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Le Groupe interprète du Cheikh al-Alawi en Occident
Ce qui a été dit sur le Maître - Articles au sujet du Maître
Écrit par Derwish al-Alawi   
Vendredi, 19 Avril 2013 01:22

Voici une belle parole du Cheikh al-Alawi : "Je suis une âme nue et une âme a besoin d’un corps. Elle a besoin d’une langue, d’oreilles, d’yeux, de mains. Je cherche un corps. Si je trouvais un groupe qui soit mon interprète auprès du monde de l’Europe, on serait étonné de voir que rien ne divise l’Occident de l’islam". Grâce à Dieu que le vœu du Cheikh Ahmed al-Alawi soit finalement réalisé après 70 ans, hormis les quelques ouvrages qui ont été traduits bien avant. Note : certains ouvrages sont disponibles sur notre site en texte et en fichier PDF.

 

 

Par exemple :

  • "Recherches  - Alawiyya- dans la philosophie Islamique" (Recherches philosophiques)
  • "Sa Sagesse" (quelques-unes de ses Hikam traduites)
  • "Extraits du "Diwan" (recueil de poésies).

 

Ce travail de traduction a été réalisé surement à partir des années 40-50 par l’Association « Les Amis de l’Islam » fondée par Cheikh Adda Bentounès (1898-1952) et principalement dirigé par Abd-Allah Réda (Alphonse Izard) qui, par ce travail, peut être considéré comme le pionnier de ce Groupe espéré par le Cheikh al-Alawi (QS) dont Abderrahmane (Charles) Tapié fut l'inspirateur.

 

D'autres ouvrages traduits par « Les Amis de l’Islam » :

  • Le Dogme de l’Islam (qui n'est pas un livre du cheikh al-Alawi, mais un ouvrage de la zawiya de Mostaganem sur les 5 piliers plus du wird.
  • Johan Cartigny, Le Cheikh al-Alawi : Documents et témoignages (qui n'est pas un livre du cheikh al-Alawi mais sur lui) Drancy, France, Éditions Les Amis de L’Islam, 1984 - 104 pages

 

Nous avons jugé opportun de mentionner les traducteurs occidentaux ou autres des œuvres du Grand Maître Soufi et tous ceux qui y ont contribué à faire connaitre  son œuvre en général au monde occidental.

 

1- Martin Lings.

Le premier de tous ceux qui a eu le mérite de faire connaitre le Cheikh al-Alawi au monde Occidental par son livre "A Sufi saint of the twentieth century: Shaikh Ahmad al-Alawi, his spiritual heritage and legacy (1959)". Traduit en français "Un saint soufi du XXe siècle, le cheikh Ahmad al-'Alawî" Éditions du Seuil, Points, Sagesses S38, Héritage et testament spirituels, Paris, 1990 - 281 pages. (M. Lings s’inspira abondamment de Rawda al-Saniyya du cheikh Adda Bentounès pour rédiger son "Saint soufi du XXe siècle" et qui reste l'ouvrage biographique de base sur le cheikh al-Alawi). Il est à noter que que quelques extraits du Diwan" (recueil de poésies) ont été traduits par M. Lings.

 

Présentation :

Martin LINGS, Un saint soufi du XX. siècle,le cheikh Ahmad al-Alawi. Traduit de l'anglais. Seuil, 1990, 284 pages.

L'ouvrage s'ouvre sur l'émouvant témoignage d'un médecin français installé à Mostaganem. Il décrit longuement le cheikh al-Alawi (1869-1934), son domicile, sa vie ascétique, ses activités et celles de sa confrérie, dont la construction et l'inauguration enthousiastes du local de celle-ci. Il nous fait part de ses conversations fréquentes avec lui, entre 1920 et ses derniers instants « Je vais enfin reposer dans le sein d'Allah ». Après un chapitre bref et opportun sur les origines du soufisme, M. Lings (musulman, auteur d'une vie de Muhammad cf. Études, juin 87) donne une autobiographie partielle du cheikh al-Alawi, de milieu très pauvre, longtemps presque analphabète, savetier à 12-13 ans et déjà assidu aux réunions de prières d'une confrérie biographie complétée par l'auteur. La deuxième partie de l'ouvrage est consacrée à la doctrine du cheikh mais au lieu de se limiter à des extraits de ses nombreux écrits (16 au total), M. Lings analyse et commente certains pôles de la mystique islamique. Si la multiplication des détails se révèle parfois fastidieuse, certains sont instructifs la danse soufie (p. 101-104), le rosaire, le vêtement et le voile, le  sens des rites, le symbolisme de la purification, etc. L'exposé est certes émaillé d'admirables citations du cheikh, mais il faut attendre le dernier chapitre pour lire, dans leur simplicité dépouillée, ses « Poèmes choisis ( 18 pages), tournés vers la quête de la vérité, de l'unité, de l'« unification absolue avec Dieu.

