Mahdi Bentounès
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Écrit par Derwish al-Alawi   

 

Mahdi Bentounès est le deuxième maître spirituel après le Cheikh Al Alawi à la tête de la confrérie Allawiya de Mostaganem. Il naquit au sein de la Zaouia de Mostaghanem en 1928 sous l'oeil vaillante du Cheikh Al Alawi qui lui donna le nom de Mohammed El Mehdi. Il vécut ses premières années d'enfance avec son grand père le Cheikh El Alaoui qui porta une attention toute particulière à son éducation jusqu'à son décès en 1934. Dès son plus jeune âge, il reçu l’enseignement islamique traditionnel dans la Zaouia dans ses aspects exotériques et ésotériques et apprit la totalité du Coran dès l’âge de 12 ans.



Il accompagna son père le Cheikh Adda lors de son pèlerinage à la Mecque en 1939.Il est désigné Cheikh au décès de son vénéré père le 12 juillet 1952.

Lors de son discours d’investiture, il donna une « Modhakara » aux Foqaras dans laquelle il annonça que l’âge du Dhikr traditionnel dans la Khalwa est révolu et qu’il faut le remplacer par l’action vertueuse.

Sa vie durant, il apporta toute son énergie à l'enseignement et l'éducation de l’Islam et au développement de l’esprit du soufisme par la création de nombreuses Zaouïas (Écoles spirituelles consacrées à l’enseignement, la prière et la rencontre) à travers l’Algérie, le Maroc, le Moyen-Orient et l’Europe. Ainsi que la fondation d'un Institut Islamique à la Zaouïa mère de Mostaganem.

Certes le Cheikh n'a pas laissé d'ouvrages écrits mais il a laissé un enseignement vivant à travers ses paraboles (Moudhakarates) et les prêche (Khoutab) enregistrées sur bandes magnétiques, ainsi que ses nombreuses visites et rencontres faites aux disciples dans les différentes Zaouïas.
Le Cheikh accueillit à la Zaouïa les gens de différentes cultures et religions.

Pendant la révolution Algérienne, période durant laquelle il fût traduit plusieurs fois en justice par l'autorité coloniale, il subit de dures épreuves tel que l'emprisonnement et la perte de plusieurs de ses disciples.

A l’indépendance, il fut une fois encore éprouvé jusqu'à être emprisonné et exilé, et les biens de la Zaouïa furent confisqués. Malgré toutes ses difficultés, il ne cessa , que Dieu sanctifie son esprit, de dire que la Tariqa est basée principalement sur les belles vertus, l’amour, la paix et la miséricorde pour toute l’humanité.

Après avoir passé 23 ans à la tête de la Tariqa Alawiya dans la guidance sincère vers la voie de Dieu, le vénérable maître Mahdi décéda à l’âge de 47 ans, le 24 avril 1975 (qu'Allah lui fasse miséricorde et lui accorde ses bienfaits et ses faveurs). .

 

 
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