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24-Ali Ben Muhammad Wafâ
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Écrit par Derwish al-Alawi   

Son nom complet est : Abul-Hasan Ali Ben Muhammad Wafâ al-Qorashî al-Ansârî al-Shâdhilî al-Mâlikî. Alexandrin d’origine, il est né au Caire en 761 H / 1359 et mort en l'an 807 H / 1404. On dit qu’il avait vécu 46 ans, on dit aussi qu’il avait 48 ans, et Dieu Seul sait.

 

En l’an 764 H / 1362, le Nil s’est réduit à un mince filet d'eau, et lorsque son débit s’est brusquement arrêté ; la population s’est dirigée vers à son père, Muhammad Wafâ, et lui ont demandé de prier Dieu pour remplir le Nil, de les combler par Sa générosité en augmentant par la suite le flux d'alluvions. Son père Muhammad Wafâ se rendit au lieu de sa retraite ... et sortit le lendemain, et dit : Wafâ ! Wafâ ! (rempli ! rempli ! c.-à-d. que le Nil est rempli), par conséquent il fut surnommé Sidi Muhammad Wafâ.

Alors son fils, Ali composa un poème qui commence par ceci :

On a perdu la tête
À cause de la soif
Seigneur, de faveur
Abreuvez les assoiffés

Puis il est allé vers les gens en chantant ce poème. Le Nil béni se rempli après que la population perdit espoir. Ali et son père Muhammad Wafâ furent suivis par de nombreux adeptes. Ali leur composa des litanies avec des airs captivant les cœurs des gens du commun.

Les Cheikhs Sha’rânî et Maqrîzî ont dit à son sujet : Dieu lui a donné la (science) des détails et de la différence, en exemple ; ses descriptions du connaissant par Dieu (le gnostique), le disciple, le maître et les prêcheurs.

Il avait une belle apparence, ses vêtements étaient tout le temps propres. Ses compagnons se sont épris de son amour et pensaient qu’on le contemplant, on remplissait un acte d’adoration (à Dieu), et ont mis à sa disposition une grande partie de leur biens.

Parmi ses paroles, qu'Allah soit satisfait de lui :

- Tout ce qui satisfait le gnostique (le connaissant par Dieu) et le disciple, satisfait Dieu. Ainsi que tout ce qui provoque la colère du gnostique (le connaissant par Dieu) et le disciple, met en colère Dieu.

- Sachez, vous les disciples, que les gnostiques (les connaissants par Dieu) seront satisfaits de vous, si votre désir est de satisfaire votre Seigneur. Et gardez-vous, car le contraire, serait leur mécontentement.

- L'aspirant sincère ne devait jamais quitter le guide de son orientation (vers Dieu). Vérifie bien, ô aspirant, quel est ton vrai désir. Les premiers principes de l'aspirant est de se parer des éthiques exemplaires jusqu’à ce qu’il se purifie intérieurement. Lorsque la vision (réelle) de son maître est divulguée à son œil intérieur, il verra l’image de sa vertu et son statut de sainteté à travers la pureté de l’image de son maître. Il pensera alors que son maître est le Seigneur vertueux. Il profitera alors de la bénédiction de ses observations successives, et de ses éminentes motivations, pour se rapprocher d’avantage de lui. Il le verra plus grand qu’auparavant, le voile de son image adamique laissera place à la beauté de l’Esprit Muhammadien. À ce moment là, il sera un témoin que son maître est un Seigneur Muhammadien. Il deviendra son esclave, et ne se détournera point de lui. Jusqu’à ce que Dieu lui ôte sa tendance à l’écartement (de la raison), et pénètrera par la suite dans le lotus du mystère des lumières spirituelles. Et lorsqu’il regardera encore une fois son maître, il ne verra qu’un Seul qui se reflète dans chaque scène, selon sa capacité de contemplation. Il sera alors néant devant l’existence de Dieu, et s’éclipsera devant Sa contemplation.

C’est comme cela que devrait être l'aspirant sincère avec son maître pour que sa chance dans la réussite soit approuvée par Dieu au début, puis au milieu du chemin, il aura une croyance assidue, et à la fin il obtiendra la réalisation (spirituelle). Et sachez que celui qui ne dispose pas d'un maître, n’a pas de seigneur, et celui qui n’a pas de seigneur, Satan est son seigneur. Tout comme Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe des partenaires, l'amour des maîtres ne tolère pas aussi qu’on lui associe des partenaires.

- Celui qui sait cacher son secret, a maitrisé sa propre fonction. Et celui qui ne cache pas ce que ses états (spirituels) manifestent, qu’il montre seulement ce qu’il sait que les gens acceptent, et surtout ne parle pas de tes visions à tes frères.

- Le dévoilement est de ton Seigneur, Le Savant ! Et le voile est de ton obscure illusion ! N’utilise pas ton illusion pour atteindre le dévoilement, car cela ne fera qu’amplifier d’avantage ton voile.

- N’aies crainte de privations de ton Seigneur, lorsque ton orientation vers Sa générosité est sincère, car tu ne t’existe que par (Ses) dons. Comprends donc !

- L’image du maître dans sa réalité est le miroir du secret du disciple sincère.

- Celui qui affirme qu'il connait les états (spirituels) de son maître lorsqu’il est en voyage et lorsqu’il se trouve dans son lieu de résidence, lors de sa colère et de sa joie, et le reste de son temps. Et affirme qu’il est mieux au courant des relations (spirituels) que la maître a avec ses adeptes, ou qu’il est plus vertueux et craint plus Dieu qu’eux, ou qu’il porte un regard méprisant vers ses frères, ou qu’il comprends mieux qu’eux, et qu’il est le seul qui trouvera son salut dans cette communauté, il est alors d’un esprit corrompu, insensé, qui manque de générosité, ayant beaucoup de curiosité. Il convient de citer une (partie) d’un poème, que son auteur a si bien composé, faisant des louanges aux Compagnons du prophète Muhammad, que la prière et la paix lui soient adressées :

Tous ses compagnons sont des guides
Quel perdant celui qui les dénigre
Alors qu'il est noyé dans l'ignorance
Les autres sont des guides et savants
Si un homme dit que les gens sont perdus
Il en est le premier
Et celui qui traite d’athée un musulman
Il est en vérité à proximité de l’athéisme

Ses ouvrages

1- (La nature du salut de la population) « Al-bâ’ith ‘ala al-Khalâs fi Ahwâli Annâs »
2- (le fleuve « Kawthar » gonflé de la jurisprudence des quatre écoles sunnites) « Al-Kawthar al-mutri’ fil Abhor al-Arba’ fi Fiqh al-madâhib Asunniyya al-Arba’ »
3- (les chants divins dans la mystique) « Al-Masâmi’ al-Rabâniyya fil Tasawwûf »
4- Collection de poèmes et des strophes

Sources :

1- (Les pépites d'or) « Shadarât Adhahab » d’Ibn ‘Imâd al-Hanbalî
2- (Les Couches des saints) « Tabaqât » d’al-Sha'rânî
3- (Les Divines lumières) « al-Anwâr al-Qudsiyya »



Traduit de l'Arabe par Derwish al-Alawi

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