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19-Abûl-Hassan Ali al-Shâdhilî
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Écrit par Derwish al-Alawi   

Le Shaykh Abûl-Hassan Ali Ben 'Abdullah Ben 'Abdul-Jabbâr Ben Yûsef al-Hadhlî al-Shâdhilî est né à Ghumara, près de Ceuta, dans le nord du Maroc en 1196/1197 au sein d'une famille paysanne d'agriculteurs. Il est mort en 1258, à Humaithra, sur la Mer Rouge. Pour son éducation, il s'est rendu à l'université Qarawiyyin de Fès, où il rencontra quelques érudits qui l'introduisirent aux sciences de la Loi Islamique.

Il voyagea dans de nombreux pays. En Irak, il rencontra un grand soufi nommé Wasiti qui lui enjoignit de retourner dans son pays où il pourra trouver Moulay Abdesalam Ben Mashish, le grand Maître qui l'initia dans la dans la voie de la mémoration d'Allah, Soubhanahou wa tâala, et de l'illumination. Quand il rencontra Moulay Abdesalam après avoir fait ses ablutions, il dit : « O Allah, j'ai été lavé de mes connaissances et de mes actions à tel point que je ne possède plus ni connaissance ni action à l'exception de ce qui me vient de ce Maître ». Le Shaykh Abu’l-Hassan Ash-Shadhili voyagea depuis le Maroc vers l'Espagne pour finalement s'établir à Alexandrie.

Plus tard, dans la vie, quand on lui demandait qui était son Maître spirituel, il avait l'habitude de répondre : « J'étais le proche disciple de Moulay Abdeslam ibn Mashish, mais maintenant, je ne suis plus le proche disciple d'aucun Maître humain ». Le Shaykh Abu’l-Abbas al-Mursi (m. 1288),qui succéda au Shaykh Ash-Shadhili en tant que nouveau Maître spirituel de l'Ordre, a été questionné quant à la connaissance de son Maitre spirituel, ce à quoi il répondit : « Il m'a donné quarante sciences. Il était un océan sans rivage ».

Le Shaykh ash-Shadhili avait des centaines de proches disciples entre Alexandrie et Le Caire, non seulement dans le commun des gens mais également dans les classes dirigeantes. Il apprit à ses proches disciples à mener une vie de contemplation et de mémoration d'Allah, Soubhanahou wa tâala, tout en accomplissant leurs activités quotidiennes. Il n'aimait pas initier les aspirants disciples à moins que cette personne ne posséda déjà une activité professionnelle. Sa remontrance envers ses proches disciples était d'appliquer les enseignements de l'Islam dans leur vie de tous les jours et de transformer leur existence.

 

Shaykh Abu’l-Hassan Ash-Shadhili mourut dans le sud de l'Égypte près de la Mer Rouge tandis qu'il était en chemin pour son pèlerinage à La Mecque en 1258. Son tombeau, qui semble n'être nulle part, au milieu du désert, demeure jusqu'à aujourd'hui et est hautement vénéré. Près de son tombeau se trouvent deux puits, l'un contenant une eau amère, l'autre contenant une eau douce. Il était un isthme entre deux mers, la mer de la Loi exotérique et la mer de la Réalité intérieure. Le nom de l'ordre Shadhili dérive du sien.

Traduit par Al Fuqaraa l'Equipe des forums des fuqara.

Ce qui a été rapporté de L’Imâm Abû Al-Hassan

Il dit au sujet du soufisme: "Le soufisme est un entraînement spirituel pour adorer Dieu comme il se doit et pour se soumettre à la Loi divine".
Un homme vint voir le Cheikh al -Shadili pour se plaindre des très nombreux péchés d'un de ses voisins. Le Cheikh lui dit : " Tu es à l'évidence quelqu'un qui n'aime pas voir le péché sur terre. N'est-ce pas ? Eh bien, sache que celui qui ne supporte pas de voir les hommes commettre des fautes n'accepte pas non plus de voir s'exercer la miséricorde d'Allah, et il ne supportera pas l'intercession du Prophète le jour du jugement dernier."