Couverture

 

2- M. Chabry.

Un traducteur averti que je salue chaleureusement :

  • Lettre ouverte à celui qui critique le soufisme, , St-Gaudens, 2001 - 121 pages, puis réédité par Médicis Entrelacs en Octobre 2011 .
  • Sagesse céleste (Mawâdd al-ghaythiyya) - Traité de soufisme, , Cugnaux, 2007 - 428 pages
  • Le chant soufi samâ`", Extraits du "Diwan" (recueil de poésies) du Cheikh al-Alawi. ,, 2011 - 244 pages
  • De la révélation. Commentaire ésotérique de la sourate "L'étoile" & "Sublime présence" (poème du Cheikh Ahmed al-Alawî). Un travail de traduction de M. Chabry et J.J. Gonzalez. Médicis Entrelacs, 28 oct. 2011 - 144 pages.
  • Les contours de la sainteté dans la figure de l’algérien Ahmad al-Alawî (1874-1934), fondateur de la confrérie Alawiyya. Mémoire présenté en vue du diplôme de l’EHESS. Spécialité : Anthropologie historique. Septembre 2012
  • Dîwân. une traduction intégrale des poésies du cheikh Muhammad b. al-Habîb al-Bûzîdî (m. 1909), de Ahmad b. Mustafâ al-‘Alawî (1874-1934), et de Adda Bentounès (1898-1952), paginée de la même manière que l’édition en arabe la plus répandue, celle de l’imprimerie de la confrérie à Mostaganem. Le Dîwân du cheikh al-‘Alawî représente l’expression la plus évidente de son élection particulière (khusûsiyya) et de la profondeur de ses états spirituels.​ Édition 2017.

Photo

De la révélation

 

3- Pascale M Benouali-Rickenbacher : LE LIVRE DES DIX RÉPONSES : LES PRÉLIMINAIRES DU SHAYKH AHMAD IBN MUSTAFA AL-ALAWI : PRÉSENTATION, TRADUCTION INTÉGRALE ANNOTÉE (al-Ajwiba al-'Achra), mémoire présentée en vue de l'obtention de grade de licence en langue arabe, institut orientaliste, département en langue arabe et islamologie, Bruxelles, Aout 1987. (contenu de la mémoire : une synthèse sur la vie du Cheikh al-Alawi et ses œuvres, les détails du déplacement du cheikh al-Alawî à paris en vue d’inaugurer la mosquée de Paris en 07/1926 avec quelques corrections historiques, traduction de l'introduction des dix réponses et un résumé du contenu des quatre premières réponses seulement sans les avoir traduites intégralement). Lien.

 

4- Abdul-Karim Jossot

  • "Le sentier d'Allah". Écrit en 1923 en 200 pages avec des illustrations. Il en élague très vite la partie romanesque et le publie, à compte d'auteur, en une brochure d'une trentaine de pages, sans illustrations en 1927.

 

http://gustave.jossot.free.fr/sentier.jpg

 

5- Salah Khelifa

  • "Alawisme et Madanisme, des origines immédiates aux années 1950", Thèse de doctorat, Université Jean Moulin Lyon II. (PAR-DELÀ CETTE THÈSE NOUS AVONS VOULU DÉMONTRER L'EXISTENCE DU SOUFISME (MYSTIQUE MUSULMANE), RÉALITÉ NIÉE, MÉCONNUE OU IGNORÉE DE PRESQUE TOUS LES SPÉCIALISTES DU MAGHREB CONTEMPORAIN. EN GUISE D'INTRODUCTION, NOUS AVONS ESQUISSÉ LES CONDITIONS OBJECTIVES DANS LESQUELLES AVAIT ÉVOLUE LE SOUFISME ALAWI ET MADANI : MOSTAGANEM, QSIBAT AL-MADYUNI, LES CONFRÉRIES RELIGIEUSES MAGHRÉBINES ET LE MONDE ARABE DANS LA PREMIÈRE MOITIE, DU XXE SIÈCLE. LE CORPUS DE LA THÈSE S'ARTICULE AUTOUR DE TROIS GRANDS AXES : D'ABORD L'HISTORIQUE DES DEUX CONFRÉRIES (ALAWI ET MADANIE) C'EST-A-DIRE LES BIOGRAPHIES RESPECTIVES DES SHAYKH AL-ALAWI (18691934), AL-MADANI (1888-1959) ADDA IBN TUNIS (1898-1952) ET LA CRISE INTERNE QUI A FAILLI ÉBRANLER LA CONFRERIE ALAWIE APRÈS 1934. LE 2EME AXE GRAVITE AUTOUR DE LA CONCEPTION DES 2 CONFRÉRIES. LE SHAYKH (MAITRE SPIRITUEL) ÉTANT LE DÉPOSITAIRE DE L’HÉRITAGE PROPHÉTIQUE INITIAIT LES MURIDUN (DISCIPLES) QUI ÉTAIENT NON SEULEMENT DES MUSULMANS DE NAISSANCE, MAIS AUSSI D'ORIGINE EUROPEENNE, QUOI QUE PEU NOMBREUX. L'INITIATION AVAIT LIEU DANS LES ZAWIYA-S DISSÉMINÉES AU MAGHREB, AU MACHREQ, EN EUROPE, AUX AMÉRIQUES ET EN AFRIQUE. C’ÉTAIT GRÂCE AUX DONS DE CERTAINS ADEPTES ET SURTOUT AU LABEUR DES DISCIPLES EUX MÊMES QUE VIVAIENT LES FUQARA (DISCIPLES) INSTALLES A DEMEURE DANS LES ZAWIYA-S. LE 3EME AXE DE NOTRE THÈSE A TRAIT A LA MÉTHODE ET AUX ENSEIGNEMENTS SPIRITUELS. LA RELIGION ISLAMIQUE ÉTANT FONDÉE SUR 3 PILIERS (ARKAN) : L'ISLAM, L'IMAN (FOI), L'IHSAN (LA PERFECTION DE L'ACTION), LES SHAYKH Y INITIAIENT LEURS DISCIPLES ET GRÂCE AU DHIKR (INVOCATION, MENTION DU NOM DE DIEU) MÉTHODIQUE, LES AIDAIENT A PARCOURIR LE CHEMIN (MASLAK) SPIRITUEL ET A PARVENIR A LA RÉALISATION SPIRITUELLE.) 1987, 2988 pages.


