27-Ahmad al-Barnûsî Zarrûq al-Fâsî
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Écrit par Derwish al-Alawi   
Mercredi, 07 Novembre 2012 02:35

Ahmad Ben Ahmad Ben Muhammad Ben 'Issa al-Barnûsî Zarrûq al-Fâsî (1442-1494 / 846 h-899 h), naquit à Fès. Il fut un juriste (faqîh) par formation et par tempérament. Il passa une grande partie de sa vie à composer des commentaires sur les Hikam d’Ibn ‘Atâ’ Allâh.

 

Zarrûq était un faqîh, et avait une forte tendance à créer des systèmes de pensée cohérents sur la base de principes généraux. Il enseigna un soufisme fondé sur l’intériorité des comportements en accord avec la Loi. Pour Zarrûq, le fiqh et le tasawwuf sont des aspects complémentaires de la tarîqa. Ces deux aspects, la tendance à systématiser et la perception de l’intégralité du fiqh et du tasawwuf, ont conduit Zarrûq à énumérer, d’une manière concise et organisée, les cinq principes de base de la tarîqa Shâdhiliyya. Ces principes montrent aussi combien fut grande cette influence sur la Shâdhiliyya dans les siècles qui suivirent. Dans son ‘Uddat al-murîd al-sâdiq, Zarrûq limite les principes des « Gens de la Voie » (usûl al-qawm) à quatre :

1. Suivre l'exemple muhammadien (Sunna) avec l’attitude correcte ;
2. Témoigner de la grâce divine et faire preuve d’une gratitude constante ;
3. Eloigner son attention de la création et de tout ce qui vient d’elle ;
4. Tourner son regard vers Dieu seul.

Dans une œuvre plus tardive, Les principes de la Voie et les fondements de la Réalité (usûl al-tarîqa wa usus al-haqîqa) , œuvre consacrée entièrement à l’exposé des principes de la tarîqa, Zarrûq adapte les principes mentionnés ci-dessus et en ajoute un cinquième :

1. Crainte de Dieu à l’intérieur et à l’extérieur ;
2. Conformité à la Sunna en paroles et en actes ;
3. Fuite devant la création, dans l’abondance comme dans l’adversité ;
4. Satisfaction à l’égard de Dieu dans la pauvreté et l’abondance ;
5. Se tourner vers Dieu dans la joie et dans la peine.

La formation de Zarrûq en jurisprudence le conduisit à juger la validité du soufisme sur la base du fiqh.

Zarrûq resta pourtant un juriste (faqîh) et un pilier de la communauté intellectuelle de Tétouan jusqu’à l’âge de quarante-six ans, lorsqu’il délaissa l’étude et s’éloigna des hommes. Il écrivit à cette époque :

« Mon passage de la science à l’action fut provoqué par ma rencontre avec les Hikam d’Ibn ‘Atâ’ Allâh, dont je trouvai un exemplaire chez un ami. J’en fis une copie, puis je lus le Commentaire d’Ibn ‘Abbâd. Après cette lecture, j’abandonnai la science exotérique et me consacrai à la pratique dévotionnelle, à la remémoration de Dieu et à la prière sur l’Envoyé de Dieu. ».

Dans le livre, "Kitab Qawanin hukum al-ishraq ila kâfat al-Sufiyya fi jami' al-afaq", l'imam Ahmad Zarruq décrit les caractéristiques d'un Cheikh Soufi authentique comme suit : Les attributs d'un cheikh authentique auprès duquel un disciple peut se rattacher sont au nombre de cinq :

1. Une connaissance religieuse manifeste,
2. Une expérience authentique du Divin,
3. Un but et une volonté exaltés,
4. Une nature louable,
5. Une profonde perspicacité.

Quiconque réunirait les cinq caractères suivants n'est pas digne d'être un Cheikh :

1. L'ignorance de la religion,
2. Le dénigrement de l'honneur des musulmans,
3. L'immixtion en ce qui ne le concerne en rien,
4. Suivre ses passions en toute chose,
5. Montrer mauvais caractère sans une seconde de réflexion."

Biographie:

Ce cheikh était un savant juriste qui, versé dans la science des traditions, composa de nombreux ouvrages, un saint voué à la vie spirituelle et à l’ascétisme, un Qutb, un Ghâwt (1), un professeur vers lequel les étudiants des régions les plus lointaines accouraient en foule, un pèlerin ayant habité les lieux saints. Il est célèbre en Orient et en Occident. Plein de louables qualités, il était toujours prêt à faire profiter les autres de ses avantages.

Il nous fait lui-même connaître sa généalogie, ses maîtres et ses actes dans un livre intitulé : Le registre, et dans d’autres de ses compositions.

