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Articles de La Gazette de Mostaganem de 1924 à 1937
Historique de la confrérie - Articles des journaux et magazines de l'époque
Écrit par La presse algérienne   
Dimanche, 07 Septembre 1924 04:35

Voici les quelques articles au sujet du Cheikh al-Alawî ou de sa zaouïa et sa confrérie, que j'ai pu dénichés dans La Gazette de Mostaganem. Journal littéraire ["puis" Journal indépendant] et d'intérêt général.

 

 

 

 

07/09/1924, Fêtes Religieuses Musulmanes de Mostaganem

L'administration des chemins de fer algériens de l’État et du P.L.M. ont l'honneur d'informer le public qu'à l'occasion des fêtes de BenAlioua, qui auront lieu à Mostaganem du 12 au 15 Septembre 1924, une réduction de 50% sur les prix doublés des billets simples de place entière sera consentie aux voyageurs musulmans qui se rendront à Mostaganem pour assister à ces fêtes.

 

Les billets d'aller et retour comportant cette réduction seront délivrés uniquement sur Mostaganem par toutes les gares des chemins de fer algériens de l'Etat et du P.L.M. pendant les journées du 10 au 14 Septembre et pour les trains du 15 Septembre permettant d'arriver dans la matinée à Mostaganem.

 

Les coupons de retour de ces billets seront valables à partir des derniers trains du 12 Septembre jusqu'au dernier train du 16 Septembre au départ de Mostaganem et ne seront susceptibles d'aucune prolongation de validité, ni d'arrêt en cours de route.

 

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13/01/1929, Obsèques du Cheikh al-Harrâg Benkritly

Mardi (08/01/1929) à 11 heures ont eu lieu les obsèques du Cheikh Harrag Benkritly, décédé la veille à l'âge de 77 ans.

 

Harrag Benkritly était né à Mostaganem. Il était président de la Cultuelle musulmane, juge au Tribunal répressif, ancien Conseiller municipal, ancien Adjoint indigène, ancien Conseiller général et ancien Délégué financier.

 

C'est une vieille et noble figure qui disparaît car Benkritly, enfant de Mostaganem, s'était créé une situation commerciale et s'était fait estimer non seulement de la population musulmane, mais aussi d'une grande partie de la population européenne.

 

C'est pourquoi ses obsèques ont donné lieu à une véritable manifestation de sympathie.

 

Dans l'affluence nombreuse, nous remarquions la présence de MM. Lemoine, maire et délégué financier ; Pommer, adjoint au maire ; Pierrat, administrateur, délégué par M. le Sous-préfet retenu pour cause de maladie ; Albert Jobert, conseiller général ; Raoult, colonel, commandant d'armes ; le lieutenant colonel Creuset, et une délégation d'officiers du 2ème Tirailleurs ; les membres du Tribunal, du Parquet et du Barreau.

 

Après les prières dites par le Muphti. M. le Maire prononça un discours rappelant les fonctions remplies par le défunt et les services rendus par lui. M. Pierrat présenta au nom du Sous-préfet et en son nom personnel ses condoléances à la famille. M. Bentounès Adda, Mokadem du Cheikh Benalioua, prononce un discours en langue arabe.

 

Puis l'assistance se retire vivement émue car, comme nous le disons plus haut, Harrag Benkritly qui, de puis quelques années, vivait retiré, avait continué de mériter l'estime de tous ceux qui ont pu l'apprécier.

 

A M. Ahmed Benkritly, à ses enfants, aux nombreuses familles parentes ou alliées, nous présentons l'expression de nos sincères condoléances.

 

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27/10/1929, Un Appel à la Fraternisation

Le 17 septembre dernier (1929) se tenait à la Grande Mosquée d'Alger, le Congrès annuel de la Confrérie des Alaouites. La réunion de cette Assemblée en un tel lieu était due à la bienveillance tutélaire du Gouvernement de la République et à la sollicitude de M. le Gouverneur Généra Bordes.

 

M. Bensmaïne Ahmed, négociant, membre de la Chambre de Commerce de Mostaganem, propriétaire des marques de Thé : « Mafiitih El Kheir, L'astre de la joie et le Palmier», membre et haut dignitaire de la Confrérie, alors de passage à Alger pour la propagande de ses produits, eut le plaisir d'assister à ce congrès.