 

 

 

 

 

6- Nabîl Badrâwî

  • Cheikh al-Alawi, L'Arbre aux secrets, Albouraq. - 2003 - 57 pages

 

 

7- D. Tournepiche

  • Commentaire ésotérique de la sourate l’Étoile,  2008 - 30 pages
  • Les dons sanctifiés (al-Minah al-Qudussiyyah), j'ignore si la traduction est intégrale ou partielle.
  • La voie du Taçawwuf, Dar Albouraq, 2006 - 111 pages

 

 

8- Derwîsh al-Alawî (Les Amis du Cheikh Ahmed al-Alawî), bien que j’estime que ma traduction n'est pas parfaite.

  • La Voie du Soufisme (Minhâj al-Tassawwuf)
  • Extraits du "Diwan" (recueil de poésies) du Cheikh Ahmad al-Alawî
  • Résumé de L'arbre aux secrets‎ (Dawhat al-Asrâr)
  • Résumé de Le modèle unique arborant le monisme pur (al-Namûndej al-Farîd)
  • Résumé de Les propos abordables par les intellects (al-Qawl al-Maqbûl)
  • Un résumé des dons sanctifiés - Les très saintes inspirations - l’Éveil de la conscience (al-Minah al-Qudûssiya) est en cours de traduction, publié au fur et à mesure sur ce site.
  • 1ère & 2ème introductions des Préceptes En Renfort (en complément de Sagesse céleste (Mawâdd al-ghaythiyya) - Traité de soufisme traduit par M. Chabry, manquantes dans le livre.
  • Résumé de La clef du témoignage oculaire (Miftah al-Shuhûd)
  • Quelques articles du Cheikh al-Alawî publiés dans son Journal (al-Balâgh al-Jazâïrî)
  • L’ascension des cheminants et l'aboutissement des parvenus (Mi'râj al-sâlikîn wa nihâyat al-wâssilîn)

 

9- Traductions diverses

  • Graines de lumière. Éditions Albouraq, 2010 - 538 pages. Il semble que ce livre soit un recueil d'articles (communications faites lors du Centenaire de la Tariqa Alawîya - 2009 -) regroupant un certain nombre d'interventions.

 

 

9 bis- Ahmed Benalioua (Traducteur) 

  • Les très saintes inspirations ou l’Éveil de la conscience par Ahmed ibn Mustapha al-Alawi (Al-Minah al-Qudûssiya) Lien

Un livre tout simplement unique. Sans équivalent au moins en langue française. Par ailleurs, cette uvre réunit l'influence et la sainteté de deux figures majeures de l'ésotérisme islamique : Ibn Achir et surtout le sheikh al-Alawî. Toute l'expérience spirituelle et la sagesse de ce maître du XXe siècle transpirent à chaque page, chaque ligne. Nous avons ici l'exemple concret d'une transposition de textes sacrés. Partant de données coraniques ou prophétiques pour synthétiser le droit musulman et le rendre accessible au peuple, Ibn Achir rédigea une épître succincte qui connut le succès immédiatement. C'est de cette même épître que le sheikh al-Alawî va extirper toute la moelle. C'est tout l'esprit caché derrière la lettre qu'il nous livre. Mais plus encore, il nous enseigne tout au long des pages la pédagogie de cette science qu'est la transposition permettant de voir ce qui se situe au-delà des sens extérieurs. Un ouvrage sans précédent dont le profit est sans limites.