Je suis né, dit-il, le jeudi 23 Moharrem 846 (7 juin 1442), au laver du soleil. Je perdis mes parents dans l’espace d’une semaine : ma mère mourut le samedi après ma naissance, et, le mercredi suivant, mon père la suivit au tombeau. Je demeurai sous la garde de Dieu et la tutelle de mes deux grand’mères : Oum Al-Benin, femme versé dans la connaissance de la loi, et al-Faqira-ila-Rahmatil-Allah. Oum Al-Benin prit soin de moi jusqu’à ce que j’eus atteint ma dixième année et appris le Coran ; après quoi, elle me mit en apprentissage chez un cordonnier. Puis à l’âge de seize ans, Dieu me lança dans la voie de l’étude et j’appris à fond et en détail la Rissalah, sous le cheikh Ali al-Basti (2) et le cheikh Abdallah al-Fakhkhâr. J’appris aussi le Coran d’une manière utile et profitable, sous la direction de plusieurs maîtres, parmi lesquels je citerai::

1° Al-Qawri (3)
2° Le vertueux az-Zarhouni (4)
3° Al-Majassi (5)
4° Al-Ustadh as-Saghir (6)

Je m’occupai ensuite de théologie et après L’épître sainte (7) sous le professeur sidi Abdul-Rahman Al-Majouli (8) élève d’Al-Obby (9), qui m’enseigna aussi les Articles de foi d’Al-Senoussi (10) ; une partie du Tanwîr, sous le cheikh Abdul-Rahman Al-Qawry, à qui j’entendis faire plusieurs fois la lecture expliquée du Sahîh d’Al-Bokhari. C’est auprès de ce dernier maître que je fis également une étude approfondie des Préceptes mineurs d’Abd-al-Haq (11) et du Recueil d’al-Thirmidi (12). Je fréquentai enfin une foule innombrable de contemplatifs, tant jurisconsultes que simples ascètes. » Telle est l’autobiographie de Zarrûq.

Ce nom, dit-il, me vient de mon grand-père paternel qui avait les yeux bleus ; il tenait cette particularité physique de sa mère. Cette femme était d’origine noble, mais je n’ai pu connaître sa généalogie à cause de la mort de mon père. Au surplus, la noblesse de l’homme consiste dans la pureté de sa foi, dans son naturel, dans ses qualités viriles, et il n’y a pas de plus grande noblesse que la piété, car, ainsi que le dit le Très-Haut, dans son Livre sacré : » Le plus noble des hommes, aux yeux de Dieu, est celui qui est le plus pieux. »

Voici comment s’exprime le cheikh Ibn Ghazi (dans son Catalogue, en parlant de Zarrûq : » c’est compagnon le plus cher, notre ami le plus intime, le juriste versé dans les traditions, l’ascète adonné au soufisme. Il est originaire de Burnous (13) le nom d’une tribu arabe de l'Occident (Maghreb) "les Baraniss". »

As-Sakhâwi (14) dit : « Zarrûq fut l’élève de Muhammad Ibn Qasim Al-Qawry. Il commenta les Sentences d’ Ibn ’At’aï’llâh, l’ouvrage de droit intitulé : El Qortobiyya (15), et mit en vers "rejez" la section des ventes ou marchés à termes avec avance du prix fait par l’acheteur » (16)

J’ajoute, dit Ahmad Baba, que Zarrûq eut pour professeurs, en Occident (Maghreb), les cheikhs suivants :

1. Abdul-Rahman At-Tha'âlibi (17)
2. Le saint Ibrahim At-Tâzi
3. Al-Michdâli (18)
4. Le cheikh Halwâw (ou Ahloulou)
5. As-Sarraj as-Saghîr
6. Ahmad Ibn Sa''ïd Al-Habbâk (19)
7. Ar-Rassâa’
8. Le Hafidh (20) At-Tennessi (21)
9. L’imam As-Senoussi
10. Ibn Zikri
11. Abu Mahdi Issa Al-Muwâssi (22)

Et, en Orient, un grand nombre de savants dont les principaux sont :

1. Nour-ad-Din As-Sanhouri (23)
2. Le Hafidh ad-Dimiri (24)
3. Le Hafidh As-Sakhkhâwi
4. Le Qutb Abul-Abbas Ahmad Ibn 'Oqba al-Hadrami
5. Le saint Chihâb ad-Din al-Ibchihi ou (al-Ifshîti) (25)

On lui doit un grand nombre d’ouvrages écrits avec concision et précision, et renfermant de nombreuses observations et de précieux éclaircissements. Ces observations et éclaircissements abondent surtout dans ceux de ses livres qui traitent de soufisme, doctrine dans laquelle il se distingua spécialement par la profonde connaissance qu’il en avait et par son exquise façon d’écrire sur cette matière.

Voici la liste des ouvrages qui sont sortis de sa plume :