 

En quelques mots aimables M. Bensmaïne dit à ses coreligionnaires sa joie de se trouver parmi eux pour cette manifestation. Après échange de congratulations, il prononça un petit discours que nous nous plaisons à reproduire pour remercier le Gouvernement de la République Française, M. le Gouverneur Général Bordes et la Cultuelle Musulmane de l'organisation du Congrès allaouite à la Grande Mosquée d'Alger.

 

M. Bensmaïne fait connaître la naissance de la grande Confrérie des Allaouites, fondée par le Cheikh vénéré al-Bûzîdî dont les grandes traditions religieuses et philosophiques furent suivies par son héritier spirituel le Cheikh Benalioua, ici présent.

 

Prié par le Cheikh de souhaiter la bienvenue à l'assistance, il s'exprima en ces termes :

 

« Au nom du Cheikh Benalioua, chef suprême de cette confrérie, au nom de ses nombreux adeptes et en son nom personnel, nous remercions publiquement et avec un sentiment de sincère gratitude le Gouvernement de la République Française, son digne représentant, M. le Gouverneur Bordes ainsi que ses collaborateurs d'avoir permis la réunion de nos congressistes en nous offrant l'hospitalité dans la Grande Mosquée de la capitale. Nous reconnaissons la bonté et le libéralisme avec lequel notre mère patrie, la France, permet à toutes les confessions d'exprimer librement et sans heurts leurs croyances ».

 

« Nous remercions profondément la Cultuelle et son éminent président M. le Grand Muphti, qui avec le concours de l'administration facilita largement notre tâche ».

 

« Nous remercions également les membres de la Presse et notamment M. Bentounès Adda, directeur du journal « El Balagh El Djazairi », ainsi que M. le Muphti de la Grande Mosquée d'Alger, M. le Muphti de Médéa, M. le Muphti de Blida, ainsi que toutes les personnes amies et les congressistes qui ont bien voulu nous honorer de leur présence ».

 

Dans une péroraison émouvante, il termine ainsi :

 

« Je vais vous éclairer sur la doctrine religieuse de notre vénéré Cheikh ; depuis ma plus tendre jeunesse, j'ai connu en lui un homme très simple et profondément bon, enseignant à ses adeptes le bien, principe de toutes religions.

 

« Esprit cultivé et d'une grande érudition, il s'efforça par la persuasion à développer sa doctrine.

 

« Aujourd'hui notre confrérie compte parmi les plus importantes de l'Afrique Française.

 

« Laissez-moi, Messieurs, vous dire notre joie de vivre sous l'égide protectrice du drapeau tricolore, nous permettant de nous instruire et d'aller en avant du progrès dans notre Algérie,

 

« Travaillons ardemment à convaincre nos coreligionnaires de l'esprit d'équité et de bonté que nous a toujours manifesté notre patrie la France.

 

« Je souhaite à tous ceux qui sont venus nombreux honorer notre manifestation, bonheur et prospérité.

 

« Pour terminer, mes chers frères, je souhaite ardemment vous voir longtemps et toujours aussi nombreux à nos manifestations, et pour cela laissez-moi vous dire qu'il existe un élixir de longue vie dont vous êtes tous friands je crois, c'est le thé « Mafatih El Kheir ».


B. A.

 

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23/08/1931, Une Grande Fête Religieuse

Les 8 et 9 août, la Zaouïa du Cheikh Benalioua a été l'objet d'une animation extraordinaire. Une foule nombreuse de fidèles s'y trouvait, venant du Riff et des confins de la Kabylie.

 

La fête annuelle qui de coutume se déroulait à Alger et qui celte année eut lieu à la grande Zaouia de Tijditt, autour de laquelle tous les adeptes du vénéré Cheik étaient massés et qu'on pouvait évaluer à plusieurs milliers, eut un plein succès religieux.

 

Le Cheikh Benalioua est trop connu pour qu'il soit nécessaire de citer ses qualités d'homme de bien. Philanthrope et pratiquant, sans compter, toutes sortes de bienfaits, il est facile de comprendre de quelle vénération il se trouvait être l'objet.

 

Nous avons pu assister à l'impressionnant spectacle des fidèles récitant les prières rituelles.

 

Par la suite des discours furent prononcés par MM. Bentounès Si El Menouar parlant au nom du Cheikh, M. Si Taïeb Mehadji, le Cheikh Si Said Ezzouaoui, Si Mohamed Bouchenak, Si Mohamed Elaïd qui surent faire ressortir les paroles dont le cœur de leurs coreligionnaires doit être empreint.

 

De nombreuses notabilités de notre ville avaient tenu à rehausser de leur présence cette inoubliable cérémonie.