 

 

 

 

 

 

 

10- Ibrahim Titus Burckhardt :

  • Le Prototype Unique. Revue Études Traditionnelles, N° 224-225, Août - Septembre 1938

 

11- Quant aux ouvrages :

  • Réponses à l’Occident
  • La mer en ébullition : Commentaire du Coran
  • Cognitions Universelles

Il est possible qu'il existe des traductions en français quelque part dans des archives plus ou moins inaccessibles, mais le fait est qu'ils n'ont pas été publiés. D'ailleurs, s'agissant des "réponses à l'Occident", même en arabe, seule l'introduction en a été publiée, dans la Rawda al-saniyya du Cheikh Adda Bentounès qui est l'ouvrage biographique dont s'est abondamment servi Martin Lings pour rédiger son "Saint soufi du XXe siècle", qui reste l'ouvrage de base sur le cheikh al-Alawi. C'est d'ailleurs également le cas de deux autres ouvrages du Cheikh :

  • Miftah al-Shuhûd
  • Al-Minah al-Qudûssiya

Il existe des traductions mais elles n'ont pas été publiées, peut-être parce que la traduction et le style en français laissaient à désirer.

 

12- Ceux qui ont contribué à faire connaître le Cheikh al-Alawî et son enseignement :

  • Denis Grill (Les Commentaires du Qorân du Cheikh Ahmad al-Alawî) dans Graines de Lumières. Héritages du Cheikh al-‘Alawî. Centenaire de la Voie soufie ‘Alawiyya 1909-2009, Paris 2010, p. 302-330.

 

  • Éric Younes Geoffroy (Le Rayonnement Spirituel du Cheikh al-Alawi en Occident, Cheikh Ahmed al-Alawi, l'initiateur soufi, etc...)

 

  • Bruno Solt (Cheikh al-Alawi, un homme ivre de Dieu)

 

  • Michel Vâlsan (Notes sur Cheikh al-Alawî)

 

  • Jean-Henri Probst-Biraben (Une confrérie musulmane moderne : l’Alawiyya, Cheikh al-Alawi, un exemple de guide spirituel de l'Islam, Cheikh sidi Ahmed Ben-Alioua marabout moderne et francophile)

 

  • Marcel Carret (Souvenir du Cheikh Ahmed al-Alawî)

 

  • Augustin Berque "Un mystique moderniste : Le Cheikh Ben-Alioua, Revue africaine n° 79, 1936 Vol 2, connu par le nouveau titre : Voyage à travers l'œuvre du Cheikh Ben-Alioua.

 

  • Mohamed Moncef Khangui "Le soufisme à travers les poèmes du Cheikh Al Alawi",  thèse soutenue à l’Université Michel de Montaigne (Bordeaux), déc. 2005, (453 pages). La thèse se présente comme suit :L'introduction puis au chapitre I, présentation générale de la ville de Mostaganem, ville natale du Cheikh Al 'Alawi dans son contexte géo-historique et socioculturel. Au chapitre II :la biographie du Cheikh al-'Alawi :son instruction, son rôle religieux et politique, guide et chef spirituel.Au chapitre III : l'aspect des œuvres de Cheikh al-'Alawi. Diversifiée, c'est une œuvre polyvalente, elle représente à la fois des capacités intellectuelles profondes et un savoir incomparable. La deuxième partie avec ses trois chapitres met l'accent essentiellement sur la présentation du soufisme en tant que dimension spirituelle, les états spirituels, et l'inspiration soufie de la tariqa al-'Alawiyya. La troisième partie, Ce sont les poèmes du Cheikh Al'Alawi, écrits en Arabe et traduits en Français, au chapitre suivant l'analyse et commentaire de quelques poèmes qui caractérisent l'aspect soufi dans ses multiples dimensions. La conclusion définit le travail effectué, la biographie de certains soufis et mystiques, des savants réputés et quelques compagnons du Prophète Mohamed, La bibliographie et l'index des noms propres clôturent la thèse. Lien.

 