1- deux commentaires sur la Rissalah
2- un commentaire sur l’Irshad (Bonne direction) d’Ibn 'Askar (26)
3- un commentaire du Précis de Sidi Khalil, dont j’ai pu voir certaines parties écrites de sa main.
4- un commentaire de la Ughlissiyya (27)
5-un commentaire de la Qortobiyya
6-un commentaire d'al Qâfiyya et Qodsiyya (Le saint poème) d’Al-Ghazali (28)
7-vingt et quelques commentaires sur les Sentences d’ Ibn ’At’aï’llah ; j’en vu les quinzième et dix-septième. Mon père m’a dit tenir, de certain Mecquois, que le nombre de ces commentaires est de vingt-quatre
8-deux commentaires sur les Litanies de la mer (29)
9-deux commentaires sur la Grande oraison d’Abul-Hassan ash-Shâdhili (30)
10-un commentaire des parties difficiles et obscures de la Grande oraison
11-un commentaire des Vérités et subtilités (31) d’Al-Maqqari
12-un commentaire des Fragments d’ach-Shoshturi (32)
13-un commentaire des noms de Dieu
14-un commentaire des Observatoires, ouvrage sur le soufisme de son professeur Ahmad Ibn 'Oqba
15-un livre intitulé : « Conseil désintéressé et complet donné à celui à qui Dieu a fait la grâce particulière de le préserver de tout mal »et l’abrégé du même ;
16- un livre dont le titre est : « L’aide du malheureux qui se dirige dans la voie qui mène à la grâce et réussite » ;
17- un livre qui traite des règles fondamentales du soufisme ;

Ces trois derniers ouvrages, d’un mérite parfait, sont très remarquables dans leur genre et n’ont pas leurs pareils. Citons parmi ses compositions ayant trait aux innovations en matière de religion :

18-Le conseil très utile, ou bouclier de celui qui veut se garder des hérésies en suivant la loi traditionnelle (33) ; je n’ai pas pu me procurer ce livre ;
19- des choses qui doivent faire l’objet de la haine du sincère aspirant soufi (34) ou Exposition des règles de la vie spirituelle et Récit des événements du temps présent, livre remarquable en son genre ; il renferme cent sections.

Zarrûq est aussi l’auteur des ouvrages suivants :

20- Des principes touchant les saisons ( ?)
21- Cadeau offert à l’aspirant soufi ;
22- Le parterre verdoyant ;
23- Ce qui fait tomber le voile qui nous cache la connaissance des secrets des cinq règles fondamentales (la profession de foi, la prière, la jeûne, la dîme aumônière et le pèlerinage) ;
24- le Registre ;
25- un commentaire du poème d’Ibn Al-Banna Al-Fassi sur le soufisme ;
26- un opuscule en deux feuillets sur la science des traditions. C’est un excellant abrégé ;
27- des gloses sur Al-Bokhari, en vingt cahiers environ, dans lesquelles il se borne le plus souvent à donner l’orthographe de certaines expressions et à les expliquer à ceux qui veulent s’exercer dans la connaissance de Dieu et la pratique extérieure de la religion (35). Dieu nous fasse profiter de leurs exemples ! Amen ! J’ai lu aussi cet ouvrage.

On lui doit aussi des épîtres adressées à ses amis ; elles renferment toutes des sentences, des exhortations, des règles de conduite et des subtilités relatives à la doctrine des soufis, et sont écrites avec une concision qu’on trouve rarement dans les ouvrages des autres écrivains.

En somme, son mérite est bien supérieur à ce qu’on en dit, et si nous voulions mentionner tous ses actes, toutes ses remarques utiles, toutes ses sentences morales et toutes ses épîtres, cela fournirait la matière d’un gros volume. Peut-être un jour les réunirons-nous, s’il plait à Dieu, dans un ouvrage à part. Au surplus, voici en quel terme Ahmad Baba parle de notre savant : « C’est lui qui clôt la série des doctes pontifes qui joignaient à la connaissance de la loi divine positive celle du mysticisme ou du sens caché qu’elle renferme. Il fit de nombreux miracles, accomplit plusieurs fois le devoir du pèlerinage et eut pour disciples un groupe d’hommes remarquables parmi lesquels je citerai : Shams-ad-Din Al-Laqqâni, le savant cheikh Muhammad Ibn Abdul-Rahman Al-Hattâb (36) et le cheikh Zayn-ad-Din Al-Qassantini (de Constantine), qui habitait la Mecque. Il mourut à Takran (37), village du district de Misurata, en Tripolitaine, en Safar 899 (Nov. Déc. 1493).

Voici une pièce de vers que j’ai trouvée (c’est Ahmad Baba qui parle) et qu’on lui attribue :

Au nom de Dieu Glorieux, et demande au Libéral son aide bienveillante.