Me trouvant un jour dans une grotte, dit le cheikh Abu l’-Hassan al-Shadili, je m’adressai ainsi à Dieu :
- Mon Dieu, quand serai-je un serviteur plein de gratitude à Ton égard (‘abd shakur) ?
- Lorsque que tu considéreras que tu es le seul à jouir des bienfaits divins, me fut-il répondu.
- Mon Dieu, dis-je, comment pourrai-je me percevoir comme le seul être auquel Tu prodigues Tes bienfaits, alors que les ont reçus auparavant les prophètes, les savants en matière religieuse ainsi que les rois ?
J’eus cette réponse :
- Sans les prophètes, tu n’aurais pas eu de modèle spirituel; sans les savants, tu n’aurais par pu rendre ta vie conforme à la Loi divine; sans les rois, tu ne serais pas en sécurité. Tous ces êtres constituent donc mon bienfait pour toi

Quand tu invoques Dieu, que ton souci ne soit pas de voir ta requête exaucée, mais seulement de t'adresser à ton Maître

Une nuit je vis en rêve le Prophète (ssp). Il me dit : "O Ali, purifie ton habit de ses impuretés et tu obtiendras le soutien divin à chacun des tes souffles." Je lui dis : "Quel est cet habit, O envoyé de Dieu ? Dieu, me répondit-il, t'a revêtu des parures de la foi, de la connaissance, de l'amour et de la reconnaissance de l'unicité divine. C'est alors que je compris le sens du verset : "Et tes habits, purifie les" (Coran 74, 4).

l’oeil du coeur est comme l’oeil : la moindre poussière qui tombe dedans l’empêche de voir, même si elle ne le rend pas aveugle. Il y a un péril dans ce qui brouille la vue et rend les pensées troubles. Les désirer enlève tout le bien, et agir en fonction d’elles retire à la personne une partie de son islam et lui fait arriver à l’opposé. Quand cela atteint un point où on attaque la communauté, où on devient continuellement injuste afin de préserver son rang et sa position et où l’amour de ce monde l’emporte sur l’amour de l’Autre Monde, l’islam quitte complètement la personne. Ne sois pas leurré par ce que tu vois autour de toi : il n’y a de véritable esprit que dans un islam consistant à aimer Dieu et Ses serviteurs.

Abul Hassan al-Shadili nous a laissé cette recommandation :

« Il est quatre qualités que doit présenter tout disciple, qui vaque aux affaires de ce monde ; s’il en est dépourvu, inutile de se donner la peine avec lui, combien même se serait l’homme le plus instruit de la terre : qu’il évite la compagnie des tyrans, qu’il préfère les gens pieux, qu’il secoure les miséreux, et enfin , qu’il s’astreigne à prier les cinq prières quotidiennes en commun.»

Le fait de voir Dieu par l’oeil de la foi et de la certitude nous a libéré de tout recours à la pensée discursive.

 

Aperçu sur la biographie d’Abou El Hassen Echchedhli par Pr. MESTAOUI Mohamed Salaheddine

Abou El Hassen Echchedhly est né en l’an 593H à Ghoumara non loin de SEBTA au Maroc. Il y appris le saint Coran, et s’est employé merveilleusement à sa psalmodie. Il était le disciple de plusieurs cheïks de sa ville natale, auprès de qui il a appris avec succès plusieurs disciplines telles que la grammaire, la conjugaison, l’explication du Coran ainsi que les sciences ayant trait aux hadiths et à la foi. Puis il s’est rendu dans plusieurs pays du Machrek et du Maghreb dont la Tunisie (il s’est déplacé à Zerouila au Maroc puis à Tunis), à la recherche de Maitre et de guide spirituel sur la voie de Dieu s’épargnant ainsi les accrocs et les malversations.

Pendant son long périple il a rencontré plusieurs hommes de sciences et serveurs de Dieu, dont nous citons Abou Saïd El Béji (que Dieu le bénisse) à Tunis ; il est arrivé jusqu’à Bagdad mais le destin a voulu qu’il ne rencontre son maitre qu’au Maghreb, à savoir Abou Mohamed Abdesslem Ibn Mechich (que Dieu le bénisse) qui lui a éclairé et tracé la voie à suivre ; Dans son parcours, on lui reconnait un séjour à Tunis, couronné de succès et de victoire sur le chemin de Dieu ; En effet foule de gens s’est précipitée à sa rencontre pour apprendre chez lui, au point d’attirer l’attention de ses détracteurs qui procèdent à toutes les manipulations et machineries pour le démolir et ternir son image auprès du Sultan.

A la tête de ces manipulateurs, il y a le cadhi Abou El Kacem Ibnou El Barraâ Mais Dieu a voulu que Abou El Hassen Echchedhly sort saint et Sauf et l’a entouré de toute sa protection en raison de sa sincérité et de son dévouement pour la cause de Dieu. Malgré toutes les exactions, beaucoup de gens (garçons et filles) de Tunis ont profité de ses connaissances et parmi eux particulièrement ses amis connus sous le nom du groupe des quarante. Ensuite et sur instructions de son Maitre Ibnou Mechich, il quitta la Tunisie pour l’Egypte où il séjourna jusqu’à la fin de ses jours.