  • Foad Khatir "Le changement de politique algérienne à l’égard des confréries religieuses musulmanes : de la persécution à la réhabilitation, le cas particulier de la tariqâ ‘Alawiyya 1909-2009". Thèse d’histoire juin 2016, Université Toulouse Jean Jaurès: " Résumé de la thèse: La place des zaouïas et plus particulièrement celle de la ‘Alawiyya dans l’Algérie contemporaine, pendant la montée du nationalisme et la lutte de libération, ne peut pas être considéré que du point de vue politique.  1) L’administration coloniale : la confrérie était étroitement surveillée par les services de la police des renseignements généraux. La stratégie de la confrérie consistait à rester neutre autant que possible mais elle n’hésitait pas à défendre la préservation de l’identité arabo-musulmane. 2) Le mouvement du réformisme : avec  l’Association des Oulémas Musulmans Algériens (AOMA) fondée le 5 mai 1931 avec à sa tête le Président Ibn Badis qui contribua à la montée du sentiment nationaliste algérien. Le cheikh al ‘Alawi exhorta et soutint cette initiative et tenta d’y participer jusqu’au moment où la position des Oulémas consista à marginaliser les zaouïas algériennes. 3) Les milieux nationalistes algériens :  la confrérie ‘Alawiyya entretenait des relations étroites avec le Parti du Peuple Algérien (PPA) fondée en 1937 par Messali Hadj. Les événements du 8 mai 1945 à Sétif précipitèrent la préparation de la Révolution algérienne pendant laquelle le cheikh Mehdi Bentounes joua son rôle. 4) Les gouvernements algériens successifs : La confrérie ‘Alawiyya entendait lutter contre la nationalisation des biens habous. Le gouvernement Boumediene mena une vaste campagne de persécution contre le cheikh Mehdi Bentounes et procéda à son arrestation en 1970. La confrérie agissait dorénavant sur le terrain Européen avec le cheikh Khaled Bentounes qui procéda à la création de nombreux projets culturels et de jeunesse, reconnus par les instances officielles. La méfiance de l’Etat à l’égard des confréries s’expliquaient par les accusations de collaboration avec l’administration coloniale de la part des milieux nationalistes. Les persécutions finirent progressivement par marginaliser un courant religieux- soufisme (taçawwûf) qui était présent en Algérie depuis le début du millénaire et qui composait un patrimoine immatériel important pour l’Algérie. Il a fallu l’avènement de la montée du fondamentalisme religieux qui aboutit à la guerre civile dite « les années noires » pour que le Gouvernement algérien procède à la réhabilitation des confréries religieuses en Algérie.

    Soutenance publique: que dit le jury: Au milieu d’un public composé majoritairement de fidèles de la confrérie Alawiyya (c’est à Fronton que celle-ci a installé sa zaouia en région toulousaine), nous écoutons les commentaires du jury (Mme Saahidia, MM Pervillier, Geoffroy, Vermeren, Cantier). Pour apprendre à quel point à l’époque française les confréries étaient l’objet d’une surveillance étroite, par exemple de la part du corps des Officiers d’affaires militaires musulmanes (AMM). Avant 1914 en particulier, un sujet musulman d’Algérie ne pouvait quitter sa circonscription sans autorisation, a fortiori quitter l’Algérie pour se rendre en France ou au Maroc, où la confrérie a une forte implantation, particulièrement autour de Nador.

    Les archives militaires françaises, libres d’accès, sont une source historique importante pour toutes les confréries. Si dans la presse les évaluations chiffrées sur le nombre de « khouans » sont rares, dans les archives publiques coloniales elles abondent. Pour l’après indépendance, les sources publiques sont difficiles d’accès, d’autant que certains dossiers sont passés du « public » au « privé », si bien que l’usage des sources internes à la confrérie a été essentielle pour le candidat. A l’époque du gouvernement de Vichy, les confréries ont fait l’objet d’une sollicitude particulières, car elles étaient vues comme les représentantes d’une Algérie rurale qu’il fallait favoriser face à un nationalisme urbain.

    Tant au Maroc indépendant qu’en Algérie indépendante, les confréries ont  connu une double méfiance des autorités: parce qu’elles avaient pu être favorisées par le pouvoir colonial (qui par ailleurs les surveillait étroitement), parce qu’elles représentaient, face à un désir de modernité, une tradition méprisée, tout comme d’autres traditions du monde rural (berbérisme, tribus…) telles que les étudiait l’ethnologie, marginalisée au profit de l’économie ou des sciences sociales « modernes ». Du coup il nous faut redécouvrir plus tard ce que furent et cet islam « traditionnel » des confréries et ceux qui l’ont étudié comme Augustin Berque, longtemps en charge des « affaires indigènes » au Gouvernement général de l’Algérie. C’est depuis la présidence de Bouteflika pour l’Algérie qu’un espace social et politique est à nouveau accordé aux confréries, considérées comme médiatrices entre le pouvoir et toute une part de la société civile, alors que dans les premières années le pouvoir « FLN » n’a révéré que les oulémas « modernistes ».

    Ne pas oublier que ce qu’on appelle « maraboutisme » en Afrique du Nord française est une forme de religiosité présente dans le monde entier, celle de familles de « chamans », c’est-à-dire d’intercesseurs entre les humains et le monde surnaturel qui se sont adaptés aux différents monothéismes, en particulier à l’Islam, aussi bien en Indonésie, en Asie Centrale, en Afrique noire, que dans les mondes arabophones. De même la spiritualité mystique que représente le soufisme est développée dans toutes les formes de l’islam à travers le monde. Lien.