Gloire à celui qui dirige les hommes par un effet de sa bonté, ouvre, par sa générosité, les portes des ceux,
Accorde sans cesse ses faveurs et ses grâces, et répand à flots les sciences de la Vérité!
L’ignorant ne peut mesurer l’entendue de l’Océan : ce n’est que par la grâce de Dieu que ma barque échappe au naufrage.
Si tu es doué d’intelligence, sache, ô toi qui m’écoute, que notre barque ne court sur les flots qu’avec l’aide de notre science de Dieu, et des lumières qui nous viennent de notre amour pour lui.
Ses rames repoussent les malheureux et les épreuves, et son capitaine conduit au salut.
Dans l’espoir de voir, de mes yeux, l’Objet de l’amour de mon cœur, j’ai abandonné tout le monde sans exception :
Mes amis, ma famille, mes voisins, mes enfants, dont j’ai fait des orphelins, et mes parents.
J’ai tourné mon visage vers le Créateurs des cieux en le détournant des globes lumineux suspendus dans l’espace.
J’ai inspiré à mon cœur la passion de la gloire. On m’a révélé la vérité et je possède avec certitude.
Pour égayer ma vue, je l’ai promenée sur les choses immatérielles. A tous les degrés de la vie spirituelle, je me suis enfoncé dans les océans qui mènent à la découverte du divin mystère.
J’ai ceint le sabre de la puissance sur le champ de bataille et suis devenu le glorieux pontife des temps actuels.
Je suis le roi de tous les pays occidentaux, sans exception, et l’Orient tout entier dans mon poing fermé.
Celui qui m’en a rendu maître était un roi, il m’a choisi pour son successeur à cause de mon excellente conduite.
J’élève et j’abaisse les hommes en mettant des petits à la place des grands, et des grands à la place des petits.
Je destitue, à mon gré, ceux qui détiennent le pouvoir et les remplace par d’autres (38). J’élève le rang de certains au-dessus des trônes,
Relève celui qui succombe, rends célèbre celui qui est obscur, et celui qui occupe une situation humble, par la puissance de ma volonté.
Je subjugue le tyran, repousse l’oppresseur et assiste l’opprimé par la puissance de mon prestige.
On m’a communiqué des secrets et donné la sagesse. Je possède un rang élevé et brillant.
Je suis l’arbitre souverain des âmes. Je donne une vie nouvelle aux cœurs morts au monde des sens (39).
Je rétablis l’ordre des affaires de celui qui, victime du sort, sollicite mon assistance.
Si jamais tu te trouves dans la gêne, les soucis, le malheur, l’affection, la maladie ou le besoin,
Fais rapidement un pas en avant comme si tu voulais te rapprocher de moi et crie : « O Zarrûq ! » Je volerai à ton secours.
Que de peins se dissipent quand on invoque notre nom !
Que de fruits nouveaux l’on cueille dans ma seule société !
Mon disciple, ne crains rien ni ne redoute aucun oppresseur, car tu es sous la surveillance de mon œil protecteur.
Je suis, n’en doutez point, toujours près de mon disciple ;je le regarde à tout moment et à tout instant.
Je l’observe du regard tant qu’il cultive mon amitié, qu’il est attaché à mon groupe, à mon ordre et à ma personne.
Je rétablis l’ordre des affaires de mon disciple, victime de l’injustice du sort.
Je me sui arrêté seul, à la porte de Dieu, en proclamant son unité, et il m’a crié : « entre auprès de ma Majesté, ô Zarrûq ! »
Puis il m’a dit : « Tu es le Pôle de toute la Terre. » C’est ainsi que tous les humains sont devenus mes sujets.
Je dispose de tout, par ordre de Celui qui commande toute chose. Dieu m’a honoré de son estime et a jeté sur moi un regard de sympathie.
Ma renommée s’est répandue dans tous les pays, et les habitants des cieux et de la terre connaissent ma puissance.
Je suis l’ami de Dieu, le Secours de ses serviteurs, et le sabre de ses décrets pour le méchant qui épie les fautes des autres pour les relever.
O toi qui m’écoutes, prends garde et soumets-toi en toute circonstance aux hommes de Dieu.
Ce n’est pas par orgueil que je dis cela mais j’y ai été autorisé pour que vous sachiez ce que je suis réellement.
Tout homme doué d’intelligence connaît Dieu dans ce qu’il a de secret, et laisse de côté les discours oiseaux des gens du monde.
Tout aspirant à la vie spirituelle qui viendra dans le but d’entrer dans mon ordre avec sincérité et pureté d’intention,
Je l’honorerai de mon estime, puis je l’abreuverai d’un vin pur et le revêtirai du parfum pénétrant de la crainte respectueuse que j’inspire.
Je le ferai entrer dans le groupe de mes amis et il découvrira des secrets avec les yeux de l’intelligence.
Il aimera Dieu éperdument, tant qu’il vivra et jusqu’à ce que la mort l’anéantisse.
Je suis, qu’on n’en doute point, toujours présent auprès de mon disciple qui, en prononçant la profession de foi musulmane, voit mon être caché.
Quand Dieu lui demandera compte de ses actes, et au moment terrible de la résurrection universelle, je le délivrerai de tout mal et de toute épreuve.
Mon secret se confond avec celui de Dieu qui m’a dévoilé le sein, et ma lumière se confond avec celle du très-Haut. Quel beau présent il m’a fait !
J’ai pénétré soixante-dix mille secrets, et c’est en Dieu très Saint que se réunissent les amis.
C’est par ordre de Dieu que je tiens ce discours, et c’est avec sa permission que j’ai tous mes amis (absents) sous les yeux.
Tous mes instants sont occupés par le souvenir de Dieu dont je répète sans cesse le nom, aussi bien éveillé qu’endormi.
Je n’ai pas cessé d’aimer Dieu éperdument ;celui qui, en effet, parvient à contempler son essence, est aussitôt mort au monde des sens
J’aime de la même manière la meilleure de ses créatures parmi ses serviteurs, c’est-à-dire Muhammad, l’Elu, l’élite des êtres crées.
Que la bénédiction et le salut de Dieu soient sans cesse sur lui, ses compagnons et sa famille.
Que le Maître de l’Univers bénisse et salue Ahmad, l’Envoyé, la meilleure des créatures. »

Voici un extrait de ces épîtres :

Après avoir couru le monde de l’Orient à l’Occident à la recherche de la Vérité (Dieu, dans la langue des soufis). Après avoir employé tous les moyens recommandés pour guérir l’âme de ses défauts. Après avoir fait tout mon possible pour plaire à Dieu, j’ai consulté que lorsque je faisais un pas vers la Vérité, la Vérité s’éloignait de moi ; que si je m’appliquais à soigner mon âme. Dieu l’aidait à se guérir ; et qu’enfin, lorsque je m’efforçais de plaire au Seigneur, il ne m’aidait pas atteindre mon but.