Là encore, il a connu beaucoup de succès malgré les machinations exportées jusqu’en Egypte par Ibnou El Barraâ, et l’on explique cela encore une fois par son appartenance au cercle des saints serveurs de Dieu, auxquels Il apporte soutien, appui et victoire là où ils s’installent, et c’est bien le cas d’Abou El Hassen qui s’est consacré entièrement au service de son créateur, qui lui a accordé en rétribution la faveur de connaitre des adeptes qui s’inspirent de sa conduite et de ses lumières. En effet ses enseignements vont directement aux cœurs pour s’y loger en raison de la justesse de ses vues et du lien qu’il a avec son Dieu ; ses propos sont sur toutes les langues et ont tous pour but de mémoriser le créateur de ce monde. Ses disciples en font un refrain qui revient périodement et régulièrement. C’est même devenu une tradition qui s’est installée chez les Tunisois durant leur histoire et que les générations héritent les unes après les autres à savoir les chants liturgiques et les offices de sidi Belhassen Echchedhly sont récités par cœur ; nous en citons particulièrement le chant de la mer recommandé par Abou El Hassen alors qu’il était sur son lit de mort à Hmithra situé dans le désert conduisant à Idhab sur la Mer rouge, lors de son voyage pour le pèlerinage de la Mecque en l’an 650H.

Chants liturgiques et offices de l’Imam Echchedhly : Un côté merveilleux, éloquence et beauté

Le récital de la Mer au coté de bien d’autres récitals d’Abou El Hassen (beni soit-il) sont dits actuellement la veille du Samedi et le jour du Samedi à la grotte. Ils embaument également le mausolée à l’occasion des visites saisonnières, au cours de l’année et sont dits également en guise de prières à l’occasion du cérémonial de clôture de la récitation du livre saint « le Coran », lors de fêtes de famille à l’intérieur de nos foyers, et ce en raison du gros impact que laissent ces offices en nous : humilité et communion avec Allah pour celui qui récite ou écoute. Dieu n’accorde-t il pas ses faveurs à qui il veut ?

Et si certains, offices d’Abou El Hassen Echchedhly ont rencontré tout l’intérêt qu’ils méritent, beaucoup d’autres sont en réserve dans les bibliothèques publiques ou privées.

Certains savants se sont penchés sur les offices d’Abou El Hassen Echchedhly pour en expliquer le contenu et chercher leurs origines et le contexte dans lequel ils ont été dits, mettant en évidence leur coté merveilleux, la beauté des textes, le coté précieux des perles mises à l’évidence par Abou El Hassen que Dieu le bénisse c’est un véritable trésor qu’il revient aux chercheurs s’intéressant aux offices Echchedhly, d’explorer et de mettre à contribution pour éclairer la voie pour beaucoup de gens ; de même qu’ils rendront à Abou El Hassen Echchedhly, la place qu’il mérite, pour son savoir très large, qui est resté et le restera encore pour longtemps une source où viendront trancher leur soif beaucoup de gens qui sont à la recherche d’un telle nourriture spirituelle laquelle contribue à renforcer chez eux le sentiment de piété et d’humilité, ainsi que la quiétude dans les esprits et dans le cœur ce qui est de nature à attirer la bénédiction de Dieu qui assure leur bonheur dans ce monde et dans l’au delà.

Les compagnons d’Abou El Hassen : les quarante et leurs disciples

Il est de notre devoir, voire une dette à rendre à Abou El Hassen Echchedhly que Dieu le bénisse, de rappeler à nos chers lecteurs des spécimens d’une matière très dense aux paroles qui illuminent les esprits et qui ont un lien très étroit avec le divin. Ces paroles sont le meilleur, identifiant d’Abou el Hassen Echchedhly ; elles incitent à un attachement et un amour pour sa personne ; elles constituent sans aucun doute la meilleure façon d’appeler à le suivre et aller sur ses traces, et à adopter sa conduite et sa tarika qui sont de nature à obtenir l’agrément de Dieu.