  • Samrakandi Habib, "Alawiyya et Tijaniyya, Islam confrérique en France contemporaine". Thèse d’anthropologie, Toulouse EHESS, 2015. "L’étude de Mohamed Habib Samrakandi permet d’en apprendre beaucoup, dans un texte érudit sur deux « confréries maraboutiques » maghrébines qui font évoluer le mysticisme musulman dans sa pratique quotidienne, « tant pour le contenu des rituels que pour les croyances, au contact de sociétés d’accueil fortement sécularisées… Un Islam ésotérique sécularisé qui fera certainement concurrence à l’Islam des mosquées ».

    En profane, rappelons quelques données de base. Pour la République française laïque, la présence de musulmans sur son territoire relève de la sphère privée. La fondation de la mosquée de Paris en 1926 est simplement un acte politique en faveur des anciens combattants musulmans de la première guerre mondiale et au profit du sultan du protectorat marocain. Cette présence « privée » de millions de musulmans en France est encore conçue comme temporaire vers 1974 quand le gouvernement français signe des conventions avec les Etats maghrébins, à la fois pour organiser (quand le plein emploi disparaît) un « retour des migrants » qui n’aura pas lieu, et pour charger parallèlement ces Etats d’enseigner en France la « langue et la culture d’origine » aux enfants de ceux qui ne sont pas en passe de rentrer chez eux. Cette religion musulmane n’a pour l’essentiel pas d’organisation centralisée, nationale ou internationale, comme l’ont le christianisme ou le judaïsme implantés en France de longue date et respectant les règles de la République. Chaque mosquée est gérée par une petite organisation auto-proclamée, si elle le peut avec un imam (desservant) financé par un Etat étranger, et de plus en plus depuis l’Arabie.

    Les années 1980 ouvrent la possibilité de créer des associations pour les étrangers (radios, mosquées entre autres) : mais aussi de nombreuses associations « représentatives » rivales. Or pour l’islam, seules les confréries forment des réseaux structurés stables, à ramifications internationales, mais aussi capables de s’organiser pour l’ensemble de la France en une expansion qui prouve leur dynamisme. Si le contenu spirituel des confréries est l’essentiel de l’étude de Samrakandi, le contexte institutionnel montre que ce système des confréries est le mode de fonctionnement de l’Islam qui ne dépend pas des Etats « musulmans ».

    En Islam, en comparaison des confessions chrétiennes « protestantes », des ordres monastiques du catholicisme, des synagogues juives ou des loges maçonniques, quelques caractères communs aux confréries : elles donnent une place d’autant plus éminente au « marabout », saint personnage fondateur, que c’est par la descendance de ce cheikh (vieux, ancien) que se transmet la bénédiction divine (baraka) dont bénéficient les adeptes. Ceci n’empêche pas des filiations complexes suite à des scissions. Et inversement chez les émigrés on peut obligé à des négociations pour une recomposition de branches rivales. Les confréries en Islam sont présentes partout, car elles héritent partout (comme les « saints » de tous les monothéismes…) d’une spiritualité « animiste » qui lui vient des shamans (sorciers) exerçant une puissance surnaturelle antérieure et / ou parallèle à celle des grands monothéismes, en particulier ceux des « religions du livre ». La spiritualité des confréries est à la fois traditionnelle, souple et diversifiée, facteur de cohésion sociale. Ceci explique pourquoi les « marabouts » ont semblé aux puissances coloniales des forces stabilisatrices (qu’il fallait certes surveiller de près), en particulier en milieu rural, tout comme au XXIe siècle des Etats « musulmans » en crise sociale s’appuient sur ces marabouts pour résoudre des conflits insolubles pour les administrations « modernes ».

    A l’opposé, en terre d’islam, les partis nationalistes en période coloniale, puis les Etats indépendants modernisateurs (y compris ceux dont le discours fut ou reste marxisant) ont vu dans les marabouts des forces rétrogrades et anti-nationales, alors que l’islam rigoriste était porteur d’une unicité et d’une pureté nécessaires à la centralisation politique, quitte à en devenir le rival inexpiable.

    Samrakandi, lui-même fils de l’imam d’une importante mosquée de Marrakech au Maroc, a mené pendant une dizaine d’année des enquêtes auprès des adeptes des deux confréries Alawi et Tijani (nous simplifions les noms) en France, au Maroc et au Sénégal. Il nous aide à comprendre les croyances véhiculées par celles-ci, ce qui leur permet d’étendre leurs réseaux en France, leur mode de cohabitation avec le christianisme comme avec la laïcité à la française, leur manière d’accueillir les non-musulmans convertis, les femmes, les jeunes, dans ces univers traditionnellement marqués par la domination des hommes âgés (cheikh).