Après cette constations, je recourus en toute circonstance à Dieu Puissant et Grand, et ce recours eut d’abord pour résultat de me faire trouver la cause de la vision des moyens ; puis je m’abandonnai entièrement à Lui et cet abandon me fit découvrir son Essence, cause première de toutes choses. Alors je me prosternai à ses pieds. Que sa gloire soit proclamée ! C’est ainsi que j’acquis la certitude que pour être à l’abri de tout mal, il faut s’affranchir de tout ;que pour réussir en tout, il faut recourir à Dieu, en considération de sa sagesse et de sa puissance, et veiller attentivement sur notre naturel pour en surprendre les tares. Et qu'enfin, tout ce qui nous vient du Très-Haut : ordre, défense, bien, épreuve, servitude, ne peut être ni évité, ni obtenu, par des incantations ou par la ruse, comme le dit le poète dans ces vers :

J’avais cru qu’en t’offrant de grandes richesses on pouvait acheter ton amitié.
Dans mon ignorance, j’avais pensé qu’il était facile d’obtenir ton affection
Alors que, pour la mériter te sacrifient leurs âmes généreuses.
Mon illusion dura jusqu’au jour où je m’aperçus
Que tu n’accordes tes faveurs et tes grâces qu’à ceux que tu choisis.
Et qu’on n’obtient rien de toi par la ruse
Alors, tel un oiseau, je me suis caché la tête sous mon aile
Et ne quitte plus mon nid d’amour, ni le matin ni le soir.

On prétend que le cheikh Zaytûn aurait dit, en parlant de son disciple Zarrûq : « C’est le chef des sept Abdâl . » (40).

Notes du traducteur :

  1. Pour le sens de ces mots, voyez la biographie de Muhammad Ibn Yahiya Ibn Moussa al Maghrawi, p311 et suiv. Cf vie de sidi Abu Madiyan par l’abbé Bargès, note des pages IV et V de l’introduction.
  2. C’est Ali Ibn Muhammad Ibn Ali Al-Qurayshi al Basti, plus connu sous le nom d’El Qalassadi
  3. Abu Abdallah Muhammad Ibn Qasim Ibn Muhammad Ibn Ahmad Ibn Muhammad Al-Qawri al-Lakhmi, célèbre jurisconsulte et auteur de plusieurs ouvrages, naquit à Meknès, l’an 800 de l’Hégire (inc 24 Septembre 1397) et mourut à Fez en 872 (inc 2 août 1467). Son tombeau se trouve dans cette dernière ville, près d'Al-Bab-Al-Hamra (la porte rouge). Voyez sa biographie dans "nayl al ibtihaj", p.337 et dans Jedhouat al-iqtibas p.202
  4. Voyez sa biographie dans Jedhouat al-Iqtibas.p259
  5. C’est Abdullah Ibn Abd-al-wahid Ibn Ibrahim Al-Majassi
  6. Abu Abdullah Muhammad Ibn el Hussain en-Najibi, plus connu sous le nom d’El Ustadh as-Saghir, était le prédicateur à la mosquée des Andalous à Fez. Il mourut dans cette ville l’an de l’Hégire 887 (inc.20 Février 1482). Voyez sa biographie dans "Jedhouat al-iqtibas", p.150 et dans "Nayl al-Ibtihâj", p341.
  7. Cet ouvrage dont le titre complet est : Er-rissalatou’l-qodsiya bi-adillatiha’l borhaniya, la sainte épître, avec ses preuves convaincantes, traite de théologie scolastique. Il a pour auteur Al-Ghazali. Voyez Hajji Khalfa, tome III, p426, n°6,266
  8. Abdul-Rahman Al-Majdouli, plus connu sous le surnom d’al Tounissi, était très versé sur les sciences métaphysiques et c’est auprès de lui qu’à Fez, on venait s’instruire dans ces sciences. Il avait été le disciple d’El Obbi. Voyez sa biographie dans "Jedhouat al-iqtibas", p260 et dans "Nayl al-Ibtihâj", p 147
  9. Abu Abdullah Muhammad Ibn Khalifa al-Wachtati al-Obbi (d’al Obba, ville située à 4 lieues O. de Laribus) de la secte de Malik, est mort en 827 de l’Hégire (inc.5 Décembre 1423). Il est l’auteur d’un commentaire sur le Sahih de Moslim. Ce commentaire comprend quatre volumes.
  10. Le "Nayl al-Ibtihâj" porte : les articles de foi d’At-Thossi
  11. « Le cheikh Abu Muhammad Abd-al-Haq, originaire de Séville, quitta l’Espagne pour se rendre à Bougie, où il remplit les fonctions de cadi jusqu’en l’année 586 (inc.8 Février 1190). Epoque de sa mort. On lui doit plusieurs ouvrages remarquables, entre autres :
  12. 1. « L’éclaireur sur la rhétorique » ; et « Les prunelles des yeux qui est un traité de l’art de guérir
    2. « Le résultat des avertissements moraux.
    3. « Les commandements principaux, tirés des traditions »
    4. « les commandements d’une importance secondaire, tirés des traditions »,
    5. « les commandements les plus essentiels (idem) »
    6. « l’ensemble des notions lexicographiques » en dix huit volumes.