Cette Tarika a pour fondement la sincérité dans la soumission à Dieu-gloire et pureté à lui- et l’attachement profond au livre du Saint Coran et à la Sunna (les traditions du Prophète BSL*). Ce sont là, les deux vecteurs directeurs de son action dans l’éducation de ses adeptes et de ses élèves ou de ses compagnons « les quarante » parmi lesquels on cite Abou Alaâzaïm Madhi Ibn Sultan El Masrouki, Abdel Mougith Ettanji, Abou Abdallah Mohamed Ghimari, Abou Abdallah Jabbés, Abou Abdallah Mohamed chérif, Abou El Hassen El Gorjani et Abou El Hassen El Hattab et bien d’autres jusqu’à quarante, dont les noms ont été cités nominativement et les qualités recensées, et Dieu invoqué au nom de leurs vertus dans le poème de feu Mohamed El Ouerghi.

Il y a ceux qui ont hérité de lui pendant sa vieillesse, sa Tarika ; on en cite Abou el Abbas El Morsi -que Dieu le bénisse- et sidi Ibn Atallah Skandari l’auteur des citations de sagesses très célèbres, qui sont d’une éloquence juste derrière celle des paroles de Dieu et celles du Prophète (BSL).

Et il y a ceux qui ont suivi sa trace à travers les temps partout dans les pays musulmans ou en dehors où les récitals et les offices d’Abou El Hassen Echchedhly sont parvenus et pour lesquels sont organisées des cérémonies religieuses où la piété et l’humilité sont de mise.

Selon la Tarika d’Abou El Hassen : il n’est point d’ascèse dans la vie

Loin de toute forme de prêtrise et de privation, laissant tomber les initiatives et les actions préparatoires conduisant à la réalisation de la chose requise (caractéristique collant à l’ascétisme anciennement et actuellement) Abou El Hassen, a donné une définition singulière de l’ascétisme à savoir :

être ascète n’est pas être prêtre, ou se priver de tout pour se nourrir d’orge et de son, mais bien de s’armer de patience devant les ordres et d’avoir la certitude dans sa conduite et il a ajouté :

ne sois pas outrancier dans l’abandon de cette vie, car tu risques d’être recouvert de son obscurité, et tes muscles affaiblis, tu retourneras alors pour l’embrasser par l’intention, la volonté ou la pratique.

ô mon enfant, fais refroidir l’eau, car si tu bois de l’eau chaude et que tu adresses des louanges à Dieu, tu le feras malgré toi alors que si tu bois de l’eau fraîche et que tu lances des louanges à l’adresse de Dieu, chaque organe dans ton corps réagit en symbiose avec tes louanges.

prenez de la peine (en travaillant et en demandant votre subsistance) et que votre chapelet soit votre vaisseau ou bien que le mouvement des doigts pendant les travaux de couture, soit votre chapelet.

Il est clair que ces positions d’Abou El Hassen Chedhly restent des positions réalistes et en parfait accord avec les enseignements de l’Islam, à travers les livres du Saint Coran et de la Sunna El Mohammadia. On ne relève pas de contradiction entre la rémission à Dieu et le fait d’entreprendre. De même que, vivre dans la précarité sous prétexte d’obtenir l’agrément de Dieu, cela n’est, en rien de l’Islam.

Ainsi que nous l’avons souligné il y a une concordance parfaite entre les propos d’Abou El Hassen Echchedhly et les enseignements coraniques qui veulent que le Moslem soit en position forte (le croyant en possession de ses moyens est bien meilleur que le croyant qui en est démuni), que sa main soit en position supérieure, que l’impact des faveurs de Dieu soit visible sur son visage, qu’il porte ses parures, qu’il n’interdise pas ce qui est permis par Dieu ; bref qu’il réunisse parmi ses actions, celles ayant un but dans ce bas monde, et celles visant l’Ultime Demeure, le tout accompli avec sincérité et honnêteté, dans la crainte de Dieu et dans l’attente de sa rétribution et d’un salaire de sa part -gloire et pureté à lui- Tout cela n’est possible pour le Moslem que s’il demeure en lutte permanente contre les mauvaises incitations (parce que l’âme nous incite toujours au mal) et en lutte contre Satan le maudit.

En effet la Tarika d’Abou El Hassen Echchedhly ne s’écarte pas d’un pouce par rapport à cette voie toute de rectitude.

Combattivité et sincérité sont les fondements de la Tarika Echchedhlia

Les paroles d’Abou El Hassen montrent combien il observe les limites imposées par Dieu et combien il est sincère dans ses intentions.

les miracles ne sont pas accordés à ceux qui les demandent ou à ceux qui les content à eux mêmes.

Ne te consacre pas à un savoir, à une besogne ou à une assistance, mais sois avec Dieu et pour lui.