    Ce travail d’anthropologie sociale et historique porte une extrême attention à tous les supports de cette religiosité : la formation de l’auteur à l’ergonomie le rend sensible aux détails corporels de la spiritualité. La part des vêtements « traditionnels » (blancs en particulier) ou des habits occidentaux courants. Les décors de cérémonies (nappes et tentures blanches). Les nourritures de fête : le plus souvent frugales, puisant dans la tradition, ce qui n’exclut certes pas les boissons gazeuses industrielles. Les gestes qui doivent souligner la piété, avec la modestie des uns et le pouvoir des autres. Mais soyons particulièrement attentifs à ce qui permet la transmission chez les fidèles. Transmission de l’information associative vers les fidèles et au delà : quelles affiches et flyers, bulletins diffusés en France dès les années 1920, intensité de la diffusion par haut-parleurs en milieu sénégalais, adoption d’internet. Diversité des langues autres que l’arabe classique, entre les langues sénégalaises, les arabes dialectaux maghrébins, le français. Transmission du message divin passant par la personne du cheikh de la confrérie : sa simple présence aux cérémonies, mais aussi son accolade ou les mains des fidèles qu’il serre, les selfies qu’il consent (immédiatement diffusés), voire lors d’un repas de cérémonie où chacun mange à la main dans le plat commun, les boulettes faites de sa main qu’il offre aux hôtes importants. Le cheikh utilise bien sûr l’arabe classique, mais aussi les diverses langues d’usage que comprennent les fidèles. Le cheikh est entouré d’assistants qui le servent, le protègent, jouent les intermédiaires envers les fidèles. Au Sénégal, le cheikh est en particulier assisté d’un griot, personnage essentiel de tout pouvoir traditionnel ou moderne, en milieu animiste comme en milieu monothéiste. Celui-ci récite par cœur les sagas à la gloire de son maître, répète ce que celui-ci vient de dire d’une voix basse en l’amplifiant, en le chantant, en y ajoutant fioritures et commentaires, dans les différentes langues que l’assistance comprend. La réception du message divin par les fidèles passe parfois par l’écrit : si la lecture en arabe classique est la forme la plus prestigieuse, y compris sur tablette numérique de nos jours, le texte peut être photocopié en caractères phonétiques latins pour aider les « analphabètes en arabe », souvent convertis ou jeunes. La répétition orale est la forme principale d’assimilation du message divin. Répétition souvent avec apprentissage du souffle qui peut procurer des extases. Mais aussi toute une gradation de l’expression orale, en direction du chant choral collectif travaillé, mais aussi avec accompagnement de musique instrumentale et/ ou avec une gestuelle qui peut aboutir à des danses. La part de tous ces « ornements » par rapport au texte « pur » est particulièrement forte en milieu sénégalais et on sait avec quelle haine l’islamisme rigoriste interdit ces ornements. Tous ces rituels s’enracinent dans des traditions et en même temps ne cessent de se transformer et de s’adapter au monde moderne, en particulier pour ceux qui vivent en terre de laïcité pétrie de christianisme. C’est cette transformation qui importe avant tout, pour nous comme pour l’auteur.

    La piété passant par les confréries, avec ce que cela représente d’initiation et d’organisation collective, semble majoritaire au Sénégal et dans les pays voisins (essentiellement Mourides et Tijani). Les envoyés et prédicateurs Tijani partant du Sénégal disposent d’un passeport diplomatique de ce pays. Qu’en est-il au Maghreb, où une ville importante peut compter une quinzaine de confréries différentes ? En France les deux confréries étudiées par Samrakandi accueillent une élite minoritaire, plus encore pour les Alawi que pour les Tijani.

    La retraite, une fois par an ou plus, est la forme de piété qui permet l’initiation, puis la confirmation de la foi. Le cheikh Tijani a accompli le miracle de « vider les bars et remplir les mosquées pour le public des foyers SONACOTRA et des HLM ». Grands rassemblements chez les Tijani qui sont une revanche contre la solitude, affirmation de puissance et de fierté, alors que les Alawi réunissent de petits groupes qui insufflent l’illumination à des individus.

    La fête –non canonique en islam- du Mouloud (Mawlid) célèbre la naissance du prophète : elle est l’occasion d’insister sur la vie de celui-ci, d’organiser une festivité où participent les enfants, tout comme pour d’autres prophètes des monothéismes, en particulier Jésus dont le Noël se veut une célébration commune à toute l’humanité. Dans cette lignée œcuménique, les Alawi issus de Mostaganem en Algérie, poussent loin leur réflexion, particulièrement en France. Leur organisation européenne, dont le siège est à Toulouse, s’appelle AISSA (prononciation arabe de Jésus). Œcuménisme est aussi la ligne de l’Association des Scouts musulmans de France, créée par AISA en 1990. Le syncrétisme pratiqué en France par le cheikh Khaled Bentounes s’appuie aussi sur la pensée de René Guénon, proche de la Franc-maçonnerie.

