans l’œil du soleil comme c’est le cas pour la lune pour nous. Quoique l'éclipse solaire pour nous, est en raison du passage de la lune sous le soleil, et cette même éclipse est pour le peuple de la lune en raison du passage de la terre sous le soleil. Et à chaque fois qu'on a une éclipse lunaire, ils observent une éclipse solaire, et inversement, et Dieu sait mieux. Tu dois savoir que la lune ne couvre pas le soleil totalement, en raison de sa petite taille par rapport au soleil, mais elle couvre juste notre part de son rayonnement, et c’est la raison que seule une partie de la terre observe l'éclipse sans le reste, et il peut arriver qu’elle soit parfaitement complète dans une zone sans l'autre.

 

Section XI : La fin des temps et le jour du rassemblement

Comme le début de la création fut l’existence, il était donc nécessaire que sa fin soit pour le rassemblement final. Je dis alors, en demandant l'accréditation de Dieu, en ce qui concerne l'extinction de l'univers, cela dépend de l’existence, car la fin de l'âge de la terre dépend, à son tour, et Dieu sait mieux, de l’épuisement des matières dont dépend la population terrienne. Lorsque ces matières seront épuisées, c’est à ce moment-là que sa ruine survient, Allah dit : « Et que la terre sera nivelée, et qu'elle rejettera ce qui est en son sein et se videra, et qu'elle obéira à son Seigneur et fera ce qu'elle doit faire » (Sourate al-Inshiqâq, 3-5). Il a également dit : « Quand la terre tremblera d'un violent tremblement, et que la terre fera sortir ses fardeaux et que l'homme dira : "Qu'a-t-elle ?" ce jour-là, elle contera son histoire, selon ce que ton Seigneur lui aura révélé [ordonné]. » (Sourate al-Zalzalah, 1-5). Ce qui indique que le temps de survie de la terre ne vient pas à échéance à moins que ses abondances s’épuisent. Ne pense pas que le monde est en meilleure état de ce qu'il était dans le passé, certes, il l’est en apparence, mais pas dans le sens caché. Ce monde est plus proche de son déclin, car la majorité de ses ressources intérieures sont apparues sur sa surface : certes, le comblement de sa surface est la preuve apparente de sa ruine intérieure, et lorsque toute sa richesse s’épuise, la fin arrivera, et cela doit arriver parce que la totalité des limités ne sont pas infinie.

 

Si tu as bien saisi cela, n’exclus pas alors le but de ce monde, et tu dois dire qu'il doit y avoir un jour où le système de la terre sera perturbé et ses mouvements seront paralysés, et en raison de cette paralysie que le soleil apparaitra de l'ouest et rejaillira, contrairement à son habitude, un feu de son intérieur, d'où le hadith qui relate les signes de la fin des temps : « … Et par la suite jaillira un feu du coté du Yémen du fond d'Aden qui conduira les gens au lieu du rassemblement final ». (Rapporté par Abû Dawûd dans ses Sunan). Tout cela indique que le soleil évacuera tout son contenu, bien que sa durée de vie n’ait pas été indiquée. Le Tout-Puissant a dit à Son Prophète : [dis :] « et je ne sais si ce qui vous est promis est proche ou lointain », (Sourate al-Anbiyâ, 109), c'est-à-dire que je ne sais pas quand l’ultime moment arrivera, bien que je sois sûr de son existence, malgré cela, tous les prophètes ont déclaré son approche et mirent en garde leurs nations. Cette fin du monde peut être aussi proche dans un cas de figure et loin de l'autre, elle est loin par considération à la vie en général, qui ne se limite pas à un homme sans l'autre, elle comprend des longues époques et de nombreux siècles. Ce monde s’est adressé à Adam, en disant : « tu es venu après que ma jeunesse soit passée ». Où est donc l’époque de sa jeunesse si l'avènement d'Adam est arrivé bien après ? Et combien de nombre d'années se sont écoulées après Adam et la situation est que ce monde apparait comme s’il est encore dans ses premiers temps. Quant à l’approche de la fin des temps, que la foi exige de nous d’y croire comme il a été rapporté dans les Hadiths et le Saint-Qorân, concerne l’homme en sa propre personne, Allah dit : « Et l'ordre [concernant] l'Heure ne sera que comme un clin d'œil ou plus bref encore ! », (Sourate an-Nahl, 77), ce qui indique que la fin est plus proche de l'homme, car il n’y a rien entre lui et elle que de se séparer de son corps.

 

En résumé, il est entre l'homme et la résurrection que la durée de sa vie qui est la période de son existence et l’autre lors de sa résurrection [au grand rassemblement final], et comme disent les vertueux : «celui qui décède, adviendra sa résurrection ». Tu ne peux pas imaginer le temps passé sur ce monde, qui est le même temps vécut par Adam, que la paix soit sur lui, par exemple, car le temps de vie de ce monde est conditionné par rapport à sa population, de sorte que si tu demandais à n’importe quelle personne qui vécut à l’époque d'Adam, que la paix soit sur lui, ou n’importe quel autre personne jusqu’au dernier jour [de ce monde] : combien de temps as-tu vécu ? Il aurait dit : un jour ou quelque moment d’une journée. Tu trouveras ainsi celui qui est mort dans le premier âge adamique, et celui qui mourra à la fin, soient tous d’accord sur cette évaluation. Car la durée de la vie n’est pas mémorisable par les gens de l'au-delà, et si tu as compris ceci, tu auras saisi la proximité du jour de la résurrection et de l’au-delà, et c’est en cette référence que Allah dit dans ce verset : « Ils le voient bien loin, alors que Nous le voyons bien proche », (Sourate al-Ma’ârij, 6,7), c'est-à-dire qu'ils le voient éloigné par considération à la vie en général, et Nous le voyons plutôt proche par considération à la propre vie de l'homme en lui-même. Je suis étonné de voir tous ceux qui nient les choses imprévues qui arrivent après la mort, et qui ont eu lieu dans ce monde pendant le sommeil, car c'est l'outil le plus proche des conditions de l'au-delà. Chaque être est conscient dans l'état de sommeil et ce qui apparait de la bénédiction et de la malédiction, pendant qu'il est séparé de son corps bien qu'il y est attaché. Ne penses-tu pas que s'il se libère totalement de son corps, il aurait atteint plus de ce qu'il a pu obtenir jusque là, et la raison est que sortir de son corps est l’Éveil total, et comme disaient les vertueux : « les gens sont inconscients, lorsqu'ils meurent, ils s'éveillent ! » Le Tout-Puissant dit : « Et bien, Nous ôtons ton voile ; ta vue est perçante aujourd'hui. », (Sourate Qâf, 22), et ceci n'est seulement que la séparation sensorielle. Donc la résurrection est plus proche de l'homme que l'existence, car ce qui sépare seulement les humains de la résurrection n'est que le sommeil autonome, et qui est exprimé par la durée de l'isthme, alors à ce moment-là, tu les verras d'aplomb et contemplatifs, et c'est par cette considération qu'est investie la nuit de la tombe, et Dieu sait mieux.

 

Traduit de l'Arabe par Derwish al-Alawi
Les Amis du Cheikh Ahmed al-Alawi




 
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