    (Journal Asiatique de Juin 1856, article : notice et extraits du Eu’nouan ed-diraia fi mechaikh Bijaia, ou galerie des littérateurs de Bougie au VIIe siècle de l’Hégire, par Charbonneau) Cf. chronique des Almohades et des Hafsides, p.18 de la traduction de M. Fagnan, et l’histoire des Almohades, p235.

  13. Abu 'Issa Muhammad At-Thirmidhi est l’auteur d’un recueil de traditions qui a pour titre Al-Jami' (recueil complet). Et d’autres ouvrages. C’était un élève d’El Bokhari ; il naquit à Bouch, prés de Tirmidh, petite ville sur les bords de l’Oxus, et mourut dans la même localité en 892 de J – C. Voyez sa biographie dans Ibn Khallikan, tome II, p283
  14. Tribu du Maroc entre Fez et Taza
  15. Al-Hâfidh Shihâb ad-Din Abu’l-Fadhl Ahmad Ibn Ali Ibn Hajar naquit à Ascalon, en Cha’ban 763 (mai-juin 1362) et mourut au Caire le 28 dhou’l-hija (février 1449). Il a beaucoup travaillé sur l’histoire d’Egypte. Son principal ouvrage historique a pour titre Inba al-ghomr fi abna el’omr (Nouvelles données à l’ignorant sur les enfants du siècle). Cet ouvrage est mentionné par Hajji Khalfa (tome I, p.441, n°1282) et se trouve à la bibliothèque nationale (ancien fonds, n°658) ; il contient l’histoire politique et littéraire de son temps (1371-1446), en Egypte et en Syrie, avec son autobiographie et des détails sur les traditionnistes de son époque. Il est également l’auteur de Ed-doreral-kâmina fi a’ïan al-mia at-thamina (les perles cachées ou histoire des hommes illustres du VIIIe siècle de l’hégire). (V. Hajji Khalfa, tome III, p.217, n°5,008). On lui doit aussi « les vies des cadis du Caire », Ref’ou’l-isr’an qodati’l-Misr. (V. Hajji khalfa, tome III, p.473, n°6,487. Son disciple Shams-ad-Din Muhammad Ibn Abdul-Rahman as-Sakhaoui, mort en 902 de l’hégire (inc.9 septembre 1496), a composé un complément de ce dernier ouvrage, qu’il a intitulé Dhayl al-Qodat oua boghiat el’olama oua’r-rouat, complément de l’histoire des Qadhis et objet désiré par les savants et les narrateurs. Ibn Hajar a écrit aussi un commentaire sur Al-Bokhari qu’il a intitulé : Fath al-Bari. Cf. sur ce commentaire de longue note que lui a consacrée Quatremère ap. Sultans mamlouks, tome I, p.209 et suivantes.
  16. Al-Qortobiyya est un petit poème sur les cinq pratiques fondamentales d l’islam, par Abu Bakr Yahiya Ibn Omar el Qortobi, mort en 567 de l’Hégire (inc 4 Septembre 1171)
  17. Voyez précis de jurisprudence musulmane, par sidi Khélil. Traduction du Dr Perron, tome III, p439. Le Nayl al-Ibtihâj et Jedhouat al-iqtibas portent, les articles d’As-Salmi.
  18. Le cheikh Abu Zayd Abdul-Rahman at-Thâ'alibi est né à Alger en 786 ou 87 de l’Hégire (1384-85 de J-C). Il était originaire de la tribu des Thâ'aliba, établie ans les plaines de Mitija, sur le territoire d’Alger, prés de la porte Bab-al-Oued, dans une mosquée qui porte son nom. Ce cheikh mourut en 873 de l’Hégire. Cf. complément de l’histoire des Béni Zayyan, par l’abbé Bargès, p 393 et suivantes.
  19. Muhammad Ibn Abu’l Qasim Ibn Muhammad Ibn Abd as-Samad Al-Mschdali, mort à Bougie, l’an 866 de l’Hégire (inc 6 Octobre 1461), était muphti et prédicateur à la grande mosquée de cette ville. Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj, p330. cf. az-Zarkashi chronique des Almohades et des Hafsides, p 256 de la traduction) qui prétend qu’il mourut vers la fin de Ramadhan 867.
  20. Ahmad Ibn Saïdal-Habbak était prédicateur de la mosquée Al-Qarawiyyin, à Fez. Né dans cette ville en 804 de l’Hégire (inc 11 août 1401), il y mourut vers l’an 870 (inc 24 août 1465). Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj, p67 et dans Jedhouat al-iqtibas, p63.