Celui qui débarque dans ce monde avant que ne s’apaise le feu de son espèce humaine, ne bénéficiera pas de la protection de Dieu. Gardez-vous de ce mal rongeur, car sont nombreux qui ont péri de cette manière.

Nul ne peut prétendre à la rencontre de Dieu, s’il reste en lui un seul de ses désirs et vouloirs.

Ne partage pas de choix avec Dieu, et choisis de ne pas choisir ; fuis tes choix, fuis tes fuites, et fuis de toute chose puis cherche à fuir vers Dieu parce que c’est Dieu qui veut et qui choisit.

Certes, il est difficile de dissocier entre les paroles d’Abou El Hassen Echchedhly (que Dieu le bénisse), parce qu’elles sont entrelacées entre elles et elles concourent toutes pour exprimer une position claire dans la vie, dans la relation de l’être humain avec son créateur et avec ses semblables, faisant de la sincérité et de l’observation des limites fixées par Dieu les vecteurs directeurs de toute action.

Cette position ne peut qu’aboutir à de telles paroles toutes de lumière, d’une expression facile et chargée en contenu, dénotant d’une certaine éloquence et d’un impact très fort sur les âmes. C’est par Dieu, qu’est atteint le Sommum du succès dont Dieu -gloire à lui- fait une distribution pour ses serviteurs les plus fidèles, et à leur tête l’Imam Echchedhly.

La mémorisation de Dieu, pilier de la Tarika Echchédhlia

Pour être en relation permanente avec son créateur, Abou El Hassen Echchedhly laisse comme consigne de multiplier les moments de mémorisation de Dieu et d’éviter les moments d’étourderie qui conduisent à la perte. Il dit à ce propos :

si tu désires que ton cœur ne se couvre pas d’oxyde, que tu ne sois pas la proie des soucis et inquiétudes, qu’il ne colle pas à toi un acte transgresif, multiplie les œuvres pies qui demeurent à jamais.

si les tentations de malfaisance se font nombreuses, tourne-toi le cœur vers ton Imam. S’il n’y est pas tourne-toi vers Dieu.

si ta langue a des difficultés à mémoriser, cela ne peut être imputé qu’au nombre grandissant des transgressions ou bien à une corruption que tu cherches à cacher, retourne vers Dieu et repentis-toi, il te mettra sur la bonne voie.

si le Moslem vient à oublier une mémorisation, le diable devient son compagnon parce qu’il guette tous ceux qui se tournent vers Dieu le Très Haut il se tient face à leur cœur, si l’étourderie y rentre Satan rentre avec, et si y rentre la mémorisation Satan le quitte. Et si le diable corrompt le cœur en y rentrant une fois par jour, qu’en serait il s’il pondait et donnait des petits.

Abou el Hassen met en garde contre l’attachement à la vie dans ce bas-monde, au point de l’adoration :

Abou el Hassen met en garde contre l’attachement et l’adoration de la vie dans ce bas monde, l’homme oublie qu’elle s’achemine vers l’extinction, il s’y installe pour lui accorder tout son intérêt ; en retour elle s’installe dans son cœur. A ce propos Abou El Hassen dit :

dès lors qu’on évoque la vie et les faveurs dont Dieu a gratifié ses hommes, on pense à l’argent, à la nourriture à la parole et au sommeil ; s’agissant de l’argent il incite à la rebellion et à l’iniquité, quant à la nourriture elle fait durcir les âmes, tandis que la parole elle vous occupe vainement et le sommeil incite à l’oubli et à l’étourderie.

Tous ceux qui ont manifesté un amour pour la vie dans ce bas monde, se sont attirés les foudres d’Allah de la taille de cet amour, peu ou beaucoup.

De notre point de vue, il n’est point de transgression plus importante que l’amour pour la vie dans ce bas monde et sa préférence à l’Ultime Demeure.

quatre choses qui ne se laissent pas influencer par un savoir ou quelque œuvre que ce soit, à savoir l’amour pour la vie dans ce bas monde, l’oublie de l’ultime Demeure, la peur des gens et la peur de la pauvreté.

le meilleur signe de l’amour de Dieu-gloire à lui- pour toi réside dans le dédain que tu manifestes pour la vie dans ce bas monde, ainsi que pour ses adorateurs le tout bien sûr en concordance avec les ordres de Dieu.

En résumé, Abou el Hassen lorsqu’il évoque l’amour pour la vie dans ce bas-monde et son adoration et met en garde contre ce mal, il vise ce qui attend l’intéressé comme destin. Ainsi la vie constitue une fin en soi, elle accapare ses intérêts et le point final de son savoir et là c’est sa pure perte.

 

 
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