    Les formes de l’enseignement pratiquées au sein des confréries dénotent des adaptations différentes à la modernité. Au niveau élémentaire, cet enseignement au Sénégal comme au Maghreb se différencie peu de toute autre école coranique (msid). C’est aux niveaux supérieurs que la part de la critique des textes est plus forte en milieu Alawi que chez les Tijani. En émigration en France cet enseignement vient bien sûr en complément de l’éducation « nationale », avec côté Alawi une pression pour obtenir une expansion de l’enseignement de l’arabe au sein de l’école publique elle-même, par des enseignants passés par les concours d’État.

    Pour Khaled Bentounes la post-modernité doit permettre de renouer les liens entre sciences- morale- art, alors que les Lumières européennes du XVIIIe siècle ont séparé ces champs de la vie spirituelle. Il veut s’appuyer sur ces « minorités actives » que sont les convertis, les femmes et les jeunes en milieu musulman européen pour activer la participation à la modernité. Samrakandi est un avocat convainquant de cette ligne de pensée." Lien.

 

13- Textes en d'autres langues occidentales

  • Khalid Williams, Qur'an and the Prophet in the Writings of Shaykh Ahmad Al-Alawî, Islamic Texts Society, 2012. New release by the Islamic Texts Society: The Qur'an and the Prophet in the Writings of Shaykh Ahmad al-Alawi, a translation of several of the Shaykh's commentaries on passages of the Qur'an and invocations of blessing on the Prophet (God bless him and give him peace). Preface by Seyyed Hossein Nasr.
  • Abdas Salam Thystrup & Munira A. Boies, Hymne til Allah sufi-tekster fra de store helgener, vismænd og kendere på den åndelige vej : diwan (Hymne à Allah: les textes soufis des grands saints, les sages et les connaisseurs de la voie spirituelle, La plupart des poèmes sont par Sheikh Muhammad Ibn al-Habib, deux de ces poèmes sont par Cheikh Ahmad al-Alawi et Cheikh Muhammad al-Fayturi Hamouda). Danemark 1992, 1. udgave, Alif - 74 pages.
  • Traducteur inconnu, El fruto de las palabras inspiradas: Comentario a las enseñanzas de Abu Madyan de Sevilla (Al-Mawadd al-Ghaythiyyah), Almuzara : Fundación Azzagra1 avr. 2007 - 432 pages.
  • Abdul-Majid Bhurgri, Intimate Supplication from Shaykh al-Alawî 2005. Le prix du livre électronique, selon son propriétaire légitime, est: "Prières du lecteur, pour l'auteur, le traducteur, son Cheikh, ses parents, son épouse bien-aimée et tous ceux qui ont contribué à l'édition et la distribution gratuite de ce livre puisse la grâce de Dieu accepte leurs prières." MASHALLAH.
    Richard Lang, Shaikh al-Alawi
  • Ibrahim ibn Muhammad Radwan Hakim al-Shaghouri, The branching out of secrets in exposition of the meaning of benedictions upon the Chosen Prophet. Released by www.marifah.net. 1429 H
  • Abdassamad Clarke, (Al-Ism al-Mufrad) On Permissibility of Using the Unique Name of Allah in Dhikr. 2005.
  • Mogamat Mahgadien Hendricks, A kind word in response to those who reject sufism, A thesis submitted in fulfilment of the requirement of the degree of Magister Artium in the Department of Foreign Languages, University of the Western Cape. 2005.
  • Traducteur inconnu, Help-giving Materials arising from the Ghawth's Hikam (Al-Mawadd al-Ghaythiyyah). Link
  • Patrick Laude, Treatise on the invocation of the divine Name.
  • Shaykh Abdul-Qadir as-Sufi : “Knowledge of God : A Commentary on al-Murshid al-Mu'in of Ibn al-Ashir (Shaykh al Alawi)” (Madinah Press). (.) preview book.
  • Leslie Cadavid (translator) and Seyyed Hossein Nasr (introduction), ed. Fons Vitae (2006): "Two Who Attained: Twentieth-Century Sufi Saints, Shaykh Ahmad al-'Alawi & Fatima al-Yashrutiyya", Translated from the Arabic by Leslie CadavidIntroduction by Seyyed Hossein NasrPaperback. Link.
  • Karimah K. Stauch (A biography in German) Shaykh Ahmad Al-'Alawi. Link.
  • Omneya Nabil Muhammad Ayad, The Contemporary Sufi Heritage of Shaykh Ahmad Ibn Mustafa al-‘Alawī: The Seven Spiritual Stages of the Sufi Path (2013). This thesis is dedicated to examining and analyzing one of the Sufi works of Shaykh Ahmed b. Mustafa al-‘Alawī (1869-1934) who was born in Mustaghānim in Algeria and is considered to be one of the contemporary Sufi revivalists of the Twentieth century. The testimonies that were attested by many Western and Eastern intellectuals confirm the essentiality and the profound effect of his writings that were spread not only throughout North Africa but also found its way to Europe and took Paris and Marseille as centers for spiritual teachings.

14- Liens Web





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Mise à jour le Samedi, 17 Juin 2017 07:41
 
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