  21. On lit ce qui suit dans le précis de jurisprudence de sidi Khalil, traduction du Dr. Perron, tome VI, p487 : Dans le mouzhir fi’oloum al-lor’a, le parterre de la philologie de la langue, ou jardin des fleurs de la langue, ou plutôt la flore de la philologie arabe, Jalal ad-Din as-Souïouti dit ceci :« Le lettré ou linguiste, devenu réellement savant, arrivé au but de ses vœux et de ses travaux, est appelé hafiz (qui sait de mémoire, qui sait beaucoup) ; on donne aussi ce nom à celui qui est parvenu au plus haut degré de l’intelligence des traditions ou paroles des prophètes. Les hoffaz linguistes ou philologues et les hoffaz traditionnistes ont quatre devoirs à remplir pour le bien des autres. Le premier et le plus important est de faire des dictées (ou amali) publiques. Le second est de se poser comme direction consciencieuse et comme lumière pour ceux qui viennent les consulter et les questionner ; c’est l’ifta ou la fonction de mufti ou savant consultant »(As-Souïouty ne parle pas de deux autres devoirs qui sont tout à fait secondaires : - l’ijaza, ou permettre à tel ou tel de donner aux autres la connaissance d’un livre, et de leur faire leçon sur ce qu’il contient, - le mououâjada, le trouvé c'est-à-dire expliquer un livre qu’on a trouvé écrit de la main même d’un cheikh, auteur de ce livre, ou connu pour sa science et réputé comme autorité digne de confiance). Voyez la biographie d’At-Ténèsi, à la page 284.
  22. ibid.
  23. Abu Mahdi Issa Ibn Ahmad Ibn Mehdi Al-Mawassi Al-Betawi El Fassi fut un savant jurisconsulte. Il avait été le disciple des professeurs de Fez de Tlemcen, tels que : Abu Muhammad Abdallah Al-Abdoussi, l’imam al-Qawri, etc. et fut l’un des docteurs que l’on consulta lors de l’affaire des juifs de Touat (voyez la biographie d’At-Ténèsi, p284, et celle d’El Meghili, p288). C’est à fez qu’il mourut, le 11 Rejeb 896 (20 Mai 1491), à un age très avancé. Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj, p176 et dans jedhout el iqtibas, p 282
  24. Le savant Nour-ad-Din Ali Ibn Abdullah as-Sanhouri habita le Caire. On lui doit des commentaires sur Al-Adhed, la Rissalah, le précis de Khalil, le talqin et la Jarroumiyya. Il mourut au Caire le 19 Rejeb 887 (3 Septembre 1482). Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj, p200.
  25. Abd al-Qadir Ibn Ahmad Ibn Muhammad ad-Demiri, plus connu sous le nom d’ Ibn at-Taqy, naquit au Caire en Joumada II 824 (ce mois a commencé le 3 juin 1421). Il professa d’abort le droit Malékite à la Médersa ash-Shaikhouniyya, puis fut nommé cadi Malékite du Caire. Sa mort arriva le 18 Dhou’l Hija 895 (3 Novembre 1490). Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj, p166
  26. Nous ferons remarquer que tous les manuscrits du Bostan ainsi que Nayl al-Ibtihâj et Jedhout al-Iqtibas portent al-Ibchiti. Shihab ad-Din Ahmad El Mursi Al-Ibchiti est l’auteur du fameux ouvrage intitulé : al mostatref a été souvent réimprimé au Caire et vient d’être traduit en français par M.G.Rat. Shihab ad-Din El Ibchity professa dans les diverses contrées de l’Egypte et mourut au milieu du IX siècle de l’Hégire (1446 de J.C). Si la date de sa mort est exacte, Shihâb ad-Din Al-Ibchibi ne peut avoir été le professeur de Zarrûq, qui est né en 1442 ; il faudrait alors admettre la leçon (al-Ibchiti) des manuscrits et croire qu’il s’agit d’un autre personnage
  27. Shihab ad-Din Abdul-Rahman Ibn Mohamed Ibn Asker al-Baghdâdi docteur de la secte de Malek, fut professeur au collège Al-Mostansiriyya, de Bagdad, on lui doit un grand nombre d’ouvrages, entre autres kitab al-irchad qui est un traité de jurisprudence. Ibn ’Asker mourut l’an 732 de l’Hégire (inc.4 Octobre 1331). Voyez sa biographie dans Dibaj, page 160.
  28. Abu Zeid Abdul-Rahman Ibn Ahmad Al-Oughlicy était muphti de Bougie. Il mourut dans cette ville l’an de l’Hégire 786 (inc.24 février 1384). On lui doit un traité de droit intitulé d’Al-Moqaddema, appelée aussi Al-Oughliciya, et des décisions juridiques. Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj, p.142
  29. Le Nayl al-Ibtihâj et le jedhouat el iktibas portent, un commentaire de la Ghafiqiya, un commentaire de l’Aqida el Qodsia…
  30. On peut lire ces litanies, qui sont d’Abu Hacen ech-Chadhely, dans Ibn Batouta, tome, p40 et suivantes. Voyez la note suivante.