 

M. Bensmaine Ahmed, le sympathique négociant de notre place, Chevalier de la Légion d'Honneur, Membre de la Chambre de Commerce si avantageusement connu, recevait avec sa courtoisie coutumière, M. Lemoine, maire et Madame, M. Cépy, administrateur à la Sous-préfecture, accompagné de son Khodja M. Bourasse Mazouz,

 

Mme et M. Schwartz, juge au Tribunal, M. Bonelli, juge de paix et sa famille, ainsi que grand nombre d'autres invités.

 

Après réception qui fut empreinte de la meilleure cordialité, M. Ahmed Bensmaine adressait à ces hôtes le discours suivant, que nous nous permettons de reproduire et qui fut vivement apprécié de tous.

 

« C'est avec une vive joie que je vois en Ce jour « de fête sacrée 'le notre confrérie, l'élite de la « population Mostaganémoise parmi nous.

 

« De grand cœur, je la remercie tant en mon personnel qu'en celui du vénéré Cheikh Benaliaoua d'être venue nous honorer de sa présence.

 

« Nos remerciements vont également à toute l'Administration Algérienne dont la bonté coutumière de ses chefs a si grandement facilité la tâche qui nous incombait.

 

« Enfant de Mostaganem, le Cheikh ben Alioua a su se faire aimer par son esprit très cultivé, enseignant à ses nombreux adeptes la droiture et l'honnêteté.

 

« Sa tâche n'a pas été vaine, puisque nous voyons aujourd'hui par le nombre considérable de fidèles venus de tous les points en pèlerinage, la seule empreinte de ses grands efforts couronnés de succès.

 

« Nous formons des vœux de bonheur et prospérité à la mère Patrie qui n'a rien ménagé pour nous laisser jouir de ses innombrables bontés ».

 

Notre sympathique Maire, ainsi que M. Cépy, administrateur, représentant M. le Sous-préfet, s'associaient en quelques termes bien improvisés aux paroles de Bensmaine.

 

Nous ne voudrons pas terminer ce compte rendu sans féliciter, particulièrement, M. Lemoine, notre maire qui, toujours et sans cesse n'a envisagé qu'un but : le bien être et la félicité de ses administrés sans-distinction de race aucune les organisateurs de la fête qui ont droit à toutes nos vives sympathies, de même que les Administrations des Chemins de Fer qui ont en l'heureuse initiative d'accorder une réduction de 50% aux fidèles venus témoigner leur vénération au Cheikh et les remercions au nom de la population indigène des sacrifices qu'elles savent consentir dans de semblables manifestations.

 

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03/07/1932, Le mariage de notre ami, M. Bourras Khatir dans la Zaouia de Si Ben Alioua

Nous sommes très heureux d'avoir appris le mariage de notre ami, M. Bourras Khatir, employé à la Société Générale. A cette occasion, dimanche dernier, un concert musical oriental a été donné dans la Zaouia de Si Ben Alioua qui était trop petite pour contenir l'énorme affluence d'invités tant européens qu'indigènes, qui avaient voulu manifester par leur présence, leurs sentiments d'amitié.

 

A minuit, dans un discours aux termes choisis, notre honorable et distingué conseiller général, M. Albert Jobert, rappela la mémoire et les relations d'étroite amitié qui l'avaient uni à M. Bourras père. Se faisant l'interprète de toute l'assemblée, il formula les meilleurs vœux de bonheur pour les jeunes époux, et remercia MM. Bourras frères, si honorablement connus en notre ville, de la façon charmante avec laquelle ils avaient traité leurs invités.

 

Nous nous rallions à cette manifestation de sympathie, et nous adressons nos sincères félicitations aux familles qui viennent de s'unir.

 

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26/09/1936, Ihtifal Allaoui

Ihtifal Allaoui. - Commençant Vendredi les fêtes annuelles de la confrérie allaouia. On peut assurer que le congrès de cette année obtiendra un formidable succès, il se terminera Dimanche à la Grande Zaouïa du quartier qui porte Ion nom, la journée de Samedi étant réservée à Sidi-Hammou.

 

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11/09/1937, L'Ihtifal des Allaouia

L'Ihtifal des Allaouia se tiendra cette année à Mostaganem les 17, 18 et 19 Septembre. Il n'est pas nécessaire d'exalter tous les avantages que procure ce congrès qui compte parmi les plus importants du monde musulman. Invitation cordiale à tous.

 

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