  31. Abu’l Hassan Ali Ibn Abdallah Ibn Abd al-Jebbar esh-Shadhili, fondateur de l’ordre des Shadhiliyya, naquit à ghomara prés de Ceuta, vers l’an 593 de l’Hégire (inc 24 novembre 1196) suivant certains auteurs ; à Shadhila, fraction de l’Ifriqiya, prés du jebel Za’fran (Tunisie) en 571 de l’Hégire (inc 22 juillet 1175), d’après la plupart des écrivains. Il mourut en 656 (inc 8 Janvier 1258), à Homaïthira (haute egypte). Voyez Marabouts et khouan par Rinn, p32 et les confréries religieuses musulmanes, par Octave Depont et Xavier Coppolani, p443 et suivantes. « L’assassinat du cheikh Abd as-Salam Ibn Mashish (625 de l’Hégire, inc 12 Décembre 1227) fut la cause du voyage que fit en Orient, son disciple Abu’l Hassan ash-Shâdhilî auquel un magnifique mausolée a été érigé à Tunis. Le tombeau d’Abu’l Hacen se trouve dans un endroit écarté de la haute egypte. L’un des meilleurs disciples de cet homme éminent fut Abu’l Abbas El Mursi (de Murcie). (Revue Africaine, année 1881, p 374, article : « voyages extraordinaires et nouvelles agréables » par Bou Ras, traduction de M. Arnaud, interprète militaire
  32. Haji Khalfa mentionne un ouvrage intitulé : haqaïq ar raqaïq, sans nom d’auteur ; c’est peut être celui d’El Maqqary. Voyez la biographie d’El Maqqary, page 181, ligne20.
  33. Abu’l-Hassan Ali Ibn Abdallah ach-Shushturi, soufi éminent, habita Bougie et eut pour maître Ibn Seb’in. Il mourut à At-tina dans le district de Jérusalem, le mardi 7 Safar 668 (6 Octobre 1269). Ses Fragments ont d’après les musulmans, la propriété de préserver ceux qui les récitent des atteintes des méchants. Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj, p.190 et dans les analectes d’El Maqqari, chapitre V, p583.
  34. Le mot Sonna signifie proprement ce que les hébreux appellent Michna, la seconde loi ou la loi orale, qui n’a point été écrite par le législateur et qui est seulement tirée de ce qu’il a dit ou fait, et conservée par tradition, par des personnes autorisées.
  35. Le Jadhwat al-iqtibas donne le mot l’appui, le soutien
  36. « L’on rapporte du prophète, qu’ayant été interrogé par quelqu’un, qu’elle était l’œuvre la plus excellente d’un fidèle. Il répondit que c’était de connaître dieu et la loi. Alors, celui qui l’avait interrogé lui dit : « je vous interroge sur les œuvres et vous me répondez sur la science ». Mahomet répliqua aussitôt : « C’est que la science de dieu, c’est-à-dire la foi, peut servir sans les œuvres et que touts les œuvres sont inutiles sans la science ». (Bibliothèque Orientale, par d’Herbelot, article Ilm)
  37. Abu Abdallah Muhammad Ibn Abdul-Rahman Ibn Hussain ar-Ro’aïni al-Andaloussi at-Tarabulsi, plus connu sous le nom d’El Hattab, était originaire d’Espagne. Il naquit à Tripoli de Barbarie, qu’il quitta pour aller se fixer à la Mecque. C’est dans cette ville qu’il vivait encore en 944 de l’Hégire (inc.10 Juin 1537). Son fils, Muhammad el Hattab, est l’auteur d’un commentaire sur le précis de Khalil. Voyez sa biographie dans Nayl al-Ibtihâj p363.
  38. Le Nayl al-Ibtihâj donne Takrin, et le Jedhwat al-iqtibas porte : « Il mourut à Azliten, prés de Tripoli de Barbarie, entre Tajoura et Qasr Ahmad ; c’est là que se trouve son tombeau qui est visité par les fidèles »
  39. Voyez à ce sujet, vie de sidi Abu Madiyan, par l’abbé Bargès, note des pages IV et V de l’introduction.
  40. Le mot Qati’a, qui signifie proprement rupture, séparation, désigne dans la langue des Soufis, le monde, c'est-à-dire la chose avec laquelle il faut rompre.
  41. Voyez pour le sens de ce mot, la biographie de Muhammad Ibn Yahiya Ibn Moussa al-Maghrawi, à la page 312. La notice biographique d’Ahmad Zarrûq est extraite de Nayl al-Ibtihâj, p71.

 


Source :

  1. Ouvrage "El Bostan", Ibn Maryam at-Tilimsani, trad par F. Provenzali, (à partir de Biographie)
  2. http://hnrkmp.myweb.uga.edu/ (la première partie du texte avant la Biographie)
Mise à jour le Lundi, 08 Avril 2013 18:45
 
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